Accueil Chronique de concert Elliott Murphy
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Chronique de Concert

Elliott Murphy

Elliott Murphy en concert

New Morning Paris 15 mars 2019

Critique écrite le par

Paris Au(x) Soixante-Dix Printemps !

Préquelle
La queue des futurs spectateurs du soir s'étire doucettement tout du long de la rue menant au fameux New Morning. La température est douce. L'ambiance est au partage, au respect de l'autre : les Gilets Jaunes et les "trucs noirs" sont encore au loin, en province, en transit. Autant en profiter au mieux.
Chemin faisant, la conversation s'engage avec un homme grisonnant ET souriant, qui se tient à mes côtés : "La dernière fois que je l'ai vu en concert, Elliott Murphy, c'était en... dans les années 2000 et quelques, à Cauville, c'était bien ! Je suis à Paris pour mon boulot et j'ai vu qu'il jouait ce soir, qu'il y avait encore des places, alors, ben comme je cherchais quelque chose à faire... voilà, quoi, je suis-là ! Je n'savais pas qu'il continuait encore, qu'il faisait des concerts, on n'en parle jamais. Il a fait "quoi", depuis tout ce temps ? Tiens, au fait, juste pour savoir, il continue à sortir des disques ?".
Je lui souri en retour, le regarde d'un air amusé, hésite un court instant à me lancer, ne sachant pas très bien si j'aurais le temps de lui répondre correctement ni s'il est réellement nécessaire de le faire, reprends ma respiration et lui lance sobrement : "vous n'avez pas idée de tout ce qu'il a fait depuis, non, en gros... non, attendez... allez directement jeter un œil sur son site officiel (www.elliottmurphy.com), plutôt, vous n'en reviendrez pas, il a pas chômé le gars... ça non !". Je ne sais pas s'il aurait réellement souhaité en savoir "plus", mais je ne me sens pas de me lancer ici, dehors, dans ces conditions, sachant que cela risque de prendre des plombes, qu'il me faudra certainement continuer une fois tous deux entrés à l'intérieur de la salle, et que, si ça se trouve, il n'en demande pas "autant" ; que le voir ce soir et savoir que "oui, il continue à sortir des disques !", lui suffit amplement.
C'est en effet un artiste en "activité", en pleine possession de ses moyens, que nous allons voir et écouter ce soir sur scène ; pas une vieille gloire qui surfe mollement sur la vague de la nostalgie ou de la "légende", en mode "ces stars des 70's qui vous ont fait rêver et/ou danser durant votre adolescence et qui reviennent près de chez-vous ce soir pour vous jouer tous ces tubes que vous avez aimez tant, vous entendez, TOUS !". Point du tout. Nope.

Au cours de ces dernières années, le tout proche septuagénaire aura sorti, Elliott Murphy (2010), Just A Story From New York (2011), It Takes A Worried Man (2013), Intime (2014), Aquashow Deconstructed (2015), Prodigal Son (2017) ; un beau roman (Marty May/2013) puis des recueils de poésie ; un DVD rétrospectif, nommé "The Second Act Of Elliott Murphy" ; une série de "relectures/nouveaux masters vinyles" d'albums devenus rares (Milwaukee, Murph The Surf, Party Girls & Broken Poets) ; sans même s'attarder sur son tout premier film (et la bande-son qui l'accompagnera), dont la sortie est désormais toute proche. Rien moins. "Ladies & Gentlemen, Elliott Murphy est bel et bien vivant !" (titre de son tout récent album Live, par ailleurs, paru en novembre dernier sur son label Murphyland Records), qu'on se le dise...

Séquelles
À l'image de ce tout début de concert, mené "piano, piano", le duo de musicos, formé d'Olivier Durand et Elliott Murphy, entre d'un pas débonnaire - en dépit d'une foule en réelle demande d'intensité - prends le temps nécessaire à tout bon accordement, et autres ajustements de micros et pieds, avant que de se lancer plus avant, pour de vrai, sans pression apparente.


