Critique de concert Eiffel

Le groupe bordelais était attendu de pied ferme pour son passage au Poste à Galène ce vendredi soir, la salle affichant complet. Nous réussissons tant bien que mal à nous placer de manière à apercevoir la scène. Nous sommes d’ores et déjà prévenus : il s’agit d’une mini tournée d’échauffement, le prochain album n’étant pas encore mixé et sortant en septembre prochain. Une rencontre avec le groupe est prévue à l’issue du concert.
Les musiciens font leur entrée sur scène à 21h40 et sont 5. Aux 4 de la tournée précédente, vient donc s’ajouter un clavier. Ce membre supplémentaire et le choix des morceaux du futur 5e album studio changent drastiquement le son Eiffel auquel nous sommes habitués. Le premier titre est presque pop et le travail des chœurs ainsi que de la mélodie est plutôt réussi. La voix de Romain est également nettement plus posée, chantée qu’à l’accoutumée. Place de mon cœur le 1er single de l’album déjà en écoute sur le site du groupe, est plaisant avec ses samples et un son toujours rock. Cependant, à l’exception du trop court Frères ennemis qui claque, on a l’impression d’assister à la naissance d’un nouveau Eiffel. On sent que le groupe se cherche et il ne s’en cache d’ailleurs pas. C’est assez déstabilisant. Un spectateur hurle même "On commence à s’emmerder" auquel Romain répond "T’as pas fini de t’emmerder".
J’apprécie surtout Milliardaire doté de magnifiques paroles et d’une ambiance orientale particulièrement réussie. Sur les autres morceaux cependant, je suis assez partagé. A ajouter des couches, des samples, des arrangements chiadés, on peine à trouver des mélodies marquantes. Certes la montée de Chanson trouée est efficace et la fin endiablée, mais avant d’en arriver là, on s’ennuie quelque peu.
Lorsqu’ Il pleut des cordes est entamé, le décalage entre l’ancien et le nouvel Eiffel crève les tympans. On tape du pied et on secoue la tête tout le morceau durant, sans aucun temps mort. C’est efficace et ça fait plaisir. Sur les morceaux suivants, le groupe montre de plus qu’il ne manque pas de ressources, les réarrangements étant particulièrement réussis. La version electro de Qu’ai je donc à donner est très agréable, les samples faisant parfois penser aux nappes d’Unkle bien trouvés. L’intro lancinante et le solo de guitare à tomber de par l’ambiance qu’il imprègne de Sous ton aile rendent le titre excellent. Romain s’amuse enfin avec le public en prenant son bain de foule habituel sur Hype et en montant, descendant et remontant la tension sur le final d’A tout moment la rue. Le génialissime et très Stoogiesque Sombre me fait encore décrocher le cou : les chœurs sont bien agréables sur le refrain et Nicolas Bonnière nous gratifie encore une fois d’un solo magique avec un son tranchant au possible. Pour ne rien gâcher, Nicolas Courret sort même la double pédale sur le final. Bien évidemment, comme à son habitude, Estelle manie la basse à merveille. Elle effectue même les chœurs à plusieurs reprises, accompagnée du joueur de clavier, ce qui enrichit les morceaux.
Après environ 1H10 de set, le groupe quitte la scène et les titres déjà mixés sont diffusés dans la salle. Mes sentiments ne changent pas : c’est très différent de ce que le groupe a fait auparavant et sur certains morceaux, ça manque de quelque chose. L’attente se fait de plus longue, après 50 minutes, nous décidons de sortir, Romain n’étant pas revenu. Il discute en fait avec quelques spectateurs devant la sortie et nous nous joignons donc à eux. Mauvais timing : 3 minutes plus tard, le chanteur est sommé de rentrer pour échanger avec son public qui l’attend. Toute sortie étant définitive, nous nous retrouvons donc bêtement à l’extérieur alors que le groupe est rentré. Notre soirée s’arrêtera là.
Sur le chemin du retour, nous échangeons nos avis sur ce concert. La soirée a véritablement été divisée en 2 parties bien distinctes. La première nous a laissés songeurs, partagés sur ce qui nous a été donné d’entendre. La seconde s’est soldée par la satisfaction d’avoir pu entendre certains de nos morceaux fétiches dans des versions très intéressantes. L’ensemble a pourtant été bien trop court. Certes la formation nous avait prévenus, mais se pose tout de même la question du pourquoi du comment.
Nous sommes ravis que le groupe teste ses morceaux et arrangements en exclusivité, mais dans le même temps, le concert est quasi réduit de moitié dans sa durée pour un prix identique à un concert "normal"…
Nous en saurons bientôt plus sur le virage que sembleraient prendre les bordelais, Foule monstre sortant en septembre. Nous aurons en effet eu le temps de l’écouter à loisir et le groupe de peaufiner ses arrangements live, avant sa prochaine venue à Marseille fin novembre...
