Critique de concert Festival Strie Dent : Antiforfora + Yokozuna + Cherry But No Cake + Conger! Conger! + Pord + Nitwits

Strie Dent Festival : 3 soirs Experimental Punk Noise Alternatif Hardcore!!!!
Par L Embobineuse, Enthropy, Assos Y Song et Katatak
Vendredi 4 juin, Enthropy 21h : Antiforfora (punk Expe.),
Yokozuna(Post Punk Noisy, Londres),CherryButNoCake(IndiePunk Rock, Paris Londres)
Samedi 5 juin, Enthropy 21h : Nitwits (Pop Punk Indie), Pord (Rock Hardcore), Conger!Conger! (Alternatif Rock)
Dimanche 6, L Embobineuse : Dupex (Rock Post Noise), Masakari (Punk HardcoreMetal), Le Club des Gens Speciaux (NoiseRock)
Après un début de semaine assez lourd à gérer, voila que commence le Festival Strie Dent (2#Edition). The most secret Festival in Marseille City. De quoi faire un peu d'ombre au Festival de soleil que nous promet Noailles et l'été.
La première soirée devrait être assez paisible, oui, de la kitchen music indé, celle qu'on fait tourner en boucle pendant qu'on fait cuire ses nouilles. Bon. Arrivée devant la salle, à l'Enthröpy, il y a un peu de monde devant, dont un prêtre. C'est pour les derniers sacrements, ou bien la salle a besoin d'être passée à l'eau bênite? en tout cas, bravo, car la chaleur et son vêtement ne s'accordent pas trop. Si il y a du monde devant, je ne vais pas tarder à comprendre pourquoi : il fait à l'intérieur une chaleur moitifiante, un peu comme dans un sauna finlandais.
Dedans aussi, un peu de monde, pas trop les mêmes visages que d'habitude, à l'exception de quelques piliers indéboulonnables, et encore, il en manque un peu, pour le moment mais il est encore tôt. Enfin, le premier groupe commence, il faut bien. Ils ont une drôle de dégaine, un peu comme des touristes du centre de la France qui viendraient se promener à Marseille et plus particulièrement à Endoume dans le petit train. Doivent pas être bien féroces, ceux là. Et bien, détrompe toi, Ginette! ils font dans le vacarme, le gros, même si par moment ça ralentit dans la déstructure au point que notre amie Delphine s'endort au comptoir, c'est assez énorme et jouissif. De temps en temps, le bassiste s'empare d'un espèce de sax et en tire des sons d'un funk qui fusionne dans cette power punkypop tambouille. Même un titre assez ska, qui fait un peu plus décoller le public ah, les gens aiment ça, le ska à sax! étrange, hein. Ceux là, c'est Antiforfora, nous disent ils, presque au moment de finir leur set.
Malgré leur dégaine à chier, ça en jette. Je dis ça, parce que en fait, il y a comme un laisser aller, dans la sape, chez tous ces groupes indé, en général, mais ce soir, c'est une apothéose! un feu d'artifice. On se croirait chez les bohèmes new yorkais en 72 ou 75,ou même de toujours, plutôt (si, si j'y étais, de quoi?, vous me croyez pas???) et c'est certainement un effet soigneusement étudié, ou alors il faudrait qu'ils vendent plus de disques pour s'acheter au moins des shoes.
Pas grave.
On a à peine le temps de se faufiler au comptoir récupérer un peu de liquide, que sans sourciller ça reprend, alors là, ma mémoire me fait défault, je ne sais plus si c'est Cherry But No Cake ou Yokozuna, tout ce que je peut dire, c'est que à partir de là, tout le monde est bien hot, et que ça démarre en trombe. Cherry but no Cake, c'est assez hardcore mais dans le style grungy américain, avec un mec en slip et les autres, Yokozuna, il me semble quand même que c'est eux qui ont terminé la soirée, ils nous laissent sur les rotules, le chanteur, qui ressemble un peu vaguement à Fat Freddy des Freaks Brothers mais sans la barbe fait même des pointes grind, et c'est trop puissant.
On est bien obligés, après ça de rester un moment pour se réhydrater, avant de reprendre la route vers la maison, parce que les organisateurs n'ont pas prévu de camping. A demain pour le second volet.
Qui a lieu le samedi. Durs moments que ces matinées où l'on est obligés d'être actifs dans une vie parallèle, de se lever et de manger le midi, par exemple, puis d'aller voir des trucs, styles des showcases de rock chez des disquaires, faire des aller retour en
voiture un peu dans le flou, limite de la rupture du conscient.
