Critique de concert Fortune + Crystal Fighters

Soirée électro avec Fortune et Crystal Fighters au programme de l'Olympic. Ce haut lieu culturel fait encore bouillir le sang des nantais avant de muer cet été. Au revoir l'ex salle de cinéma, bonjour à la "Fabrique - Laboratoire(s) Artistique(s) " sur l'île de Nantes.
Fortune
C'est néanmoins dans une configuration réduite avec une salle à moitié pleine que Fortune a ouvert la soirée. Dans la veine des Pony Pony Run Run, Phoenix et consorts, le quatuor sert une électro-pop propre. Pour mémoire, on compte parmi ces Bretons Lionel Pierres, un ancien du duo Abstract Keal Agram. Sorti courant 2010, leur album " Staring at the Ice Melt " sonne new wave et plein d'espoir. Malheureusement, il n'a pas eu l'écho espéré sur scène ce soir. Malgré un set carré, on regrette d'avoir du attendre " Bully " et " Celebrate " pour qu'ils se lâchent à la fin de leur temps imparti. La faute à un public peu réceptif ? Fortune sera définitivement à revoir dans une autre configuration.

Crystal Fighters, la preuve par la scène.
Place au groupe hype du moment, les Crystal Fighters. Repéré sur une compilation Kitsuné (la classe), les Crystal Fighters ont déjà fait couler beaucoup d'encre pour la sortie récente de leur premier album " Star of Love " fin janvier. Une opération buzz réussi en brouillant les pistes sur leurs origines. Un nom hype dans la droite lignée des Crystal Castle... (A se demander s'ils ne sont pas coupable d'utilisation de générateur de noms). Un look hippie freak/cheveux longs (trop?) calculé. Beaucoup d'interrogations en suspens sur cette formation. Leur album n'apporte aucun élément pour donner un semblant de ligne directrice au groupe. C'est un patchwork où se compilent les tendances du moment. Folk, électro, dubstep, psyché, new wave, eurodance... Les morceaux s'enchaînent, ne se ressemblent pas, mais sonnent terriblement dans leurs styles. Un joyeux bordel en somme ! C'est d'ailleurs ce qu'on retrouve sur scène.
L'ouverture sur " Solar System " donne le ton : un hymne à la jeunesse pour la nouvelle décennie. Il a fallu à peine quelques minutes pour que les Crystal Fighters embarque l'Olympic dans leur délire acidulé. Les titres s'enchaînent et livrent tour à tour leurs différences. Tout l'album y passe. La world de " Plage ", les choeurs envoûtants de " At home ", le dubstep de " Swallow ". Ce bazar musical donne une chance à chacun d'y trouver son compte. Seul " I love London " met tout le monde d'accord, ça donne envie de bouger !
Pour la rythmique frénétique du titre, sachez que le clavier et le batteur martèlent des bouts de bois sur une peau de bête au milieu de la scène. Sur scène, les Crystal Fighters se font plaisir. Du coup, le public aussi. Leur folie est contagieuse. Alors après le rappel, on en aurait voulu un peu plus. Mais avec un seul album c'est un peu compliqué ; surtout qu'on ne les voit pas faire de reprise. Résultat, on a trouvé nos réponses. On se fout de savoir d'où ils sont tant qu'ils sont vraiment bons en studio comme sur scène.
Fortune
C'est néanmoins dans une configuration réduite avec une salle à moitié pleine que Fortune a ouvert la soirée. Dans la veine des Pony Pony Run Run, Phoenix et consorts, le quatuor sert une électro-pop propre. Pour mémoire, on compte parmi ces Bretons Lionel Pierres, un ancien du duo Abstract Keal Agram. Sorti courant 2010, leur album " Staring at the Ice Melt " sonne new wave et plein d'espoir. Malheureusement, il n'a pas eu l'écho espéré sur scène ce soir. Malgré un set carré, on regrette d'avoir du attendre " Bully " et " Celebrate " pour qu'ils se lâchent à la fin de leur temps imparti. La faute à un public peu réceptif ? Fortune sera définitivement à revoir dans une autre configuration.

Crystal Fighters, la preuve par la scène.
Place au groupe hype du moment, les Crystal Fighters. Repéré sur une compilation Kitsuné (la classe), les Crystal Fighters ont déjà fait couler beaucoup d'encre pour la sortie récente de leur premier album " Star of Love " fin janvier. Une opération buzz réussi en brouillant les pistes sur leurs origines. Un nom hype dans la droite lignée des Crystal Castle... (A se demander s'ils ne sont pas coupable d'utilisation de générateur de noms). Un look hippie freak/cheveux longs (trop?) calculé. Beaucoup d'interrogations en suspens sur cette formation. Leur album n'apporte aucun élément pour donner un semblant de ligne directrice au groupe. C'est un patchwork où se compilent les tendances du moment. Folk, électro, dubstep, psyché, new wave, eurodance... Les morceaux s'enchaînent, ne se ressemblent pas, mais sonnent terriblement dans leurs styles. Un joyeux bordel en somme ! C'est d'ailleurs ce qu'on retrouve sur scène.
L'ouverture sur " Solar System " donne le ton : un hymne à la jeunesse pour la nouvelle décennie. Il a fallu à peine quelques minutes pour que les Crystal Fighters embarque l'Olympic dans leur délire acidulé. Les titres s'enchaînent et livrent tour à tour leurs différences. Tout l'album y passe. La world de " Plage ", les choeurs envoûtants de " At home ", le dubstep de " Swallow ". Ce bazar musical donne une chance à chacun d'y trouver son compte. Seul " I love London " met tout le monde d'accord, ça donne envie de bouger !
Pour la rythmique frénétique du titre, sachez que le clavier et le batteur martèlent des bouts de bois sur une peau de bête au milieu de la scène. Sur scène, les Crystal Fighters se font plaisir. Du coup, le public aussi. Leur folie est contagieuse. Alors après le rappel, on en aurait voulu un peu plus. Mais avec un seul album c'est un peu compliqué ; surtout qu'on ne les voit pas faire de reprise. Résultat, on a trouvé nos réponses. On se fout de savoir d'où ils sont tant qu'ils sont vraiment bons en studio comme sur scène.
Signature : guillaumeb
le 18/02/2011
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le 18/02/2011
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