Accueil Chronique de concert Festival Lives Au Pont 2014 : London Grammar + Mofo Party Plan + Keziah Jones + Method Man & Red Man + Chinese Man + DJ Pone
Lundi 23 octobre 2017 : 13093 concerts, 24658 chroniques de concert, 5181 critiques d'album.

Chronique de Concert

Festival Lives Au Pont 2014 : London Grammar + Mofo Party Plan + Keziah Jones + Method Man & Red Man + Chinese Man + DJ Pone

Festival Lives Au Pont 2014 : London Grammar + Mofo Party Plan + Keziah Jones + Method Man & Red Man + Chinese Man + DJ Pone  en concert

Site du Pont du Gard 10 juillet 2014

Critique écrite le par

C'est une grande première pour nous sur le site emblématique du festival Lives au Pont au pied du Pont du Gard, et la programmation nous rend assez curieux tellement elle redéfinit les limites de l'éclectisme ! Effectivement, pour cette quatrième édition, les festivaliers passeront du rap so motherfucker de Method Man & Red Man à la pureté cristalline du groupe british phénomène London Grammar et au groove Hendrixien de Keziah Jones pour finir demain dans la pop acidulée et légère de Metronomy et Phoenix... Un joli programme !

Seront également mis à l'honneur les gagnants d'un tremplin musical organisé en avril dernier à Paloma (Nîmes), qui assureront les premières parties des deux jours de festival, à savoir pour ce soir, les nîmois Mofo Party Plan !




MOFO PARTY PLAN

18h40 Je vois arriver quatre tous jeunes garçons à peine sortis de l'adolescence, avec un bassiste qui commence le set de dos, et à ce moment là, j'ai peur de voir un groupe peu habitué à sortir des répètes dans leur garage... Je me trompais lourdement ! MPP se met en place devant un public assez nombreux pour l'heure, et en discutant avec quelques personnes autour de moi, j'apprends qu'ils sont très connus par les habitants du coin, se produisant depuis quatre ans dans les pubs et petites salles des environs de Nîmes. Et ils le méritent ! Entre les instrus pleins de fraîcheur, le groove presque organique, les rythmes tous droits venus du Mexique, et la voix suave du chanteur, on a un très bon mélange devant nous. On reconnaît bien des influences de vieux rock des années 70-80, ce qui n'est finalement pas surprenant lorsqu'on sait que leur nom s'inspire d'un titre des Red Hot, et c'est tellement bien intégré dans leur univers hyper frais que ça dépote !

Ce ne sont pas des jeunes premiers en fait, ils ont déjà fait les premières parties de groupes confirmés comme The Rapture ou The Foals, auxquels on les compare souvent. Pour cet EP Chupacabra, les six titres sont très acclamés par le public, oui parce que la plupart les connaissent déjà, mais aussi parce que c'est de la vrai bonne musique, avec un propos léger mais affirmé.

Le premier titre, Horses commence très doucement, comme pour cacher ce qui va arriver, et laisser les chevaux exploser juste avant le refrain, faster, faster, faster, ils le promettent et effectivement, le rythme s'emballe pour le plus grand plaisir du public présent qui les suit avec plaisir. A suivre, la chanson Fire, nous plonge dans une atmosphère presque irréelle de douceur alors que Über après une intro à la tension presque sensuelle comme I Want You So Bad I Can't Breathe de Ok Go, ou Secretly de Skunk Anansie, finit par nous réveiller par sa fraîcheur.



"Vous êtes hyper supra sexy, applaudissez-vous svp !!", le chanteur donne l'intro parfaite à Sexy Cuban, aux rythmes tropicaux-rock (?!) à la manière de White Sky de Vampire Week-end et à l'emballée rock acidulée de When you know de Two doors cinema club... "Ce soir, vous serez les monstres collés dans mon putain de cerveau", on voit qu'ils aiment ce qu'ils font, et qu'ils prennent énormément de plaisir à le partager avec le public. De mon côté, la magie a opéré puisque avant la fin du set, j'ai déjà intégré leurs six titres à mes playlist Spotify.

