Critique de concert Festival B-Side : NLF3 + Hypo & EDH + Andromakers + DJ Why Am I Mister Pink

Affiche exclusivement Française cette fois mais toujours underground et d'un éclectisme de bon aloi pour cette pénultième soirée proposée par In The Garage.
C'est naturellement à l'Embobineuse que ça se passe avec trois groupes bien distincts les uns des autres.
Les transitions plateau très Mutant disco sont assurées par le dj Why Am I Mister Pink, déjà présent le premier soir et chargé de pallier à l'annulation de dernière minute de Lu&nl.
Le duo qui ouvre la soirée c'est Andromakers, deux jeunes Aixoises d'origine qui après s'être rencontrées dans un groupe de métal (!) font de la synth pop intimiste à la Au Revoir Simone.
Contrairement à ce que les titres de leur démo laissaient supposer Nadège est la seule à chanter ce soir, tout en jouant du clavier et du xylophone comme sa complice Lucille qui distille également des sons avec son laptop.
Pour qui aime les ambiances cotonneuses et éthérées des New Yorkaises précitées c'est très plaisant, plutôt bien composé malgré quelques emprunts très appuyés, et au niveau voix c'est plus que séduisant, on pense parfois aux envolées emphatiques d'une Jenny Wilson.
Quelques bémols cependant , des fins de morceaux assez abruptes, une reprise couci-couça des Smiths ("There is a light that never goes out" bien trop prise à la légère) et puis, plus flatteur pour les demoiselles, cela nous a paru bien court.
En tout cas c'est une découverte locale à suivre, prometteuse dans un créneau peu représenté dans le sud.
Hypo & EDH suivent, un duo mixte Parisien nettement plus difficile à suivre avec un set electro au départ minimal puis assez agressif, parfois dansant mais le plus souvent déroutant.
Coté plus, une maîtrise du mix indéniable avec des sons triturés à l'envi et enchaînés sans répit comme une course contre la montre avant l'apocalypse.
J'accroche moins au chant tristounet et assez monotone de la miss souvent à contre-temps des beats il est vrai très jusqu'au-boutistes du producteur.
Dernier groupe et tête d'affiche du soir, NLF3 activistes indés de longue date qui m'étaient jusqu'à ce soir uniquement connus de nom.
Si leur nom peut faire penser à tort à une formation jazz, leur musique est résolument rock, post rock ou krautrock selon les titres qui évoquent tour à tour Tortoise, Battles ou Pram.
Pas forcément un genre que j'affectionne sur disque mais sur scène ça fonctionne bien, c'est souvent mélodique et pas trop tiré par les cheveux malgré l'inévitable coté intello de ce genre de groupe.
Ils chantonnent parfois des "la la la" et cognent des cowbells sans pour autant que ce soit super remuant mais dans l'ensemble j'ai bien apprécié.
C'est naturellement à l'Embobineuse que ça se passe avec trois groupes bien distincts les uns des autres.
Les transitions plateau très Mutant disco sont assurées par le dj Why Am I Mister Pink, déjà présent le premier soir et chargé de pallier à l'annulation de dernière minute de Lu&nl.
Le duo qui ouvre la soirée c'est Andromakers, deux jeunes Aixoises d'origine qui après s'être rencontrées dans un groupe de métal (!) font de la synth pop intimiste à la Au Revoir Simone.
Contrairement à ce que les titres de leur démo laissaient supposer Nadège est la seule à chanter ce soir, tout en jouant du clavier et du xylophone comme sa complice Lucille qui distille également des sons avec son laptop.
Pour qui aime les ambiances cotonneuses et éthérées des New Yorkaises précitées c'est très plaisant, plutôt bien composé malgré quelques emprunts très appuyés, et au niveau voix c'est plus que séduisant, on pense parfois aux envolées emphatiques d'une Jenny Wilson.
Quelques bémols cependant , des fins de morceaux assez abruptes, une reprise couci-couça des Smiths ("There is a light that never goes out" bien trop prise à la légère) et puis, plus flatteur pour les demoiselles, cela nous a paru bien court.
En tout cas c'est une découverte locale à suivre, prometteuse dans un créneau peu représenté dans le sud.
Hypo & EDH suivent, un duo mixte Parisien nettement plus difficile à suivre avec un set electro au départ minimal puis assez agressif, parfois dansant mais le plus souvent déroutant.
Coté plus, une maîtrise du mix indéniable avec des sons triturés à l'envi et enchaînés sans répit comme une course contre la montre avant l'apocalypse.
J'accroche moins au chant tristounet et assez monotone de la miss souvent à contre-temps des beats il est vrai très jusqu'au-boutistes du producteur.
Dernier groupe et tête d'affiche du soir, NLF3 activistes indés de longue date qui m'étaient jusqu'à ce soir uniquement connus de nom.
Si leur nom peut faire penser à tort à une formation jazz, leur musique est résolument rock, post rock ou krautrock selon les titres qui évoquent tour à tour Tortoise, Battles ou Pram.
Pas forcément un genre que j'affectionne sur disque mais sur scène ça fonctionne bien, c'est souvent mélodique et pas trop tiré par les cheveux malgré l'inévitable coté intello de ce genre de groupe.
Ils chantonnent parfois des "la la la" et cognent des cowbells sans pour autant que ce soit super remuant mais dans l'ensemble j'ai bien apprécié.
Signature : samile 01/06/2009
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Photographe : adeline f
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