Critique de concert Fiesta des suds : Féfé + Caravan Palace + Baster + Nina Hagen

Soirée assez décevante en ce qui me concerne.
N'ayant pas trouvé sur le site de la Fiesta l'ordre de passage des groupes mais en me souvenant que les années précédentes les têtes d'affiches (Patti Smith, Herbie Hancock...) jouaient tôt je pensais bien faire en arrivant en début de soirée sur le site.
Et là, premier couac, Nina Hagen ne joue qu'à minuit, et toute sortie est définitive, le temps risque de paraître long sans autres groupes qui m'intéressent vraiment.
Crainte un peu dissipée avec le bon (quoique court) concert de Féfé, ex-Saian Supa Crew dont j'ai aimé les disques et concerts.
Pas encore écouté son album solo, c'est donc avec curiosité que je découvre sa nouvelle direction musicale, plus folk-blues que rap, dans un style qui rappelle un peu ce qu'à fait Everlast après House Of Pain.
Rien de vraiment extraordinaire mais c'est mélodique, touchant, frais, bien agréable.
Ses morceaux "Jeune à la retraite", "Clichés", "Dans ma rue" sont entraînants tout comme ses reprises ("The way you make me feel" de Michael Jackson, "I got a woman" de Ray Charles), malgré un accent couci-couça.
Une demi surprise parce pas très éloignée de ce qu'il avait commencé avec son crew, peut être davantage appréciable dans une salle plus intime (il passe le 28 au Nomad Café).
La suite est embarrassante, le chapiteau se remplit pour Caravan Palace dont le succès sur disque m'avait déjà paru disproportionné.
Une musique totalement décorative, du genre de celles qui pourrissent les compilations lounge, mélange de jazz manouche et d'electro sans aspérités et sans âme.
Visuellement on les croirait sortis d'un film de Jeunet ou Christophe Honoré tandis que musicalement (enfin, c'est un grand mot) c'est un mix indigeste entre Pink Martini et Lou Bega ou J-Five, un cauchemar que je n'ai pu subir plus d'une demi heure.
Du coup, même si ce n'était pas à priori ma tasse de thé, j'ai bien apprécié dans la petite salle (pas très remplie hélas) les Réunionnais de Baster.
Ne comprenant ni le Créole ni ne connaissant rien de la "Figure mythique du reggae Maloya", j'ai juste bien aimé le coté chaloupé de leur musique qui sonnait authentique, elle.
Minuit arrive enfin, l'heure de voir pour la première (et dernière c'est certain) fois la figure emblématique du rock Allemand pré-chute du mur.
Trop jeune pour l'avoir vu à sa grande époque, je suis comme la plupart décontenancé par les premières minutes du concert.
Ce n'est pas une icône punk qui débarque mais une folkeuse évangéliste des plus embarrassantes, guitare acoustique à la main et subversion absente.
On croit à une mauvaise blague mais elle s'éternise sur la moitié du show, plus proche d'un Patrick "Jésus revient" Bouchitey que des psaumes chantés par Nick Cave, dur dur.
Là où un "Ave maria" (assez beau) aurait largement suffi pour faire passer son message, on aura droit entre deux diatribes anti nucléaires bien naïves à du préchi précha interminable.
Dommage pour les autres reprises, plutôt réussies de "Killer" d'Adamsky (le seul bon morceau jamais chanté par Seal), "Hasta siempre Che Guevara", "Riders on the storm", ou un "My way" Sid Viciousien.
Regrettable également que son répertoire original soit si peu revisité, les toujours fantasques "Hold me" et "Berlin" ne font pas oublier l'absence étonnante de son "African reggae".
Pas de huée pour cette autrefois grande provocatrice mais des silences gênés et des têtes qui en disaient long sur la déception générale, sheiße !
Une seule consolation dans cette soirée mitigée, le son, si critiquable lors de Marsatac, était très correct pour chacun des concerts, espérons que pour les prochains soirs le reste suivra.
N'ayant pas trouvé sur le site de la Fiesta l'ordre de passage des groupes mais en me souvenant que les années précédentes les têtes d'affiches (Patti Smith, Herbie Hancock...) jouaient tôt je pensais bien faire en arrivant en début de soirée sur le site.
