Critique de concert Emily Jane White + Our Broken Garden

Jolis instants intimistes avec Emily Jane White et Our Broken Garden dans la très cosy salle de L'Européen à Paris, à deux pas de la Place de Clichy... Et ce dans une ambiance particulièrement recueillie et fervente, dans laquelle les concerts se sont déroulés pour un nombreux public médusé par les deux prestations scéniques... Chronique :

Our Broken Garden
Tout commence par un set simplement magique des Danois d'Our Broken Garden (groupe signé chez Bella Union, comme Beach House, John Grant et autres perles rares), un set tellement réussi que les fans d'Emily Jane White sont instantanément ensorcelés par les titres magistraux du groupe emmené par la chanteuse/pianiste Anna Brønsted, aussi discrète que souriante et aimable sur les planches. La belle blonde vocalise génialement telle une version féminine de Jonsi (Sigur Ros) acoquinée avec une Björk sobre et une Beth Gibbons (Portishead) moins sombre. Dès les premiers instants, on reste complétement bloqué sur cette voix miraculeuse réussissant l'exploit de charrier mille émotions par seconde, de tenter des acrobaties invraisemblables tout en retombant toujours sur ses pattes et en restant à des années lumière du démonstratif. Clairement, on est transporté en pleine voie lactée sans ressentir une seule seconde le passage du mur du son, le groupe accompagnant cet elfe tombé du ciel jouant avec finesse, délicatesse et justesse. C'est extrêmement touchant et très addictif ! La preuve : à la fin de cette première partie, l'on se sent déjà orphelin des mélodies célestes d'Our Broken Garden...

Emily Jane White
Après ce très beau moment, Emily Jane White en rajoute une couche avec un set présentant un remarquable florilège de ses trois albums, Ode To Sentience étant le dernier paru, en novembre 2010... L'assistance, visiblement très fan, est en complète apesanteur pendant l'heure et demie que dure la prestation de la pouponne Américaine. La tonalité est clairement entre country rock et folk pop : la voix bouleversante de la tête d'affiche de cette soirée étant admirablement mise en valeur par sa guitare sèche et par les interventions d'un groupe sachant ce que veux dire " se mettre totalement au service des chansons "... Très présent, tout en restant mystérieux et vaporeux, le guitariste utilise ses pédales d'effets avec maestria, ses interventions à la pedal steel guitar étant, elles aussi, frappées du sceau de la classe. A la basse, le songwriter de Calc, Julien Pras apporte magistralement sa pierre à l'édifice rythmique, tout en faisant des chœurs – très Elliott Smith – absolument sidérants. Le dernier musicien, le batteur, maitrisant l'art de accompagnement à la perfection, difficile de bouder son plaisir ! Seul petit reproche, malgré l'alternance de titres joués au piano et à la guitare sèche par Emily Jane White (parfois en solo) et des tentatives pour changer de rythme, une monotonie s'installe parfois un peu, la faute sans doute à un concert légèrement trop long et à des arrangements moins fournis que par le passé (où un violoncelle et un violon venaient élargir la palette de sons offerts)... Cela dit , les titres marquants se succèdent dans la très riche set list (Bessie Smith, Victorian America, The Cliff, Black Silk, I Lay To Rest (California), The Preacher etc etc) et l'on passe une fin de soirée des plus agréables. Cerise sur la gâteau, le public très attentif de L'Européen – une excellente salle en places assises – a permis une écoute parfaite, ce qui est loin d'être toujours le cas !
Liens : www.leuropeen.info, www.myspace.com/ourbrokengarden, www.myspace.com/emilyjanewhite, www.emilyjanewhite.com, www.facebook.com/pages/Emily-Jane-White-official

Our Broken Garden
Tout commence par un set simplement magique des Danois d'Our Broken Garden (groupe signé chez Bella Union, comme Beach House, John Grant et autres perles rares), un set tellement réussi que les fans d'Emily Jane White sont instantanément ensorcelés par les titres magistraux du groupe emmené par la chanteuse/pianiste Anna Brønsted, aussi discrète que souriante et aimable sur les planches. La belle blonde vocalise génialement telle une version féminine de Jonsi (Sigur Ros) acoquinée avec une Björk sobre et une Beth Gibbons (Portishead) moins sombre. Dès les premiers instants, on reste complétement bloqué sur cette voix miraculeuse réussissant l'exploit de charrier mille émotions par seconde, de tenter des acrobaties invraisemblables tout en retombant toujours sur ses pattes et en restant à des années lumière du démonstratif. Clairement, on est transporté en pleine voie lactée sans ressentir une seule seconde le passage du mur du son, le groupe accompagnant cet elfe tombé du ciel jouant avec finesse, délicatesse et justesse. C'est extrêmement touchant et très addictif ! La preuve : à la fin de cette première partie, l'on se sent déjà orphelin des mélodies célestes d'Our Broken Garden...

Emily Jane White
Après ce très beau moment, Emily Jane White en rajoute une couche avec un set présentant un remarquable florilège de ses trois albums, Ode To Sentience étant le dernier paru, en novembre 2010... L'assistance, visiblement très fan, est en complète apesanteur pendant l'heure et demie que dure la prestation de la pouponne Américaine. La tonalité est clairement entre country rock et folk pop : la voix bouleversante de la tête d'affiche de cette soirée étant admirablement mise en valeur par sa guitare sèche et par les interventions d'un groupe sachant ce que veux dire " se mettre totalement au service des chansons "... Très présent, tout en restant mystérieux et vaporeux, le guitariste utilise ses pédales d'effets avec maestria, ses interventions à la pedal steel guitar étant, elles aussi, frappées du sceau de la classe. A la basse, le songwriter de Calc, Julien Pras apporte magistralement sa pierre à l'édifice rythmique, tout en faisant des chœurs – très Elliott Smith – absolument sidérants. Le dernier musicien, le batteur, maitrisant l'art de accompagnement à la perfection, difficile de bouder son plaisir ! Seul petit reproche, malgré l'alternance de titres joués au piano et à la guitare sèche par Emily Jane White (parfois en solo) et des tentatives pour changer de rythme, une monotonie s'installe parfois un peu, la faute sans doute à un concert légèrement trop long et à des arrangements moins fournis que par le passé (où un violoncelle et un violon venaient élargir la palette de sons offerts)... Cela dit , les titres marquants se succèdent dans la très riche set list (Bessie Smith, Victorian America, The Cliff, Black Silk, I Lay To Rest (California), The Preacher etc etc) et l'on passe une fin de soirée des plus agréables. Cerise sur la gâteau, le public très attentif de L'Européen – une excellente salle en places assises – a permis une écoute parfaite, ce qui est loin d'être toujours le cas !
Liens : www.leuropeen.info, www.myspace.com/ourbrokengarden, www.myspace.com/emilyjanewhite, www.emilyjanewhite.com, www.facebook.com/pages/Emily-Jane-White-official
Signature : pierre andrieule 17/11/2010
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