Critique de concert Elektrolux+The Cowbones


Sur le programme, c'était écrit Elektrolux, Garage Rock, Marseille, et Sons Of Mabuse, Rock, Manosque. Et oui, sans plus de précisions. En fait, j'avais déjà eu le bonheur de voir Elektrolux, mais jamais ces fils de Mabuse, qui doivent faire dans l'horror rock, trip assez répandu outre-Atlantique.
La semaine a été difficile, pensez, la rentrée, quoi. Comme si il y avait eu une sortie, d'abord!
Ce soir, c'est un peu, donc, le véritable concert de Rentrée. On peut s'attendre à voir débarquer le fan club des Sons Of Mabuse, les funny jeunes gens de Marseille.

Et paf! au final, pas de Sons Of Mabuse, mais un groupe qui s'appelle Cowbones. Et qui vient de la Drome. On verra bien!
Comme d'habitude, la salle se remplit et bla bla bla...passons.
Moyenne assez basse pour un samedi. Mais je peux voir pas mal de figures connues, des habitués des concerts garage, surtout. On a le temps, avant que ça commence, de se descendre quelques bières au comptoir et d'échanger quelques petits potins.

A ma grande surprise, c'est Elektrolux qui commence? Alors, je ne connais pas vraiment les titres des chansons, mais au bout du troisième morceau, je me sens très liée au tellurique, comme si jusqu'à l'air qui serait rempli d'énergie. Les pieds enracinés dans le rythme. Ca remue un peu, aussi, dans les rangs du public. Je ne sais pourquoi, mais le son me semble plus hard que d'ordinaire.

Serait ce que tous les groupes de garage de Marseille vont venir faire des incursions dans le heavy, ou bien? fin août, déjà, en assistant au dernier concert (marseillais) de Johnny Division - vous les avez ratés? tant pis pour vous!- c'est un peu la réflexion que je me suis faite. Est ce dû à un changement de matos, est ce dans l'air du temps, le Métal fait il un grand retour dans le rock? tant mieux tant mieux! en tout cas, le trio en noir, ce soir, semble prêt à...

C'est très proche de Sixteen horsepower mais qui auraient copulés avec Motörhead, ou The Cult, par exemple. Il y a toujours ce côté un peu sombre, chez Elektrolux, depuis les débuts, tout en gardant le côté High energy rock n roll. High Energy, et de plus en plus, on dirait. Ce soir, c'est à fond. Quelques titres assez longs en début de set, puis ça s'accélère, et tout s'enchaîne à la vitesse du son. Excellent et enivrant.

Fade to Grey, une reprise de Visage, un groupe new wave des années 80 met carrément le feu et réveille même ceux qui étaient restés plus ou moins impassibles (Etrange, cette propension du public de se rallier toujours, de quelque bord qu'il soit, à ce qui porte l'étendard de la ringardise et/ou du standard). En rappel on aura droit à une reprise de Motörhead (je crois?) à la manière Eleckrolux, quand même.
Retour auprès du bar pendant que les suivants suivent et s'installent. Quand je tourne la tête, je vois des mecs avec des cagoules décorées de gaffeur métallisé. Sommes nous en train d'assister à une prise d'otages? y aura t'il un combat de catch? ouais, à part qu'eux aussi sont en noir et plus ou moins costardisés en plus, ils ont ces espèces de masques qui font penser, mais en gris et noir, sombres, à des masques de Lucha Libre, comme en portent les groupes de surf punk.

D'ailleurs, ça commence. Je m'approche, évidemment. Ils m'ont l'air bien barrés, les agités! Effectivement, il y a un côté surf punk, là dedans, mais il faut bien fouiller! en tout cas, c'est carré, implacable, distordu et puissant. Ils sont quatre deux guitares, énormes les guitares, verte et blanche, mais énormes, un chanteur, un synthé, et un batteur qui a simplifié sa batterie pour en extraire l'indispensable. Mais quel son! ENORME
En fait, c'est la super fusion entre le surf et le Big Beat, entre Suicide, les Beasty Boys, et du Hardcore de teuf techno, presque, qui se croise avec de la new, new new wave du 21eme siècle. Les Beasty Boys, c'est surtout pour la véhémence, même si il n'y a qu'un chanteur (il en vaut bien deux!). C'est tout de même bien hardcore. Immédiatement, je me retrouve propulsée dans les étoiles, en plein trip cosmique! wahoo! c'est le genre de musique, on aimerait bien, quand c'est parti, que ça ne s'arrête JAMAIS! mais, bon, on est pas en free party, et les meilleures choses ont une fin.
Après ça, on s'attarde un peu au comptoir, on prends des nouvelles, on redescend tranquillement. Finalement, on y a pas perdu, au changement d'affiche, même si il n'y a pas eu d'affluence de jeunes gens en fleur, tant pis pour eux ça aurait sans doute élargi leurs horizons, mais quelle belle claque!
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Signature : missjwl333le 13/09/2010
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Photographe : pirlouiiiit
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