Une version acoustique et ralentie du fameux Drive All Night (1977), se met dès lors à résonner céans : bien décidée à coloniser peu à peu l'attention des nombreux fans présents en les arcanes du mythique New Morning de Paname. En cette première soirée inaugurale des habituels et annuels "Birthday Shows", c'est une (idéale) mise en bouche acoustique qui nous est proposée, ceci afin de signifier à toutes et tous que le plaisir sera une nouvelle fois au centre de toute chose, au rendez-vous ; une belle version, par ailleurs, travaillée d'arpèges précis et cordes (vocales) au diapason, qui sera immédiatement suivie, en mode "lointain retour", de l'imparable Something Like Steve McQueen (extrait du non moins imparable 12, sorti en 1990).


Tout aussi incontournable, Green River se radine au parloir histoire de rappeler de facto aux "présents, fans et sympathisants", que Strings Of The Storm (2003) reste un double album d'une rare qualité que l'on se doit de réécouter et goûter sans tarder : une version apaisée, MAIS dense (pas "dance", non !) jouée au plus proche de celles souvent données autour de la sortie de "Elliott Murphy" (2011) ; un morceau qui bénéficie d'un beau solo de slide, signé "OD" (Olivier Durand) : solo amenant une véritable montée (des eaux ?) d'adrénaline, menant à un point culminant, nimbé de tension et onirisme, option noirceur des profondeurs boueuses, racines du Blues de légende vissées/vrillées au plus profond.


Dès les premiers arpèges, de sa suivante, le lieu se colore de différent, se pare de beaux atours et fines paraboles : il est temps désormais d'oublier le Brexit, les fluctuations de la Bourse, la montée des extrêmes, les querelles idéologiques, religieuses et partisanes, les Gilets Jaunes et les Noirs casseurs, la paupérisation et les laides inégalités : si les Poètes Étaient Rois, qu'en serait-il de notre monde ? Serions-nous plus heureux ? Mieux traités ? Considérés ? Remerciés, élevés, aimés ? La question mérite d'être posée, vu le perpétuel laid carnage opéré de longue par les diverses "élites" - politiques, religieuses, financières, ethniques, issues de castes ou de l'improbable droit divin - depuis l'aube de notre humanité globalement au plus mal, déchirée du "dedans", ignorée du devenir, en perpétuelle souffrance...
"Si les poètes étaient rois / la conduite du monde serait radicalement différente / mais rien ne pourrait s'y accomplir / avant la toute fin d'après-midi..." (If Poets Were Kings/1992). Une boutade de fin qui retranscris au mieux l'univers souvent teinté d'humour et d'autodérision de son auteur.


C'est LE moment que choisi le natif de Rockville Centre, New York, pour nous souhaiter la bienvenue et gloser sur sa dernière soirée à passer sur cette planète sous le sigle du fameux (et parfois polémique) "69" ; annonçant, par là même, qu'il allait pour la première fois interpréter de Live, la (très) longue Absalom, Davy & Jackie O, positionnée en clôture de l'album Prodigal Son (plus de onze minutes, rien moins !). Morceau de bravoure nécessitant exceptionnellement, vu l'absence de prompteur, de l'assistance d'un trio de fans postés aux pieds de son micro (tout le monde n'est pas Dylan, lui seul pouvant se targuer de jouer un nombre incalculable de morceaux fleuves, sans autre assistance que sa mémoire). Tandis que le morceau s'étire de tout son long (Long, Long, Long, se serait exclamé, feu George Harrison) et que le trio en question présente au fur et à mesure les diverses parties du texte aux yeux de son auteur (2763 pages environ, disséminées sur diverses feuilles de papier) un violon, un rien tzigane, vient opportunément se mêler à la fête ; tiens, une paire de mains vient à son tour de se poser sur les ivoires du piano, le groupe s'élargit. Dernier à entrer sur scène (logique, sur Absalom) Gaspard, le fils prodigue, concentré sur les cordes basses de sa guitare, ceci afin que de pallier - c'est devenu une habitude - au départ soudain et abrupt du regretté Laurent Pardo (humain débonnaire et truculent, bassiste émérite et regretté des mythiques Normandy All Stars !). J'suis con ou quoi, j'avais oublié qu'il en manquait un, et pas n'importe lequel, vu que l'incontournable Alan Fatras vient tout de go s'installer derrière ses fûts, balais en pognes : prêt à soutenir au mieux l'ensemble désormais au complet. Un rien perdu en mes pensées, je me rends compte que je suis également en train de faire "long", presque aussi long que "eux", en face, et que, bon, connaissant la relative patience et faible (in)capacité des Internautes à pouvoir se concentrer longuement au-delà des 160 signes, ben, comment, dire, euh... rideau !


