Critique de concert Les Estivales d'Istres : Ilene Barnes + Brooklyn Funk Essentials + Keziah Jones

Un samedi soir du mois de juillet, on profite enfin de l’été qui jusqu'à présent se faisait attendre. Être en place au Palio à 20h00 tient alors de la mission impossible. Dans notre région de tradition, l'apéro ne se plie pas facilement aux contraintes du temps. Aussi, programmer le début du concert à 20h00 speed le public inutilement et assure l’artiste de jouer devant une salle à moitié vide.
J’arrive à 21h00 en ayant fait de mon mieux et Brooklyn est sur scène pour son 1er titre. Ilene Barnes a déjà disparu, on ne rigole pas avec les horaires ici !

Je découvre les arènes du Palio plus adaptées évidemment à la corrida qu’aux concerts. Je ne mettrai pas longtemps à subir cette réalité. Pour découvrir le site, je monte dans les tribunes où l’on ne manque pas de place ce soir. La piste des arènes paraît immense et les quelques centaines de personnes qui se bougent devant la scène sont bien loin de remplir l’espace.

D’abord excentré sur la droite de la scène, le volume sonore est plutôt faible et peine à monter dans les tribunes. Le son est faible et médiocre. Les retours des musiciens semblent rebondir sur les gradins derrière la scène et revenir couvrir la façade. Brooklyn s’agite, se démène, mais difficile de rentrer dedans dans de pareilles conditions techniques.

Et il ne faut pas compter sur ton voisin pour te donner de l’énergie ce soir ! L’ambiance est fraiche malgré une programmation de haut niveau ….
Le temps de m’apercevoir que pour descendre dans la fosse, il n’y a qu’un seul accès et qu’il faut faire tout le tour des arènes, Brooklyn s’en est allé… Merci au revoir. Ce groupe qui, il y a quelques mois a enflammé le Cargo, s’est produit ce soir dans l’indifférence quasi générale. Changement de plateau, j’en profite pour poursuivre ma visite par le bar, ses consos à 3 € et les commodités équipés de seulement 3 toilettes pour des arènes de plusieurs milliers de personnes…
Prends ton ticket, il y a plus de queue qu’a la Poste un jour de paie du RMI.
Le tour du propriétaire est fait, j’attends maintenant Keziah Jones avec impatience. Il arrive en trio, basse-batterie.

Le concert commence, mais la magie n’est pas au rendez-vous. Tellement pas que je me trouve détourné par la conversation de mon voisin sur ses prochaines productions de disques. Voilà l’ambiance du soir, une écoute distraite, plutôt qu’une participation active!

Le concert glisse dans l’indifférence générale jusqu’à cette intro solo sur le thème de Water No Get Enemy de Féla où l’on retrouve l’énergie et le groove de Keziah. Ce pur moment de plaisir ne dure pas, un monumental buzz résonne dans l’arène.

Keziah pose la guitare, allume une clope l’air rageur pendant que les techniciens cherchent la panne. Au bout de quelques instants Keziah reprend le micro, nous parle de Lagos, délire sur « Istres » qu’il s’amuse a répéter, évoque « Emilie » avant de reprendre son show une fois la panne trouvée. Mais la magie est rompue, le show retombe dans sa léthargie. Keziah reviendra pour 2 titres le temps du rappel et finira sur Rythm is love de loin le titre le plus groove de la soirée.

00h04, l’agent de sécurité vient gentiment nous indiquer la sortie… On ne rigole pas avec les horaires, vous l’aviez compris. On sort du Palio avec un gros sentiment de gâchis. Une programmation alléchante sur un site 5 fois trop grand, un son pourri, des consos trop chères, des horaires inadaptées le tout pour le prix d’un pass trois jours sur un grand festival Marseillais. Dommage pour le public, dommage pour les artistes.
Photos Andy Trax pour liveinmarseille.com
J’arrive à 21h00 en ayant fait de mon mieux et Brooklyn est sur scène pour son 1er titre. Ilene Barnes a déjà disparu, on ne rigole pas avec les horaires ici !

Je découvre les arènes du Palio plus adaptées évidemment à la corrida qu’aux concerts. Je ne mettrai pas longtemps à subir cette réalité. Pour découvrir le site, je monte dans les tribunes où l’on ne manque pas de place ce soir. La piste des arènes paraît immense et les quelques centaines de personnes qui se bougent devant la scène sont bien loin de remplir l’espace.

D’abord excentré sur la droite de la scène, le volume sonore est plutôt faible et peine à monter dans les tribunes. Le son est faible et médiocre. Les retours des musiciens semblent rebondir sur les gradins derrière la scène et revenir couvrir la façade. Brooklyn s’agite, se démène, mais difficile de rentrer dedans dans de pareilles conditions techniques.

Et il ne faut pas compter sur ton voisin pour te donner de l’énergie ce soir ! L’ambiance est fraiche malgré une programmation de haut niveau ….
Le temps de m’apercevoir que pour descendre dans la fosse, il n’y a qu’un seul accès et qu’il faut faire tout le tour des arènes, Brooklyn s’en est allé… Merci au revoir. Ce groupe qui, il y a quelques mois a enflammé le Cargo, s’est produit ce soir dans l’indifférence quasi générale. Changement de plateau, j’en profite pour poursuivre ma visite par le bar, ses consos à 3 € et les commodités équipés de seulement 3 toilettes pour des arènes de plusieurs milliers de personnes…
Prends ton ticket, il y a plus de queue qu’a la Poste un jour de paie du RMI.
Le tour du propriétaire est fait, j’attends maintenant Keziah Jones avec impatience. Il arrive en trio, basse-batterie.

Le concert commence, mais la magie n’est pas au rendez-vous. Tellement pas que je me trouve détourné par la conversation de mon voisin sur ses prochaines productions de disques. Voilà l’ambiance du soir, une écoute distraite, plutôt qu’une participation active!

Le concert glisse dans l’indifférence générale jusqu’à cette intro solo sur le thème de Water No Get Enemy de Féla où l’on retrouve l’énergie et le groove de Keziah. Ce pur moment de plaisir ne dure pas, un monumental buzz résonne dans l’arène.

Keziah pose la guitare, allume une clope l’air rageur pendant que les techniciens cherchent la panne. Au bout de quelques instants Keziah reprend le micro, nous parle de Lagos, délire sur « Istres » qu’il s’amuse a répéter, évoque « Emilie » avant de reprendre son show une fois la panne trouvée. Mais la magie est rompue, le show retombe dans sa léthargie. Keziah reviendra pour 2 titres le temps du rappel et finira sur Rythm is love de loin le titre le plus groove de la soirée.

00h04, l’agent de sécurité vient gentiment nous indiquer la sortie… On ne rigole pas avec les horaires, vous l’aviez compris. On sort du Palio avec un gros sentiment de gâchis. Une programmation alléchante sur un site 5 fois trop grand, un son pourri, des consos trop chères, des horaires inadaptées le tout pour le prix d’un pass trois jours sur un grand festival Marseillais. Dommage pour le public, dommage pour les artistes.
Photos Andy Trax pour liveinmarseille.com
Signature : mister bcle 10/07/2008
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