Critique de concert Etienne Jaumet (Festival B-Side)


Après avoir traditionnellement commencé la soirée (comme tous les premiers vendredi du mois) la soirée au Lollipop Music Store pour le Japan Group Sounds Gourmet de Maki & co, et avoir regardé le début de la Vélorution (qui a pris ce soir le double nom plus international de Critical Mass'ilia) me voici du côté de la rue Sainte … Entre les restaurants (corses pour pas mal d'entre eux) se trouve une galerie du nom de Fabrik 89 qui acceuille ce soir l'une des dates du festival B-Side, festival qui se débrouille toujours pour proposer une date ou deux dans des lieux incongrus ou en tout cas nouveaux.

Ce soir il s'agit de Etienne Jaumet. Je viens là donc pour satisfaire une double curiosité. Le lieu, et ce monsieur en solo que j'ai déjà eu l'occasion de voir et d'apprécier duo dans Zombie Zombie à l'Embobineuse et en groupe dans les regrettés Married Monk au théatre du Merlan dans ce qui restera pour moi une grosse déception.

J'avais entendu que son disque solo avait été très bien accueilli (et bien au delà de nos frontières) et j'avais pris la peine de jeter une oreille aux morceaux sur son myspace. Pas forcement mon style mais sur scène on ne sait jamais, ça peut prendre une autre dimension. J'arrive là bas vers 21h alors que le lieu commence à se remplir aux bons sons sélectionnés par Where's Mr Pink ?, sur lequel je peux enfin mettre un visage !

Beaucoup de gens attendent le dernier moment pour ne pas souffrir trop longtemps de leur dépendance nicotinique (et profiter de la douceur de la soirée). Le bar sans être pris d'assaut tourne à coup de bières en canettes. La moustache est à l'honneur. Sans vouloir faire mon crâneur, on se croirait dans le Lower East Side ou à Brooklyn.

Vers 10h, l'ingé son qui officie d'ordinaire à l'Embobineuse se rapproche de la petite table de contrôle et Etienne Jaumet qui discutait à droite et à gauche jusque là, passe derrière ses claviers / machines. Sensiblement le même dispositif qu'au sein de Zombie Zombie (avec l'autocollant Elephant People qui est toujours là), peut être un peu plus de machines, et un saxo.

Très rapidement il se retrouvera encerclé et n'aura comme seul issue que de faire danser tout le monde avec son " emotronic " (je pique le terme à son myspace). Des claviers donc, des boutons qui se tournent, d'autres qui se poussent … un micro pour le saxo et puis aussi pour dire un petit quelque chose entre les morceaux. Des sourires et des grimaces (de plaisir), pas mal d'échanges avec l'ingé son pour que ça sonne le mieux possible … le public avait l'air assez sensible à cette musique et ne s'est pas fait prier pour danser.

Personnellement j'ai trouvé cela un peu trop minimaliste. Il y a eu assez peu de changement de rythmes et heureusement que je l'avais sous mon nez et que je le voyais s'amuser, sinon de loin je me serais surement un peu ennuyé. En ressortant de la salle (pendant le dernier morceaux – une reprise qu'il joue avec Zombie Zombie et que je n'ai honteusement pas reconnu) je me suis retrouvé dans la rue Sainte et je n'ai eu que quelques 10aines de mètres pour prendre un vélo la station toute proche.
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Signature : pirlouiiiitle 08/05/2011
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