Critique de concert Etienne Daho

Il est toujours émouvant d’aller voir un chanteur que l’on a écouté jeune, voire très jeune, et dont les chansons nous ravivent une nostalgie un peu floue. Etienne Daho , 52 ans et 11 albums studio à son actif, est l’un de ceux-là. D’une élégante sobriété, il foule l’énorme rectangle scénique des Docks des Suds pour l’avant dernière date de son ‘Obsession Tour’, auréolé d’un batteur, un guitariste-claviériste, un bassiste ainsi que trois sirènes en fourreau noir archetant les cordes délicates d’un violoncelle et de deux violons.
Sur presque 3 heures de show, les albums et les époques sont traversés, anecdotes à la clé. M. Daho nous raconte en confident les contextes de ses accouchements musicaux : sa rencontre percutante avec Marianne Faithfull , ses créations inspirées à Barcelone ou bien encore ‘les arcs-en-ciel des pluies torrentielles’ de son petit village algérien.
Dévoilant des compositions intimistes, majoritairement extraites de son dernier opus ‘L’invitation’, Daho et sa ‘famille musicienne’, comme il aime à dire, s’appliquent aussi à électrifier l’atmosphère, revisitant la glorieuse ère de la pop new-wave qui l’a consacré dans les années 80. Comme un igloo , Week-end à Rome , Bleu comme toi … tous les classiques s’écartèlent en ovations explosives, où Daho capitule, cédant son micro aux mille voix déchaînées.
Prophète dans sa paroisse, Etienne Daho se livre, confie ses ressentis avec émotion et humour, partageant ses souvenirs avec le public complice : les chansons sont pour lui comme des personnes qui vous résistent parfois longtemps, mais lorsqu’elles se lâchent, l’on est ébloui... Puis il nous parle de ses gueules de bois sur la plage, ses chasses féminines nocturnes. Daho le séducteur n’a pas pris une ride, il envoie des cœurs à la foule anonyme qui lui répond en rougissant avec des cris aigus ; dans la salle, les briquets frétillent _l’on aperçoit même une bougie d’anniversaire ( ?!) pétiller dans l’air moite.
Daho nous offre deux rappels après une vague d’acclamations se propageant en déferlantes. Il nous étourdit dans le manège d’ Edith Piaf -comme il nous avait enivré une heure plus tôt avec un texte de Jean Genet - et puis salue, bras dessus bras dessous avec ses musiciens en comédiens unis, humbles et ravis.
Avant de disparaître en coulisse, Daho nous avoue, dans un sourire de gosse, qu’il a la chair de poule… mais qu’il se rassure, il n’était sûrement pas le seul.
* « Etienne, étienne, étienne, oh tiens le bien, nananana nana ».. *
Sur presque 3 heures de show, les albums et les époques sont traversés, anecdotes à la clé. M. Daho nous raconte en confident les contextes de ses accouchements musicaux : sa rencontre percutante avec Marianne Faithfull , ses créations inspirées à Barcelone ou bien encore ‘les arcs-en-ciel des pluies torrentielles’ de son petit village algérien.
Dévoilant des compositions intimistes, majoritairement extraites de son dernier opus ‘L’invitation’, Daho et sa ‘famille musicienne’, comme il aime à dire, s’appliquent aussi à électrifier l’atmosphère, revisitant la glorieuse ère de la pop new-wave qui l’a consacré dans les années 80. Comme un igloo , Week-end à Rome , Bleu comme toi … tous les classiques s’écartèlent en ovations explosives, où Daho capitule, cédant son micro aux mille voix déchaînées.
Prophète dans sa paroisse, Etienne Daho se livre, confie ses ressentis avec émotion et humour, partageant ses souvenirs avec le public complice : les chansons sont pour lui comme des personnes qui vous résistent parfois longtemps, mais lorsqu’elles se lâchent, l’on est ébloui... Puis il nous parle de ses gueules de bois sur la plage, ses chasses féminines nocturnes. Daho le séducteur n’a pas pris une ride, il envoie des cœurs à la foule anonyme qui lui répond en rougissant avec des cris aigus ; dans la salle, les briquets frétillent _l’on aperçoit même une bougie d’anniversaire ( ?!) pétiller dans l’air moite.
Daho nous offre deux rappels après une vague d’acclamations se propageant en déferlantes. Il nous étourdit dans le manège d’ Edith Piaf -comme il nous avait enivré une heure plus tôt avec un texte de Jean Genet - et puis salue, bras dessus bras dessous avec ses musiciens en comédiens unis, humbles et ravis.
Avant de disparaître en coulisse, Daho nous avoue, dans un sourire de gosse, qu’il a la chair de poule… mais qu’il se rassure, il n’était sûrement pas le seul.
* « Etienne, étienne, étienne, oh tiens le bien, nananana nana ».. *
Signature : odlizle 01/06/2008
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