Accueil Chronique de concert Festival Transfer : Trisomie 21 + Le Villejuif Underground + HMLTD + Dollkraut
Vendredi 20 avril 2018 : 10649 concerts, 24950 chroniques de concert, 5210 critiques d'album.

Chronique de Concert

Festival Transfer : Trisomie 21 + Le Villejuif Underground + HMLTD + Dollkraut

Festival Transfer : Trisomie 21 + Le Villejuif Underground + HMLTD + Dollkraut en concert

Transbordeur Club, Lyon 3 Mars 2018

Critique écrite le par

En ce deuxième jour du Festival Transfer qui se tenait au Transbordeur, c'est dans l'Espace Club que se tint la scène. Après l'annulation de la Late Night, le public n'est pas aussi nombreux que la veille où tout se jouait dans la Grande Salle.

Le Villejuif Underground

La soirée démarre avec Le Villejuif Underground dans une atmosphère engageante, sans trop de monde tout de même mais pour les spectateurs qui sont là, c'est parfait. Le projet - signé chez Born Bad Records - est conduit par l'Australien Nathan Roche avec trois compères parisiens. L'indolence renvoyée par les cordes vocales de Mister Roche soulève le coeur de l'auditeur béat, qui se laisse joyeusement embarqué par ces mélodies faussement lymphatiques. En vérité, le rythme déconcerte par sa facilité. Le tempo est ample, la voix suave, ça séduit sur des vapeurs sixties. Et si on se laisse aller dans cette torpeur bien sympathique, les balades continues du chanteur entre la scène, la fosse et le bar nous maintiennent énergiques. Le set proposé par Le Villejuif Underground n'est pas surprenant, dans le sens où l'on est pas étonné par ce qui peut se passer dans la mélodie. Aucune trépidation de ce côté-là, le public est plutôt entraîné par la fluidité de leur cadence. Les 3 comparses du chanteur dressent un paysage suffisamment liquide pour que l'on coule tous en choeur.



HMLTD

C'est au tour de HMLTD d'entrer en scène. Au nombre de 6, les Britanniques Happy Meal Limited entrent en grande cérémonie. L'aura exhalée par le groupe n'est pas sans produire son effet. On se retrouve à jouer les Janet et Brad du Rocky Horror Picture Show, invités d'un spectacle burlesque. Si le format du concert est en lui-même un défilé de figures cocasses (Henry Spychalski, le chanteur, ne lésine pas sur l'enchaînement des costumes). On se demande d'ailleurs s'il s'agit d'un strip tease car il y a de multiples couches qui s'enlèvent (le képi, la chemise blanche, le haut en cuir...). On reste finalement sur une touche à la Tim Curry du Rocky Horror Show. La musique est explosive, éclectique, bien à l'image de cette schizophrénie visuelle. On passe d'un rythme à l'autre au sein d'un même morceau. "Too the door" et "Satan, Luella and I" en sont des exemples typiques.



Le premier démarre sur un punk exalté avant de rejoindre un canal électronique plus engourdi avant de repartir de plus belle, tandis que le deuxième morceau oscille entre ballade du blues man solitaire et répertoire cabaresque où les choeurs ne sont pas sans rappeler ceux d'un certain Leonard Cohen. Au sein d'une musique délicieusement aliénée, on passe par différentes textures sonores qui suintent l'électronique, le glam, le goth, la pop... En vérité, on ne sait pas trop et on s'en contente bien puisque tout se correspond dans cette ouverture hétéroclite, à la fois sonore et visuelle. Si les Villejuif Underground nous proposait une immersion dans un univers particulier, HMLTD provoque, lui, la surprise lors de son show.



Trisomie 21.

Quand le groupe anglais achève le set, un retour à la lumière et aux esprits nous remet en tête le passage prochain de Trisomie 21. On a vraiment hâte ! On se dit tout bas : "les voilà enfin !" Le groupe arrive tout en élégante sobriété, à l'image du dernier album. La scénographie est pour le moins minimaliste. Les musiciens sont nimbés d'un éclairage subtil sur un fond noir statique de leur logo. Le jeu ne sera pas dans les formes mais dans les ondes. La voix enivrante de Phillipe Lombrez résonne. Je me disais qu'il était bien chouette cet "Elegance never dies" sorti en novembre dernier et ce que j'en entends de ce soir m'aura tout autant accroché. C'est un peu ça la magie du Trisomie 21: une esthétique magnétique.



Il y a quelque chose de singulier mais c'est plus au niveau de l'expérience ressentie par l'écoute qu'un effet/rythme sonore ou qu'une admiration pour les textes. Nous aurons droit au très beau morceau "La Fête Triste" en prime ! Ma foi, ça transporte et on s'éloigne tout doucement le temps d'une fête foraine mélodieuse.



Dollkraut

La soirée se termine avec Dollkraut. Après un groupe revenu sur des ondes plus tempérées (Trisomie 21) que ne l'étaient les vagues soniques d'HMLTD, Pascal Pinkert, le leader du groupe, nous entraîne dans son Dollkraut, aux influences diverses mais où l'image mentale cerne des figures de la nuit et l'ombre d'un cinéma d'horreur. En écoutant son dernier album "Holy Ghost People", sorti en 2017, le morceau "Oblivio" pourrait nous mener carrément dans les sentiers d'une transe science-fictionnelle façon seventies tandis que d'autres morceaux comme "Red Girl" ou "Beggarman" nous amènent le long des côtes type BO de séries animées des années 80.



Le set en lui même de Dollkraut n'était pas forcément plus palpitant que ça, cela manquait peut-être de singularité. Malgré tout, c'était idéal pour clore la soirée en raison du son lourd, parfait pour faire perdurer l'euphorie du festival. Mais à reconsidérer la musique du Dollkraut, voir un de ses lives et l'écouter de manière intimiste sont deux manières complètements différentes pour l'appréhender. Le charme de cette musique me semble davantage être dans son écoute privée. Le son devient plus intense, voire hypnotique...






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