Durant, Change Will Come, en regardant, fouillant bien au plus profond de la pupille d'Elliott, on se rend compte que celle-ci s'élargit et étincelle comme jamais en énonçant le fameux "We Were So New York !" (Nous étions si "New York") - un peu en mode, "New York, un jour, New York, toujours !" (9 Septembre 2001, excepté, cela va de soi) - avant que l'ensemble ne bascule sans prévenir sur la devenue quasi incontournable Take That Devil Out Of Me, qui bénéficie, hors le magnifique et mélodieux solo du sus cité "OD", des chœurs bien positionnés et sourire radieux de Melissa Cox. Bien décidé à accélérer l'allure un rien, l'ensemble ainsi nouvellement constitué semble alors se resserrer, raffermir son approche initiale, afin que de faire monter la température et se rapprocher des premiers rangs visiblement en attente, à l'aide du prédestiné >b>I Want To Talk To You (La Terre Commune) : seul regret, en la musicale matière, que le (beau) solo de piano de Leo Cotton soit manifestement sous mixé et que cette subite montée n'aboutisse que, sur... L'entracte !!!


Même modus operandi, lors de la reprise, puisque c'est un rythmique duo (basse-batterie) qui reprend les agapes, sur fond de Diamonds By The Yard (Night Lights/1976) - morceau dédié à la mémoire de Patrick Mathé : fondateur du mythique label et magasin de disques, New Rose, avec lequel Elliott aura publié nombre de disques et joué de live au cours de ses initiales années de résidence en notre belle capitale...


Durant icelle, qui ne cesse de ravir, s'étirer à loisir et onduler de la mélodie, c'est au tour de Gaspard, de se fendre d'un solo plutôt "senti", sous le regard (à la fois) protecteur, inquisiteur et ravi, de son géniteur de vie et musique : solo suivi d'une suite de roulements et sèches attaques sur peaux menée sans retenue par un Alan (Fatras/Batterie) visiblement en manque de "rentre-dedans" (pour mieux s'en convaincre, suffit par ailleurs de jeter une oreille sur son sonique et sans compromission projet perso en duo nommé "Primitive Limousine" - Fragrance Of Noise, en est le titre -, mené en parallèle de son Elliott actualité).
Tandis que guitares et violon échangent leurs gammes hispanisantes sur Razzmatazz, je me surprends à me demander pourquoi et comment les choses en viennent ainsi à tourner (bien ou mal) tout du long d'une (longue) carrière musicale, lorsque celle-ci s'avère aussi fournie, inégale mais riche, pertinente mais chaotique - option "hauts et bas à tous les étages" - que celle d'Elliott commencée en la lointaine 1973 et poursuivie jusqu'ici, coûte que coûte (ou quoi qu'il lui en coûta !) : au pas de charge, sans se relâcher jamais ni dévier d'un iota, de l'intégrité ou de l'envie, depuis...


Lors, ce n'est rien moins que l'itinéraire d'une vie ; aussi "artistique", soit-elle, quoique logiquement plus médiatisée, elle n'en reste pas moins humaine avant tout et donc logiquement indexée sur moult bonheurs et malheurs, succès et échecs, investissements et renoncements, décisions stupides et/ou pertinentes, belles rencontres et laides cohabitations, profondes amitiés et immondes traîtrises ; certains l'accomplissent de façon linéaire, sans heurts ni lourds échecs, semblant littéralement glisser à la surface des choses (de la vie) d'autres, eux, rament de fond et y parviennent moins, peu, ou pas. Ou fort bien, malgré tout, au bout d'une dure, harassante et longue quête, de multiples mutations et évolutions. L'essentiel restant, in fine, d'arriver quelque part : de mener son projet à terme, où que l'on soit et d'où que l'on vienne. "Il existe une certaine forme d'évolution, pour un Rocker comme moi... Après soixante-dix ans ! Celle d'évoluer obligatoirement en Bluesman !" : aussitôt lancé, aussitôt démontré par notre hôte, qui se lance tout de go en une version tonique et enjouée de Take Your Love Away : nantie d'une kyrielle de soli pris entre violon et orgue ("façon Doors") qui permettent de renouveler un tantinet (sorry Olivier !) l'antique formule "couplet-refrain-guitare solo" instituée depuis l'apparition de ce Blues, quasi séminal, au sein du superbe Selling The Gold, back to... 1995 !