Avant de laisser la place à DJ Pone ancien des Birdy Nam Nam qui assurera chaque changement de scène, les Nîmois finissent en beauté avec Voices et surtout Fire, chanson enivrante qui est depuis ma préférée sur leur EP. Juste avant celle-ci, ils nous offrent une super cover de Never gonna give you up de Rick Astley, ça change de celle des 2B3, et comment dire... Tant mieux !!

Ils le promettent, y'a des putain de bons groupes après nous, alors même si on vous déçoit, on sera avec vous dans la fosse pour danser avec vous tout à l'heure, bel esprit, mais on est vraiment pas déçus par ce groupe que je vais personnellement suivre de près !




KEZIAH JONES

Nous partons vite rejoindre la conférence de presse de London Grammar, et à force d'attendre le groupe qui ne viendra jamais, repoussant de quart d'heure en quart d'heure, je loupe le début du set de Keziah Jones, que je suis via un grand écran placé en face de nous dans l'espace presse.



A peine arrivé, le digne héritier de Jimi Hendrix commence déjà à faire hurler sa guitare comme on aime l'entendre, après un bonjour mi timide, mi confiant. Il commence le premier morceau sobrement baptisé Intro avec un public attentif et plutôt calme, sa voix chaleureuse accompagnant un blues rock simple et efficace. Vient s'ajouter à cela un gros métissage de Funk que j'apprécie vraiment, mise en lumière par la très bonne Funk'N'Circumstance.

À partir du troisième morceau, Dear Mr Cooper, le public se décoince un peu... ça bougeotte par-ci, par-là, n'applaudissant qu'entre chaque chanson pour acclamer le groupe mais finalement c'est peut-être signe qu'ils écoutent vraiment la musique qu'on nous propose non ?



Il a vraiment une manière de jouer à la Hendrix, et pour moi qui n'aurais jamais la chance de le voir en live, c'est juste incroyable.
A suivre, un moment plus calme avec sa deuxième chanson la plus passée en radio avec Beautiful Emilie. Tous les musiciens y vont comme des bourrins, à l'américaine, c'est précis, le geste est parfait, même si au final ça manque un peu de charme. Et c'est vrai qu'après plus de trente minutes, le temps commence à se faire un peu long parce que oui, c'est du très bon son, mais j'ai un peu l'impression d'entendre une seule chanson trop longue...



C'est alors que Mr Jones réveille les esprits et ravive les applaudissements en s'accompagnant de cuivres : saxophones, trompettes et trombones. Après une grosse intro à la batterie, rejoint doucement par la basse puis la guitare, il entame Nollywoodoo puis passe en maître du jumbe pour un titre beaucoup plus tribal, que je ne reconnais pas mais qui doit surement faire partie du nouvel album Captain Rugged, qu'il a justement voulu plus proche de ses racines africaines.

Le public est alerte et enfin animé lorsque Keziah Jones frappe fort avec une superbe jam purement instrumentale... Un passage à la limite du trip hop suivi d'un extraordinaire solo de guitare électrique pour filer ensuite vers des rythmes plus jazzy, avec quelques vocalises mais pas plus. Un régal ! Devant moi, j'ai une sorte d'électron libre qui propose sa musique, qu'elle plaise ou non, à un public segmenté et populaire en même temps. Vêtu d'une cape de toreador, il créé une battle de cris dans la foule right side vs left side qui anime les centaines de personnes devant la scène. On en est à plus de 15 minutes de jam entre trompettes et batterie avec Jones qui chauffe la "salle".



Alors qu'une odeur bizarre s'immisce dans le public, le groupe démarre son titre sans équivoque sur l'apologie de l'herbe sacrée Pass The Joint, avant de faire son rappel sur celle que tout le monde attendait Rythm is Love. Une version à peine étendue et une petite heure de concert qui aura donné la part belle au nouvel album, une expérience plutôt sympa mais que je ne renouvellerai pas s'il ne partage pas l'affiche avec l'une de mes valeurs sures... Parce que malgré la bonne musique, j'ai trouvé le temps un peu long.





Après, le public a droit à un deuxième set de DJ Pone, qui joue les prolongations pour faire patienter en attendant le groupe suivant, et à une intervention en faveur des intermittents du spectacle. J'ai très hâte de voir en live ceux pour qui je suis venue jusqu'ici... London Grammar !!!!!




