Critique de concert Elysian Fields

Un Cabaret Aléatoire bien vide pour cette soirée à la thématique plus "romantique" que d’habitude ... Dommage, moi j’aime bien aussi quand la musique se fait un peu plus cool. Alors on attend sagement l’arrivée d’Elysian Fields. La scène est prête, éclairée de la fameuse lumière verte que l’on trouve toujours là-bas (pas forcément ce que je préfère, mais toujours fidèle aux rendez-vous du Cabaret).
Sur un fond de musique douce, Oren fait descendre Jennifer sur le devant de la scène en lui tendant une main chevaleresque. Puis il prend place sur son tabouret, guitare à la main. L’ambiance est feutrée et câline. On se sent plutôt bien.

Lorsque le voix de Jennifer monte doucement, presque lascivement, c’est le démarrage de la magnifique séance acoustique que va nous offrir ce duo. Pendant tout le set, elle aura l’air totalement ailleurs, les yeux clos ou le regard perdu. Ne se déplaçant qu’avec des mouvements très lents et nous embarquant avec elle dans un monde fait de ballades mélancoliques, rythmées de sa voix absolument envoutante. Son visage nous envoie parfois un doux et discret sourire. Peux de mots entre les morceaux. Au-delà de la musique, c’est vraiment tout un univers qui s’ouvre à nous et nous enveloppe.

Le public est en osmose totale avec eux et embarque pour ce voyage poétique, un peu nostalgique. Par moment, je ferme moi aussi les yeux et les images qui me viennent en tête sont celle du film 37°2 Le Matin de Jean-Jacques Beineix. Sensualité, chaleur, douceur .... Mêmes sensations qu’en écoutant la BO de Gabriel Yared. Parfois, leurs deux voix se mélangent. Elle s’étire comme une chatte ensommeillée, avec des mouvements lents et gracieux. Parfois, elle semble s’enrouler autour du pied de son micro ou se cacher à demi derrière son châle.

Sa voix est un petit bijoux, dont elle sait jouer à la perfection. Elle brode et valse avec elle, prend la musique à contre pied, tout en y mêlant sa sensualité discrète.
Un fan réussi à la faire sortir de sa bulle en lui demandant : "Where is the band ?!!". Elle sourit et Oren de répondre "Where is you’re band ?!" en riant. Jennifer, elle, reste muette. Elle n’aura pas dit un mot au public. Elle le regarde parfois, mais reste très lointaine. Ce n’est pas un reproche, parce qu’après tout, ça colle bien avec cette ambiance qu’ils ont installé tous les deux.

Vers la fin du set, nous aurons quand même droit à un "Merci" murmuré. Elle arpente la scène avec un peu plus d’assurance et de morgue, danse sur place et son châle qu’elle a quitté semble avoir ouvert une petite porte vers une autre facette du personnage. Elle a vraiment une manière très animale de se mouvoir sur scène. Elle termine, toute sage les mains dans le dos, en écoutant Oren, qui a laissé sa guitare jouer seule au sol, pendant qu’il est passé au clavier.

Par contre, pour le rappel, très space : elle revient et se met à babiller, comme pour rattraper cette heure de silence. Ils nous proposent une chanson folle (selon son explication) qui va mettre Oren en avant, dans une espèce de chanté-parlé, servi par une voix très grave ... Très cool, dans lequel elle va venir ensuite le rejoindre. Bref : une très belle fin pour un très beau set.
Sur un fond de musique douce, Oren fait descendre Jennifer sur le devant de la scène en lui tendant une main chevaleresque. Puis il prend place sur son tabouret, guitare à la main. L’ambiance est feutrée et câline. On se sent plutôt bien.

Lorsque le voix de Jennifer monte doucement, presque lascivement, c’est le démarrage de la magnifique séance acoustique que va nous offrir ce duo. Pendant tout le set, elle aura l’air totalement ailleurs, les yeux clos ou le regard perdu. Ne se déplaçant qu’avec des mouvements très lents et nous embarquant avec elle dans un monde fait de ballades mélancoliques, rythmées de sa voix absolument envoutante. Son visage nous envoie parfois un doux et discret sourire. Peux de mots entre les morceaux. Au-delà de la musique, c’est vraiment tout un univers qui s’ouvre à nous et nous enveloppe.

Le public est en osmose totale avec eux et embarque pour ce voyage poétique, un peu nostalgique. Par moment, je ferme moi aussi les yeux et les images qui me viennent en tête sont celle du film 37°2 Le Matin de Jean-Jacques Beineix. Sensualité, chaleur, douceur .... Mêmes sensations qu’en écoutant la BO de Gabriel Yared. Parfois, leurs deux voix se mélangent. Elle s’étire comme une chatte ensommeillée, avec des mouvements lents et gracieux. Parfois, elle semble s’enrouler autour du pied de son micro ou se cacher à demi derrière son châle.

Sa voix est un petit bijoux, dont elle sait jouer à la perfection. Elle brode et valse avec elle, prend la musique à contre pied, tout en y mêlant sa sensualité discrète.
Un fan réussi à la faire sortir de sa bulle en lui demandant : "Where is the band ?!!". Elle sourit et Oren de répondre "Where is you’re band ?!" en riant. Jennifer, elle, reste muette. Elle n’aura pas dit un mot au public. Elle le regarde parfois, mais reste très lointaine. Ce n’est pas un reproche, parce qu’après tout, ça colle bien avec cette ambiance qu’ils ont installé tous les deux.

Vers la fin du set, nous aurons quand même droit à un "Merci" murmuré. Elle arpente la scène avec un peu plus d’assurance et de morgue, danse sur place et son châle qu’elle a quitté semble avoir ouvert une petite porte vers une autre facette du personnage. Elle a vraiment une manière très animale de se mouvoir sur scène. Elle termine, toute sage les mains dans le dos, en écoutant Oren, qui a laissé sa guitare jouer seule au sol, pendant qu’il est passé au clavier.

Par contre, pour le rappel, très space : elle revient et se met à babiller, comme pour rattraper cette heure de silence. Ils nous proposent une chanson folle (selon son explication) qui va mettre Oren en avant, dans une espèce de chanté-parlé, servi par une voix très grave ... Très cool, dans lequel elle va venir ensuite le rejoindre. Bref : une très belle fin pour un très beau set.
Signature : ysabelle 19/06/2011
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Photographe : arnaud d
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