Lorsque les premiers accords de Ophelia, résonnent puis emplissent l'air chargé d'empathie du lieu, je me dis que celle-ci à vraiment "tout d'une grande", d'ailleurs, elle l'est : finesse de la mélodie, apparente simplicité des arrangements et mots (maux ?) d'amour assemblés en bouquet ; rehaussée, qui plus est, d'un solo de guitare au diapason né de la pulpe inspirée de son "compagnon de route" Havrais.
C'est au tour de These Boots Are Made For Walking (Hazlewood Lee/Sinatra Nancy), d'être jouée en guise d'intro à Chelsea Boots : issue du tout dernier album studio, nommé Prodigal Son, celle-ci, nonobstant son intrinsèque qualité, peine légitimement à rivaliser d'avec son illustre devancière, et ce, en dépit d'un groupe jouant "serré", "carré", et d'un p'tit côté, enfin, d'un thème musical réjouissant, façon hymne, très proche de... Born To Run (du cousin Bruce, du New Jersey !) Un peu du genre, "Tin-Tin, Tin, Tin, Tin, Tin... Tin / Tin-Tin, Tin, Tin, Tin, Tin... Tin ! / Baby We Were Born To"... Wear Those Chealsea Boots ?


Lorsqu'il annonce, pince (cordes) sans rire, que son harmonica reste "la seule partie de moi, d'origine...", qu'il raconte sa rencontre d'avec ce métallique instrument acheté en 1971, ses concerts donnés dans le métro parisien ou ses débuts Live "officiels" au Palace, l'on tente alors de se remémorer ces fameuses "années 80" que l'on nous vante souvent à grands renforts de trémolos dans la voix : années durant lesquelles, il ne faisait pas (toujours) bon d'être "différent" en les rues de la capitale, alors sous Chirac mainmise ; années durant lesquelles, les bandes issues de divers mouvements musicaux et politisés se fritaient ou se donnaient rendez-vous en des points précis pour se foutre sur la gueule ; années durant lesquelles, les nuits fusionnaient d'avec les jours en les divers clubs, salles, squats et catacombes de notre capitale : alors peuplée d'"animaux vertébrés" étranges, fantasques et colorés qui manquent cruellement à la surface de notre planète en nos jours actuels, sombres d'irréversible éradication. Quoique lestée de menace VIH et looks discutables, cette décennie ignorait encore (putain, ça me manque déjà !) ce conformisme ambiant qui plombe, cette glorification permanente du "moi moi moi et ma vie" via le Net, ce retour à l'esclavage laborieux légal, cette prise en otage de nos peurs via médias et "acteurs" de la politique en mode 24/24...
C'est le superbe solo d'harmo, toujours précis, toujours soigné, de You Never Know What You're In For, qui finira par me sortir de mon "échappée temporelle" pour me ramener au sein de ce déjà brinqueballant XX1e ; surtout qu'un autre "sommet" est d'ores et déjà convoqué au crachoir à notes : On Elvis Presley's Birthday ! Comme toujours, durant son intro si caractéristique, d'arpèges envoûtants égrenés, il semble prendre le temps de peu à peu s'immerger en son passé et faire appel à la mémoire de feu son père, pour laisser (re)venir à lui les images d'un désormais lointain lieu nommé enfance, mieux l'emplir de sentiments réels et profonds puisés à la source, et nous toucher d'autant. Une version qui, ce soir, semble prendre une nouvelle dimension (en raison de cette toute proche bascule vers une date si symbolique ?) déborder littéralement d'émotions quasi palpables, et lui mouiller par là même le dedans de l'œil : morceau surmonté, façon "Cherry On The Havrais Cake", d'un superbe et subtil solo qui le fait encore gagner en intensité. Magique.