Setlist :
Le même train
Libre
Place de mon cœur
Milliardaire
Chanson trouée
Frères ennemis
Il pleut des cordes
Qu’ai je donc à donner
Sous ton aile
Foule monstre
A tout moment la rue
Sombre
Hype
Les musiciens font leur entrée sur scène à 21h40 et sont 5. Aux 4 de la tournée précédente, vient donc s’ajouter un clavier. Ce membre supplémentaire et le choix des morceaux du futur 5e album studio changent drastiquement le son Eiffel auquel nous sommes habitués. Le premier titre est presque pop et le travail des chœurs ainsi que de la mélodie est plutôt réussi. La voix de Romain est également nettement plus posée, chantée qu’à l’accoutumée. Place de mon cœur le 1er single de l’album déjà en écoute sur le site du groupe, est plaisant avec ses samples et un son toujours rock. Cependant, à l’exception du trop court Frères ennemis qui claque, on a l’impression d’assister à la naissance d’un nouveau Eiffel. On sent que le groupe se cherche et il ne s’en cache d’ailleurs pas. C’est assez déstabilisant. Un spectateur hurle même "On commence à s’emmerder" auquel Romain répond "T’as pas fini de t’emmerder".
J’apprécie surtout Milliardaire doté de magnifiques paroles et d’une ambiance orientale particulièrement réussie. Sur les autres morceaux cependant, je suis assez partagé. A ajouter des couches, des samples, des arrangements chiadés, on peine à trouver des mélodies marquantes. Certes la montée de Chanson trouée est efficace et la fin endiablée, mais avant d’en arriver là, on s’ennuie quelque peu.
Lorsqu’ Il pleut des cordes est entamé, le décalage entre l’ancien et le nouvel Eiffel crève les tympans. On tape du pied et on secoue la tête tout le morceau durant, sans aucun temps mort. C’est efficace et ça fait plaisir. Sur les morceaux suivants, le groupe montre de plus qu’il ne manque pas de ressources, les réarrangements étant particulièrement réussis. La version electro de Qu’ai je donc à donner est très agréable, les samples faisant parfois penser aux nappes d’Unkle bien trouvés. L’intro lancinante et le solo de guitare à tomber de par l’ambiance qu’il imprègne de Sous ton aile rendent le titre excellent. Romain s’amuse enfin avec le public en prenant son bain de foule habituel sur Hype et en montant, descendant et remontant la tension sur le final d’A tout moment la rue. Le génialissime et très Stoogiesque Sombre me fait encore décrocher le cou : les chœurs sont bien agréables sur le refrain et Nicolas Bonnière nous gratifie encore une fois d’un solo magique avec un son tranchant au possible. Pour ne rien gâcher, Nicolas Courret sort même la double pédale sur le final. Bien évidemment, comme à son habitude, Estelle manie la basse à merveille. Elle effectue même les chœurs à plusieurs reprises, accompagnée du joueur de clavier, ce qui enrichit les morceaux.
Après environ 1H10 de set, le groupe quitte la scène et les titres déjà mixés sont diffusés dans la salle. Mes sentiments ne changent pas : c’est très différent de ce que le groupe a fait auparavant et sur certains morceaux, ça manque de quelque chose. L’attente se fait de plus longue, après 50 minutes, nous décidons de sortir, Romain n’étant pas revenu. Il discute en fait avec quelques spectateurs devant la sortie et nous nous joignons donc à eux. Mauvais timing : 3 minutes plus tard, le chanteur est sommé de rentrer pour échanger avec son public qui l’attend. Toute sortie étant définitive, nous nous retrouvons donc bêtement à l’extérieur alors que le groupe est rentré. Notre soirée s’arrêtera là.
Sur le chemin du retour, nous échangeons nos avis sur ce concert. La soirée a véritablement été divisée en 2 parties bien distinctes. La première nous a laissés songeurs, partagés sur ce qui nous a été donné d’entendre. La seconde s’est soldée par la satisfaction d’avoir pu entendre certains de nos morceaux fétiches dans des versions très intéressantes. L’ensemble a pourtant été bien trop court. Certes la formation nous avait prévenus, mais se pose tout de même la question du pourquoi du comment.
Nous sommes ravis que le groupe teste ses morceaux et arrangements en exclusivité, mais dans le même temps, le concert est quasi réduit de moitié dans sa durée pour un prix identique à un concert "normal"…
Nous en saurons bientôt plus sur le virage que sembleraient prendre les bordelais, Foule monstre sortant en septembre. Nous aurons en effet eu le temps de l’écouter à loisir et le groupe de peaufiner ses arrangements live, avant sa prochaine venue à Marseille fin novembre...
Setlist :
Le même train
Libre
Place de mon cœur
Milliardaire
Chanson trouée
Frères ennemis
Il pleut des cordes
Qu’ai je donc à donner
Sous ton aile
Foule monstre
A tout moment la rue
Sombre
Hype
Signature : cabaskle 15/05/2012
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Photographe : flag
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