LONDON GRAMMAR

21h10 Aux premières notes, on sent bien un univers différent se mettre en place... Les anglais, tous jeunes eux aussi, entament leur set avec LA chanson qui les a fait émerger avec près de deux millions d'écoutes sur Soundcloud... Hey Now, qui nous met tous dans un état proche de la méditation, avec un sursaut à l'arrivée de la chanteuse lead Hannah Reid !! Dès ses premières vocalises, sa voix sonne comme une prière aussi pure qu'un cri de détresse qu'on a tellement envie d'écouter encore et encore...



C'est grand silence, presque religieux devant le Pont du Gard...
Sur scène, Hannah et ses deux musiciens Dot Major et Dan Rothman, accompagnent une boîte à rythmes à la guitare, à la batterie et aux clavierx. Leur utilisation de la boîte à rythmes n'est pas faite pour me plaire mais face au son, exquis, que le combo propose, je me console bien vite. Je sais que je vais utiliser des mots assez forts pour décrire ce que j'ai ressenti mais c'est vraiment le cas, ils m'ont conquis en écoutant l'album et m'ont converti à leur paroisse dès la première note. Lorsque Darling Are you Gonna Leave Me démarre, je suis subjuguée, presque choquée par tant de beauté. Comme l'avait fait Teardrop de Massive Attack, Fear de Sarah McLachlan ou l'album An Awesome Wave d'Alt-j avant eux, London Grammar m'emmène très loin et je n'oppose aucune résistance.



Sur Interlude, Dot et Don accompagnent Hannah qui joue au piano, posée dos à la scène, je ne sais pas trop pourquoi elle nous tourne le dos, elle cultive un certain mystère, parle très peu pour garder sa voix, ne disant guère plus que "Salut, ça va ? et merci. Lorsqu'elle quitte le piano pour interpréter Shyer, je me demande si elle nous donne pas subtilement la réponse, serait-ce plus de la timidité que du mystère ?



Les musiciens nous expliquent qu'ils ont failli arriver trop tard au festival, ça aurait été plus que dommage ! Ce concert est une sorte de rêve éveillé. Elle fait signe au public de taper des mains et nous propose de chanter avec eux sur la prochaine, bien connue de ceux qui écoutent un peu les radios, Strong... Un son toujours aussi pur, magnifique, le public remue calmement, comme bercé. Après Flickers, Hannah laisse les garçons pour une improvisation instrumentale, entre trip hop et électro avec juste quelques vocalises dessus ou des samples de sa voix, de là ou je suis je n'arrive pas à savoir si elle est encore sur scène ou pas. Dans tout l'album, et donc le live, la voix fait l'unicité du groupe, les instrus sont plutôt simples et minimalistes, elles subliment la voix, mais ne sont pas au centre de l'attention alors ce jam, c'est une sorte d'occasion inespérée de nous montrer qu'ils jouent. Et bien.



Sights commence avec de lourdes basses via la boîte à rythmes et en buvant sa bière, Hannah introduit Stay Awake en souriant toujours aussi timidement. Tout comme le set de Keziah Jones, le public reste calme mais cette fois-ci, il est comme envoûté. Malgré des chansons bien trop calibrées sur l'album et pas ou très peu réinterprétées, je savoure ce moment et trépigne d'impatience d'entendre la bouleversante Wasting my Young Years, que j'écoute en boucle depuis qu'on me la faite découvrir.

Je ne boude tout de même pas mon plaisir lorsque après avoir insisté sur le fait que c'est une chanson française, les London Grammar reprennent la révélation de la BO de Drive, Nightcall de Kavinsky. Elle provoque évidemment une émulsion du public qui s'emballe et chante tellement fort que j'en ai des frissons... Un combo piano, guitare, voix... tout pour me combler ! Cette voix... cristalline mais profonde... Il y a une telle pluralité dans cette voix ! Aussi à l'aise dans les graves que perchée hautes dans les aiguës... c'est magique. Oui je me répète mais c'est le mot juste. MAGIQUE !!!