Et là, premier couac, Nina Hagen ne joue qu'à minuit, et toute sortie est définitive, le temps risque de paraître long sans autres groupes qui m'intéressent vraiment.
Crainte un peu dissipée avec le bon (quoique court) concert de Féfé, ex-Saian Supa Crew dont j'ai aimé les disques et concerts.
Pas encore écouté son album solo, c'est donc avec curiosité que je découvre sa nouvelle direction musicale, plus folk-blues que rap, dans un style qui rappelle un peu ce qu'à fait Everlast après House Of Pain.
Rien de vraiment extraordinaire mais c'est mélodique, touchant, frais, bien agréable.
Ses morceaux "Jeune à la retraite", "Clichés", "Dans ma rue" sont entraînants tout comme ses reprises ("The way you make me feel" de Michael Jackson, "I got a woman" de Ray Charles), malgré un accent couci-couça.
Une demi surprise parce pas très éloignée de ce qu'il avait commencé avec son crew, peut être davantage appréciable dans une salle plus intime (il passe le 28 au Nomad Café).
La suite est embarrassante, le chapiteau se remplit pour Caravan Palace dont le succès sur disque m'avait déjà paru disproportionné.
Une musique totalement décorative, du genre de celles qui pourrissent les compilations lounge, mélange de jazz manouche et d'electro sans aspérités et sans âme.
Visuellement on les croirait sortis d'un film de Jeunet ou Christophe Honoré tandis que musicalement (enfin, c'est un grand mot) c'est un mix indigeste entre Pink Martini et Lou Bega ou J-Five, un cauchemar que je n'ai pu subir plus d'une demi heure.
Du coup, même si ce n'était pas à priori ma tasse de thé, j'ai bien apprécié dans la petite salle (pas très remplie hélas) les Réunionnais de Baster.
Ne comprenant ni le Créole ni ne connaissant rien de la "Figure mythique du reggae Maloya", j'ai juste bien aimé le coté chaloupé de leur musique qui sonnait authentique, elle.
Minuit arrive enfin, l'heure de voir pour la première (et dernière c'est certain) fois la figure emblématique du rock Allemand pré-chute du mur.
Trop jeune pour l'avoir vu à sa grande époque, je suis comme la plupart décontenancé par les premières minutes du concert.
Ce n'est pas une icône punk qui débarque mais une folkeuse évangéliste des plus embarrassantes, guitare acoustique à la main et subversion absente.
On croit à une mauvaise blague mais elle s'éternise sur la moitié du show, plus proche d'un Patrick "Jésus revient" Bouchitey que des psaumes chantés par Nick Cave, dur dur.
Là où un "Ave maria" (assez beau) aurait largement suffi pour faire passer son message, on aura droit entre deux diatribes anti nucléaires bien naïves à du préchi précha interminable.
Dommage pour les autres reprises, plutôt réussies de "Killer" d'Adamsky (le seul bon morceau jamais chanté par Seal), "Hasta siempre Che Guevara", "Riders on the storm", ou un "My way" Sid Viciousien.
Regrettable également que son répertoire original soit si peu revisité, les toujours fantasques "Hold me" et "Berlin" ne font pas oublier l'absence étonnante de son "African reggae".
Pas de huée pour cette autrefois grande provocatrice mais des silences gênés et des têtes qui en disaient long sur la déception générale, sheiße !
Une seule consolation dans cette soirée mitigée, le son, si critiquable lors de Marsatac, était très correct pour chacun des concerts, espérons que pour les prochains soirs le reste suivra.
Signature : samile 18/10/2009
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Photographe : -clo-
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>> Réponse (le 20/10/2009 par Boby) Faut pas abuser non plus au niveau de Caravan Palace... Ce n'était pas si mauvais que ça. Que Nina Hagen ait été nulle, décevante, banale je veux bien mais Caravan Palace je m'y oppose. La musique passait bien, le public était réactif et l'ambiance était là du début à la fin. > Réagir à cette critique


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