Bref, il est tout de même plus de 22h lorsque j'arrive en vue d'Enthröpy, puisque c'est là où le Festival a élu domicile, et moi aussi, pour ces 2 premiers soirs. Je me dis que ces gens, que ce soit Enthröpy ou Assos Y Song ou Katatak, organisateurs de cette fulminante programmation, ne manquent pas d'estomac, de balancer, en début d'été, un festival Indé Hardcore dans la ville de la pétanque et du AreuNbee, la ville où le rock, c'est Massilia Sound System, pour les indigènes. Vous ne vous rendez pas compte, peut être, mais ça relève d'un sacré courage ou d'une bonne dose d'inconscience! En tout cas, ce soir, le ciel est comme une chappe de plomb, lourde et ténébreuse, qui vous pèse sur les épaules et vous inonde, même sans bouger. Dans les murs d'Enthröpy, c'est un enfer plutôt sympathique qui m'accueille, avec les Conger !Conger! dont j'ai raté la moitié du set et une salle bondée et frémissante. Une bonne chaleur humaine se dégage et de la scène et du public en ovation et je décide de rester là toute ma vie. Le batteur chanteur du groupe ressemble à un étrange animal lunatique et change de voix et de tête à volonté et leur musique est pleine de variations et de finesse qui vous font larguer les amarres, quelques part, vers l'Ouest.
Vite vite, direct derrière, Pord enchaîne, sans qu'on puisse reprendre son souffle, ce soir, le curé est en civil et il ne pourra pas donner d'extrême-onction. Grave! tout le monde tripe, en transe est toute l'avant scène remue comme un seul homme dans des jets de bière à tirs constants.
Lorsque les Nitwits commencent, juste derrière, plus personne, je crois, n'a un poil de sec, et c'est encore pire à la fin de ce fuckin good set of fire. Je ne les avait pas vu depuis un moment et j'avais oublié comme ils étaient bons, c'est rêche, râpeux et voluptueux à la fois, limite noise, qui fait bondir et danser dans tous les sens. Il faudrait prévoir des vestiaires, porter des maillots de bain, se jeter dans la fontaine des Réformés et y faire des soirées bain moussants pendant que des fanfares de grind core pousseraient des hurlements stridents.
Comme on se fait éjecter, tant pis, je me fond dans la nuit noire et paisible. Demain, dans d'autres lieux, ma vie élira domicile.
Demain, c'est tout de suite.
Par L Embobineuse, Enthropy, Assos Y Song et Katatak
Vendredi 4 juin, Enthropy 21h : Antiforfora (punk Expe.),
Yokozuna(Post Punk Noisy, Londres),CherryButNoCake(IndiePunk Rock, Paris Londres)
Samedi 5 juin, Enthropy 21h : Nitwits (Pop Punk Indie), Pord (Rock Hardcore), Conger!Conger! (Alternatif Rock)
Dimanche 6, L Embobineuse : Dupex (Rock Post Noise), Masakari (Punk HardcoreMetal), Le Club des Gens Speciaux (NoiseRock)
Après un début de semaine assez lourd à gérer, voila que commence le Festival Strie Dent (2#Edition). The most secret Festival in Marseille City. De quoi faire un peu d'ombre au Festival de soleil que nous promet Noailles et l'été.
La première soirée devrait être assez paisible, oui, de la kitchen music indé, celle qu'on fait tourner en boucle pendant qu'on fait cuire ses nouilles. Bon. Arrivée devant la salle, à l'Enthröpy, il y a un peu de monde devant, dont un prêtre. C'est pour les derniers sacrements, ou bien la salle a besoin d'être passée à l'eau bênite? en tout cas, bravo, car la chaleur et son vêtement ne s'accordent pas trop. Si il y a du monde devant, je ne vais pas tarder à comprendre pourquoi : il fait à l'intérieur une chaleur moitifiante, un peu comme dans un sauna finlandais.
Dedans aussi, un peu de monde, pas trop les mêmes visages que d'habitude, à l'exception de quelques piliers indéboulonnables, et encore, il en manque un peu, pour le moment mais il est encore tôt. Enfin, le premier groupe commence, il faut bien. Ils ont une drôle de dégaine, un peu comme des touristes du centre de la France qui viendraient se promener à Marseille et plus particulièrement à Endoume dans le petit train. Doivent pas être bien féroces, ceux là. Et bien, détrompe toi, Ginette! ils font dans le vacarme, le gros, même si par moment ça ralentit dans la déstructure au point que notre amie Delphine s'endort au comptoir, c'est assez énorme et jouissif. De temps en temps, le bassiste s'empare d'un espèce de sax et en tire des sons d'un funk qui fusionne dans cette power punkypop tambouille. Même un titre assez ska, qui fait un peu plus décoller le public ah, les gens aiment ça, le ska à sax! étrange, hein. Ceux là, c'est Antiforfora, nous disent ils, presque au moment de finir leur set.