Après un changement de guitare, Hannah nous prépare : "Chantez si tu connais"... Yes ! la voila, celle que j'attendais... ! Une intensité pareille est rare ! Avant même la fin de la chanson, le public les salue chaudement et hurle pour les applaudir... Une chose est sûre, ils ne gâchent pas leurs jeunes années ces trois-là... Il reste deux morceaux (seulement ?!?). Miss Reid retourne au piano, toujours dos au public, pour la chanson qui a donné son nom à ce premier album If You Wait, simplement interprétée en piano/voix, tout le monde la chante avec elle alors qu'elle n'est pas connue du tout, mais le public est là pour eux, ils connaissent l'album et ne se sont pas contentés de celles passées en radio.

La dernière de ce live incroyable sera Metal and dust, une superbe découverte rajoutée illico à ma playlist, Hannah reprend sa place devant la scène au micro pour celle-ci et, sans rappel, les Anglais repartent après avoir semé un vent de magie au Pont du Gard. A les entendre en interview, les Français sont un super public, rempli de bienveillance et qui sait apprécier leur musique telle qu'elle est... mais comment pourrait-on en faire autrement ?

Dj Pone reprend la relève avec un set à la niggas in Paris et chauffe clairement le public pour les deux rappeurs à suivre...




METHOD MAN & RED MAN

Autant le dire, je suis certainement la dernière personne au monde capable de parler intelligiblement d'un concert de rap... Alors je vais faire de mon mieux mais ça n'est pas gagné :D Lorsque Method Man demande super poliment Are you ready motherfuckers??, je ne me sens mais alors pas du tout prête ahahah...

Ce qui est évident, c'est que le nombre de festivaliers a presque doublé pendant que je me laissais envoûter par le groupe précédent... c'est un site comble qui attend les rappeurs. Ce duo mythique originaire de New York est très attendu et dès les premières secondes, ils font ce qu'ils veulent de la foule de motherfuckers devant eux... ! Ils "nous" font répéter "Say i love hip hop and blow your hands up in the sky !, les morceaux s'enchainent sans cesse, le flow est fluide est la parole implacable, je suis incapable de reconnaître une chanson d'une autre sachant que les titres Ay yo, A lil Bit, Errbody Scream, sont sensiblement ce qu'ils disent tout au long du concert !



Particulièrement bien pensé, ils balancent leurs bouteilles d'eau façon Champagne shower alors qu'une tripotée de photographes accrédités sont dessous et profitent de la douche sur leur équipements hors de prix... la bonne idée !



"Is france the place to be tonight ???" hurlent-ils juste avant de balancer un bon gros son qui déchaîne les foules pour la toute première fois depuis le début du festival ! C'est pas mal même si pour moi, la plupart du temps, ce sont des chauffeurs de salle très bien payés... finalement, je reconnais lorsqu'ils chantent leur tube Ay Yo, la foule est en transe ! Ils continuent de plus belle avec la seule que moi je connais, j'ai un peu honte de le dire... Big Dogs avant de nous embarquer dans une chronologie du rap/hip hop... 1982, puis 1984 et ça continue... "we don't only like to do the new shit, we love the old shit". Après une chorégraphie synchro qui va bien, avec du vrai champagne et sans photographe dessous, j'entends une ribambelle de Fuck you qui n'est pas une chanson mais qui accompagne Y.O.U.... C'est qu'ils sont poètes avec ça... Lucky me ! Voilà qu'ils pètent sur scène maintenant, mais ça m'est égale, le Pont du Gard illuminé la nuit est une vue imprenable, je vais me focaliser là-dessus !



Vers la fin de ce concert particulièrement long, (juste pour moi ?) le public semble se lasser un peu mis à part le devant de la fosse et quelques inconditionnels de l'ancien du Wu Tang Clan. C'est tellement bizarre de les voir chanter sur cette bande son, qu'ils baissent à souhait pour faire chanter le public... j'ai l'impression d'être un peu rabat-joie mais est-ce vraiment un live sans aucun musicien ?



Dieu merci, ça sonne la fin de mon calvaire avec une reprise de Good time de Chic, c'est plutôt cool mais ça fait longtemps que j'ai décroché. Ce "concert" se termine tellement brutalement que je demande si on leur a pas tout simplement coupé le micro... Dans tous les cas, je suis contente de passer au groupe suivant... sachant qu'en plus il s'agit d'un des groupes phares, et sinon le groupe éponyme du label de chez nous Chinese Man !



