On aurait tant aimé s'enthousiasmer...
J'attendais beaucoup de Mix up Beyrouth. Et j'ai assisté à un assassinat en direct. Inaudible. Une bouillie sonore. Je me suis placé à pas mal d'endroits différents de la salle, et même à côté de la console son, rien à faire. Que ce soit la faute de la salle (géré par Latinissimo) et/ou celle de l'ingé son (géré par Marsatac), il est proprement scandaleux de massacré un son comme ça. Quand je pense que des petites salles arrivent à sortir du son correct avec des miettes de subventions publiques, je ne peux que rejoindre Stephane Sarpaux dans sa critique ci-dessus.
Rachid Taha & Friends : Bon avouons notre sympathie et admiration pour Rachid. On l'a vu dans des concerts incandescents et à d'autres moments où il se roulait par terre sans arriver à articuler quelque chose d'intelligible ou bien à insulter le public. Hier soir, c'était encore une fois du grand n'importe quoi, allant du quasi pathétique à des instants jubilatoires. Et encore une fois Hakim Hamadouche a sauvé la mise artistique que Rachid Taha, auto-destructeur charismatique, ne pouvait assurer. Mais il est bien le maître d'oeuvre de ces rencontres, l'esprit qui souffle sur tout ça et rien que pour ça merci Rachid.
Merci d'abord pour avoir fait venir Mick Jones, le mec qui a transformé le punk assoiffé de sang que je suis au quotidien en midinette pour se faire dédicacer son vieux vinyl du Clash (raaaaaaaah, mon précieux !!!!!). , OVNI de la soirée, un espèce de Frederic Mitterand habillé tout en blanc, faisant du moonwalk et lâchant quelques riffs mortels. Je serais moins enthousiasmé que Stephane sur Should i stay, trop classique et bon on sait pourquoi c'était Strummer au chant, mais je ne me remets toujours pas de Rock the Casbah, totalement surréaliste. Ni bonne, ni mauvaise. Surréaliste. Imaginez donc Taha et Mick Jones rejoints sur une refrain par Orelsan et Rudolphe Burger, en mode bruitiste, à la gratte. On atteint le génie, l'absurde et le grand n'importe quoi dans un seul morceau.
Orelsan, et son set impeccable, en autre guest donc, et qui assurera avec Taha le moment de bravoure de ce set avec un Voilà, voilà que ça recommence toujours d'actualité, et impérial.
Y.A.S., chiant musicalement, limite vulgos alors que les poses se voulaient lascive. Je suis rarement lapidaire, mais bon là rien à sauver à mon avis.
J'accrocherais par contre au début du set de Speed Caravan, un set électrifié par la présence de ce joueur de oud électrifié (lui et son instrument), charismatique et sautillant. Là tu te dis que c'est une erreur de planning, qu'il aurait fallu les mettre juste après le set de Taha. Car en plus, après trois titres, on est obligé de se casser pour prendre la dernière navette qui part à 2h. Testé et approuvé donc ces navettes gratuites qui délivrent le site et le centre-ville. Une riche idée. Tellement qu'on se dit que ça serait pas mal à mettre en place pour d'autres évènements, d'autres salles, etc...
Allez, on y retourne ce soir, histoire de se réconcilier avec Marsatac.
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