Malgré leur dégaine à chier, ça en jette. Je dis ça, parce que en fait, il y a comme un laisser aller, dans la sape, chez tous ces groupes indé, en général, mais ce soir, c'est une apothéose! un feu d'artifice. On se croirait chez les bohèmes new yorkais en 72 ou 75,ou même de toujours, plutôt (si, si j'y étais, de quoi?, vous me croyez pas???) et c'est certainement un effet soigneusement étudié, ou alors il faudrait qu'ils vendent plus de disques pour s'acheter au moins des shoes.
Pas grave.
On a à peine le temps de se faufiler au comptoir récupérer un peu de liquide, que sans sourciller ça reprend, alors là, ma mémoire me fait défault, je ne sais plus si c'est Cherry But No Cake ou Yokozuna, tout ce que je peut dire, c'est que à partir de là, tout le monde est bien hot, et que ça démarre en trombe. Cherry but no Cake, c'est assez hardcore mais dans le style grungy américain, avec un mec en slip et les autres, Yokozuna, il me semble quand même que c'est eux qui ont terminé la soirée, ils nous laissent sur les rotules, le chanteur, qui ressemble un peu vaguement à Fat Freddy des Freaks Brothers mais sans la barbe fait même des pointes grind, et c'est trop puissant.
On est bien obligés, après ça de rester un moment pour se réhydrater, avant de reprendre la route vers la maison, parce que les organisateurs n'ont pas prévu de camping. A demain pour le second volet.
Qui a lieu le samedi. Durs moments que ces matinées où l'on est obligés d'être actifs dans une vie parallèle, de se lever et de manger le midi, par exemple, puis d'aller voir des trucs, styles des showcases de rock chez des disquaires, faire des aller retour en
voiture un peu dans le flou, limite de la rupture du conscient.
Bref, il est tout de même plus de 22h lorsque j'arrive en vue d'Enthröpy, puisque c'est là où le Festival a élu domicile, et moi aussi, pour ces 2 premiers soirs. Je me dis que ces gens, que ce soit Enthröpy ou Assos Y Song ou Katatak, organisateurs de cette fulminante programmation, ne manquent pas d'estomac, de balancer, en début d'été, un festival Indé Hardcore dans la ville de la pétanque et du AreuNbee, la ville où le rock, c'est Massilia Sound System, pour les indigènes. Vous ne vous rendez pas compte, peut être, mais ça relève d'un sacré courage ou d'une bonne dose d'inconscience! En tout cas, ce soir, le ciel est comme une chappe de plomb, lourde et ténébreuse, qui vous pèse sur les épaules et vous inonde, même sans bouger. Dans les murs d'Enthröpy, c'est un enfer plutôt sympathique qui m'accueille, avec les Conger !Conger! dont j'ai raté la moitié du set et une salle bondée et frémissante. Une bonne chaleur humaine se dégage et de la scène et du public en ovation et je décide de rester là toute ma vie. Le batteur chanteur du groupe ressemble à un étrange animal lunatique et change de voix et de tête à volonté et leur musique est pleine de variations et de finesse qui vous font larguer les amarres, quelques part, vers l'Ouest.
Vite vite, direct derrière, Pord enchaîne, sans qu'on puisse reprendre son souffle, ce soir, le curé est en civil et il ne pourra pas donner d'extrême-onction. Grave! tout le monde tripe, en transe est toute l'avant scène remue comme un seul homme dans des jets de bière à tirs constants.
Lorsque les Nitwits commencent, juste derrière, plus personne, je crois, n'a un poil de sec, et c'est encore pire à la fin de ce fuckin good set of fire. Je ne les avait pas vu depuis un moment et j'avais oublié comme ils étaient bons, c'est rêche, râpeux et voluptueux à la fois, limite noise, qui fait bondir et danser dans tous les sens. Il faudrait prévoir des vestiaires, porter des maillots de bain, se jeter dans la fontaine des Réformés et y faire des soirées bain moussants pendant que des fanfares de grind core pousseraient des hurlements stridents.
Comme on se fait éjecter, tant pis, je me fond dans la nuit noire et paisible. Demain, dans d'autres lieux, ma vie élira domicile.
Demain, c'est tout de suite.
Signature : missjwl333le 07/06/2010
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>> Réponse (le 10/06/2010 par damien) Juste pour dire que vendredi c'était cherry but no cake qui a fini cette soirée sur scène... > Réagir à cette critique

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