Pendant le changement de scène jumelé à un nouveau set de DJ Pone, qui mixe entre autres Jump Around et Still D.R.E., une bande de jeunes essaye de se faufiler à l'espace presse pour assister à la conférence de presse de leurs idoles américaines, avant de changer d'avis parce que "Y'a les condés..." Ah ah ah, entre ça et les joints qui tournent de partout, j'aurais vraiment eu un cliché du concert de rap !





CHINESE MAN


00h10 Sans lumière, le set des trois DJS du label indépendant commence avec une section cuivre faite de deux musiciens... youhouu un live, un vrai, avec derrière eux, une mise en scène sur écran qui sublimera le live d'un bout à l'autre !

"Big up la famille", c'est vrai qu'ils sont un peu a la maison dans le sud de la France et le public, que j'accompagne chaudement, les acclame à leur juste valeur ! Contrairement au groupe précédent, je sais ce que je vais voir ici, et j'ai vraiment hâte d'en profiter. Depuis l'année dernière ou j'avais changé mon image d'un live de Dj avec les excellents nantais C2C, et depuis l'émergence du groupe Deluxe, porté par leur label, je m'intéresse de près à ces sympathiques Chinese Man.



Ça commence avec quelques notes aux pianos et des samples de voix pour One past, une chanson douce qui nous met dans l'ambiance pour Get Up accompagné du rappeur Tumi et de petites voix trafiquées sur les refrains. Refrains que tout le public connaît et chante en chœur avec ses drôles de personnages sur les écrans de fond de scène !

Les trois DJs ont la banane, les cuivres agrémentés de percussions qu'ils balancent groovent vraiment bien ensemble ! Déjà bien ambiancés, les festivaliers s'animent sur un de leur mix les plus connus Miss Chang aux rythmes hip hop et asiatiques... encore un de ces mélanges improbables qui payent ! On se laisse hyper bien embarquer dans ce son à la cool, celui des soirées entre amis avec quelques pack de bières et des samples reggae. Ça continue avec une grosse intro cuivres et bass et l'arrivée d'un nouveau rappeur au flow plutôt DanceHall que Hip Hop.

Après un morceau presque entièrement mixé à base de samples dignes du Coco bongo (celui de The Mask, pas du prado hein !) pour la chanson Pudding, ils reprennent Good Time à leur sauce, ce sera donc la deuxième fois qu'on se l'approprie ce soir, mais je préfère celle-ci sans hésiter ! S'ensuit un morceau plus électro à la Skrillex suivi de Independant music pendant lequel le groupe souligne avec fierté qu'ils célèbrent le dixième anniversaire du label, fierté d'être restés indépendants évidemment !
Independant music free up the world !!

Juste après avoir improvisé un mix sur la très célèbre Via con me de Paolo Conte, les DJ plonge la scène dans le silence et le noir le plus complet... et je sais ce qui nous attend... leur mixe phare tout fait en live avec plus de musiciens I've got that tune ! Tout comme dans le clip, Betty Boop s'agite sur les écrans alors que sonnent les accords de Modern Times sur lesquels la chanson prend vie ! Les rappeurs chantent dessus et font chanter le public... et lorsque le public chante tout seul pour saluer le groupe, ils savourent leur réussite de plus belle...

"Vous en voulez une dernière ? Alors soyez prêts à mettre le bordel !!!"... la dernière n'est autre que la reprise du tube dans une version étendue avec choré de tout le groupe, cuivres, rappeurs et DJs. Une jolie symbiose qui nous laisse tous avec le sourire et l'envie de les revoir ! Une belle découverte, un vrai live de DJ que je conseillerais, et la seule fois ou j'ai pu le faire c'était encore pour les quadruples champion du monde C2C... C'est dire comme la barre est haute... et atteinte !





Alors que la fatigue commence à se faire sentir après plus de 7 heures de festival, nous sommes tous les trois déçus en nous rendant compte que le dernier nom sur l'affiche, James Blake, que nous attendions comme le Messie ou presque, n'est autre que le nouveau projet électro du prodige. On voit donc un Blake derrière les platines, mais pas de Retrograde... Dommage... ! James, ça n'est que partie remise... on a de toutes façons assez d'émotions pour la soirée...

En partant j'aperçois le bus de Phœnix, un des groupes de demain, and the show must go on...

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