Accueil Chronique de concert Elephant + Tom McRae
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Chronique de Concert

Elephant + Tom McRae

Elephant + Tom McRae en concert

Café Julien - Marseille 8 octobre 2012

Critique écrite le par



Soirée acoustique en ce début de semaine pour la venue de Tom McRae. Lorsque nous arrivons, Elephant s'apprête à entamer le dernier morceau de son concert. Le duo français entonne un titre entraînant aux paroles légères mais pas neuneus. Le guitariste tape du pied sur une valise en guise de percussion et sa consœur dans les mains. L'harmonie des deux voix est réussie et le public répond présent en accompagnant le groupe pour le final. A revoir donc sur un concert entier.





Nous nous plaçons ensuite près de l'escalier pour suivre la prestation de l'anglais. L' "espace de concert" est en effet réduit et la petite centaine de personnes présente ne pouvant pas pu suivre le concert dans des conditions optimales. On a certes l'impression de bénéficier d'une performance comme à la maison, sauf qu'à la maison, quand on écoute de la musique, il n'y a pas de bruits parasites. Les discussions au bar, le bruit de la monnaie, la ventilation (il faisait très chaud c'est un fait) et les interférences téléphoniques couvriront parfois partiellement la musique et c'est bien dommage. Bref, le cadre est franchement limite au vu du prix, sans compter les toilettes toujours aussi pathétiques pour une salle de cette importance. Je veux bien que la foule ne se presse pas et que l'Espace Julien soit trop grand, mais le Café est quant à lui inadapté pour un concert d'un artiste de cet acabit.



Le cadre est d'autant plus dérangeant que la prestation était de très haute volée. Tel un cowboy avec ses santiags marrons et son petit gilet, Tom McRae fredonne ses 2 premiers titres issus de From the lowlands, son nouvel album autoproduit. La voix est parfaite, le rythme lent à souhait et on se croirait dans un saloon américain. Certaines intonations aiguës me font penser à Paul Simon. On est immédiatement happé dans son univers countrysant. Les morceaux plus anciens sont ensuite enchaînés avec une facilité déconcertante. Il faut en effet préciser que c'est la première tournée en solitaire que le chanteur anglais effectue. Outre ses talents musicaux incontestables, c'est sa facilité à faire vivre sa musique seul qui impressionne. Armé d'une guitare et d'un sampler utilisé intelligemment pour superposer des couches de voix, il nous emmène très très loin.



Il fait également appel au public pour l'accompagner sur plusieurs chansons avec un effet bœuf systématique. La valse I won't lie est ainsi particulièrement réussie, de même que Dose me up où il arrive à faire reprendre le refrain complet par l'ensemble des spectateurs, prouesse assez rare dans la langue de Shakespeare. Son premier album éponyme sera très représenté et le passage au piano pour 2nd law particulièrement réussi, de même que You cut her hair qui s'avère juste magnifique. Armé de son ukulélé, il entonnera I still love you dont le refrain sera chanté dans pas moins de 6 langues. L'entrain imprimé au public est d'autant plus impressionnant que le cadre est réduit. Bien des artistes opérant dans d'immenses espaces aimeraient disposer de ne serait ce qu'un quart de sa capacité à jouer avec le public.



Le bonhomme se fait de plus un malin plaisir à lui parler, la plupart du temps en français, n'hésitant pas à le chambrer quand il est trop statique. Il ne manque d'ailleurs pas d'auto-dérision, préférant rire de sa situation que de s'en plaindre. Sans maison de disque et en équipe super réduite, il arpente les petites salles. Parlant de la grande salle de l'autre côté de la porte, il lâche un "L'année prochaine, toujours l'année prochaine..." qui en dit long.



Le rappel sera mémorable avec l'inévitable The boy with the bubblegum, et un titre gigantesque issu de son dernier opus. All that's gone fait en effet partie de ces morceaux qui vous extasient dès leur première écoute. Sa beauté, sa grâce même et ses paroles auxquelles l'on ne peut que s'identifier font en effet immédiatement mouche. L'interprétation est tout simplement magique : l'arpège de guitare, les notes d'harmonicas distillées et la voix habitée rendent le moment inoubliable. Un immense coup de chapeau donc à Mr Mc Rae qui malgré les conditions, a prouvé qu'il était l'un des songwriters les plus talentueux de sa génération. Espérons pour lui qu'il (re)trouvera l'audience qu'il mérite en France, ou du moins à Marseille.



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