À peine remis de ce moment d'exception, c'est au tour de Last Of The Rock Stars, d'être convié à la fête afin que de boucler le tout ; un véritable hymne, qui eut mérité de coloniser de longs longs mois durant, les charts US, Européens, asiatiques et "down Under", et qui sonne encore et toujours aussi frais et pertinent à ce jour : morceau d'ouverture, qui plus est, de son tout premier opus solo Aquashow sorti en 1973. Disque qui aurait dû lui permettre de tout "casser" et s'installer pour longtemps au sommet, mais qui, suite à une série d'erreurs diverses, mauvaises décisions et errements logistiques, n'aura pu toucher aussi "large" que prévu ou mérité. Un album toujours privé à ce jour de "ressortie en CD, remastérisation ou Edition Deluxe", (juste réédité aux tous débuts du CD) qui fait par ailleurs le "bonheur" d'une partie de ses possesseurs actuels : ceux-ci n'hésitant pas à le vendre à des prix fantaisistes et honteux sur le Net, alors qu'une simple ressortie "officielle" suffirait à faire cesser ce détestable, mais légal, marché parallèle tant éloigné de toute once de passion ou réel amour de la musique - Elliott lui-même, aura tenté, en le réenregistrant brillamment en mode "semi-acoustique", de pallier à cette défaillance de label, avec le très recommandé Aquashow Deconstructed (2015). Mais, bon, rien ne vaudra jamais l'original, non, jamais... nope !


Jamais avare de sueur ou d'envie, il sourit d'aise puis entraine le groupe en une version appuyée du classique C'Mon Louann, sans sembler se soucier un seul instant du fait que, dès demain soir, il lui faudra rebeloter, enchaîner sur un second show tout aussi attendu et couru. Pis encore, à la demande d'un spectateur, il se lance dans une version "improvisée" de Sicily (12/1990), tandis que Olivier, lui, concentré comme jamais et tourné vers les autres musicos, s'échine à leur montrer la grille d'accords à jouer en temps réel, pour un résultat plus qu'honorable, c'est à noter. Plus ne restait alors qu'à Rock Ballad (Just A Story From America/1977) à installer sa rythmique lascive, son solo soigné et son intemporelle mélodie, ceci afin que d'emballer le tout d'une touche d'histoire venue d'Amérique... sous les regards complices et conquis de l'assistance.


PS Rappel :
Devant l'insistance d'une foule bien décidé à ne pas le lâcher, le groupe reviendra pour se fendre d'un énergique et plus que bienvenu Rock'n'Roll, Rock'n'Roll, Rock'n'Roll ! Après avoir présenté les membres de son groupe, insistant particulièrement sur sa relation de couple (musical) d'avec Olivier Durand : "Nous sommes ensemble depuis 23 ans... sans enfants !", Elliott, essentiellement désireux de ne point céder à la nostalgie et de montrer à toutes et tous qu'il vit bien au présent "option futur", délivre alors, en avant-première, le thème du film Broken Poet - écrit et joué par lui, à sortir tout bientôt - chargé, cette fois, de définitivement boucler de nouveauté cette première belle soirée d'"anniversaire".
"Poète Brisé, Cœur Brisé / Je Me Sens Tel Un Perdant... / À Ma Façon, J'essaie Juste D'être Libre...".

Fin :
La salle se vide tout doucettement, Elliott et ses musiciens vont aimablement à la rencontre de celles et ceux qui le désirent, signent, prennent des photos, taillent le bout de gras ; machinalement, je cherche du regard mon "camarade de queue" de tout à l'heure, afin de savoir ce qu'il en aura pensé (si il en aura pensé quelque chose) mais ne réussit pas à l'isoler au sein des présents, pas plus au niveau des partants qui se massent autour du vestiaire du lieu. Peu importe, finalement, suffit de regarder l'ensemble des présents pour comprendre que ce fut une belle soirée, en tout point aboutie : pleine, dense, énergique, porteuse d'émotions rares, profonds partages et fragrances musicales... MERCI !


Setlist :
Drive All Night
Something Like Steve McQueen
Green River
If Poets Were Kings
Absalom, Davy & Jackie O
Change Will Come
Take That Devil Out Of Me
I Want To Talk To You
Diamonds By The Yard
Razzmatazz
Take Your Love Away
Ophelia
These Boots Are Made For Walkin'/Chelsea Boots
Alone In My Chair
You Never Know What You're In For
On Elvis Presley's Birthday
A Touch Of Kindness
Last Of The Rock Stars
Come On Louann
Sicily
Rock Ballad
Rock'N'Roll, Rock'N'Roll, Rock'N'Roll
Broken Poet (Broken Poet OST)



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