Critique de concert Fleshtones + Jolis

Ceux qui ne faisaient pas partie de la bande à Tai Luc ce Vendredi à l’Espace Julien s’étaient donnés rendez-vous au Poste pour applaudir le show des rétro punkers Fleshtones .
Les Jolis, quatuor de bacheliers marseillais ouvrent le bal ; leurs nombreux concerts en territoire conquis leur assure l’adhésion du public et les encouragements turbulents de leurs camarades de classe.
Ravissants costumes et charmante prestance scénique (n’est ce pas), les Jolis -dandys distillent un garage-rock policé à la voix criarde, limite inaudible (raah flûte, je me plante de groupe..), bref comme on aime.
Le chanteur mimique, sautille, avec une gaucherie communicative. Même si les morceaux souffrent d’un certain effet miroir, la relève est amorcée.
Changement de continent et de génération, place aux impétueux Fleshtones . On leur fera grâce du ‘H’ manquant sur leur nom au marqueur chattertoné à la batterie ; dès le premier morceau, on l’aura même totalement oublié, tellement leur prestation est ébouriffante.
Chanteur enfiévré de vibrations éthyliques, harmonicant et pianotant sur un orgue Farfisa (clavier en bois au son rétro, utilisé notamment par d’illustres inconnus comme les Pink Floyd ) ; un guitariste tout de glam vêtu : boots, béret et guitare argentés avec en cerise (du pompon) une énergique voix aiguë ; un bassiste et un batteur montés sur ressort complètent le tableau animé.
Leur set ressemble à une explosion de riffs, de sons, de notes endiablés, chaque morceau semblant ne pas finir ; coup de massue sur chœurs litaniques et enchaînements fébriles.
Ça danse en chorégraphie bien huilée, twiste, saute, crie, envahit la salle, pogote, montre son cul, flatte des épaules moites, blague et finit par slamer, entre une reprise vitaminée de Led Zeppelin ( Communication Breakdown ) et quelques beaux lancers de jambes.
Mais la gym ne leur suffit plus, le grand jeu de ce soir consiste à poursuivre du regard la fugue inopinée des Fleshtones : voilà que Peter le chanteur laisse la place à l’homme-micro des Jolis , puis deux belles plantes sont choisies dans l’assistance publique pour assurer la manutention de la guitare et de la basse, tandis que nos quatre new-yorkais investissent anarchiquement les lieux, au fond des coulisses ou en haut de la régie.
C’est l’hystérie collective : les mouvements de foule forment de déferlantes invincibles dans un espace-temps aux nouvelles normes déjantées.
Les Fleshtones honorent deux rappels et rallongent leur show avec des airs de grands gamins ravis. Ce soir, nous n’avons pas fait des pompes, mais nous repartons moulinés et ravis comme après une furieuse tempête dont nous sommes sortis vivants.
Photos : Emmy Etié
Les Jolis, quatuor de bacheliers marseillais ouvrent le bal ; leurs nombreux concerts en territoire conquis leur assure l’adhésion du public et les encouragements turbulents de leurs camarades de classe.
Ravissants costumes et charmante prestance scénique (n’est ce pas), les Jolis -dandys distillent un garage-rock policé à la voix criarde, limite inaudible (raah flûte, je me plante de groupe..), bref comme on aime.
Le chanteur mimique, sautille, avec une gaucherie communicative. Même si les morceaux souffrent d’un certain effet miroir, la relève est amorcée.
Changement de continent et de génération, place aux impétueux Fleshtones . On leur fera grâce du ‘H’ manquant sur leur nom au marqueur chattertoné à la batterie ; dès le premier morceau, on l’aura même totalement oublié, tellement leur prestation est ébouriffante.
Chanteur enfiévré de vibrations éthyliques, harmonicant et pianotant sur un orgue Farfisa (clavier en bois au son rétro, utilisé notamment par d’illustres inconnus comme les Pink Floyd ) ; un guitariste tout de glam vêtu : boots, béret et guitare argentés avec en cerise (du pompon) une énergique voix aiguë ; un bassiste et un batteur montés sur ressort complètent le tableau animé.
Leur set ressemble à une explosion de riffs, de sons, de notes endiablés, chaque morceau semblant ne pas finir ; coup de massue sur chœurs litaniques et enchaînements fébriles.
Ça danse en chorégraphie bien huilée, twiste, saute, crie, envahit la salle, pogote, montre son cul, flatte des épaules moites, blague et finit par slamer, entre une reprise vitaminée de Led Zeppelin ( Communication Breakdown ) et quelques beaux lancers de jambes.
Mais la gym ne leur suffit plus, le grand jeu de ce soir consiste à poursuivre du regard la fugue inopinée des Fleshtones : voilà que Peter le chanteur laisse la place à l’homme-micro des Jolis , puis deux belles plantes sont choisies dans l’assistance publique pour assurer la manutention de la guitare et de la basse, tandis que nos quatre new-yorkais investissent anarchiquement les lieux, au fond des coulisses ou en haut de la régie.
C’est l’hystérie collective : les mouvements de foule forment de déferlantes invincibles dans un espace-temps aux nouvelles normes déjantées.
Les Fleshtones honorent deux rappels et rallongent leur show avec des airs de grands gamins ravis. Ce soir, nous n’avons pas fait des pompes, mais nous repartons moulinés et ravis comme après une furieuse tempête dont nous sommes sortis vivants.
Photos : Emmy Etié
Signature : odlizle 17/05/2008
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>> Réponse (le 19/05/2008 par Diego)

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