Critique de concert Fredo Viola + Starboard Silent Side + Garciaphone

Idéal pour redescendre tranquillement de l’excitation provoquée par les Arctic Monkeys, la veille au soir au zénith de Paris, les concerts classieux de Garciaphone, Starboard Silent Side et Fredo Viola à la Coopérative de Mai de Clermont-Ferrand ont permis de décoller vers des sphères plus calmes - mais tout aussi passionnantes -, entre folk, électro pop, country folk rock et pop expérimentale… Les absents (nombreux !) ont vraiment eu tort.

Garciaphone
Même en étant un peu (beaucoup ?) malade et enroué, Olivier de Garciaphone garde cette incroyable prestance vocale et mélodique qui fait son (début de) succès… Chantées d’une voix mélancolique à souhait, les petites merveilles de Garciaphone touchent immanquablement en plein cœur. Et pour cela notre homme n’a besoin que d’une guitare sèche, d’un micro et d’un sampler/boite à rythmes (sans oublier des projection bien foutues). On passe donc un moment délicieux en sa compagnie avec les titres de son premier EP (Tornadoes etc) et une bonne reprise décalée d’Alec Eiffel des divins Pixies. La route du Printemps de Bourges parait grande ouverte…

Starboard Silent Side
Quelques instants plus tard, le groupe Starboard Silent Side confirme sur scène la bonne tenue de son disque intitulé Because Our Friendship Was Meant To Sail . Ces gens-là ont la classe, c’est le moins que l’on puisse dire.

Ils savent en effet écrire des chansons captivantes dans le style country folk rock, sans oublier de maîtriser l’art et la manière de les interpréter de manière saisissante sur les planches. Le résultat : un concert bien envoyé, évoquant à beaucoup la prestation impressionnante de Sixteen Horsepower ici même et au festival Rock au Maximum. Le chant habité, les guitares électrique et acoustique, les rythmiques et le violon brossent en effet un captivant tableau, qui capte l’attention pendant toute la durée du set. A découvrir !

Fredo Viola
Après deux très bonnes premières parties, Fredo Viola a lui aussi permis de planer à très haute altitude avec de très beaux titres (entre folk, pop, électro, world et expérimentations sonores) chantés d’une voix extra terrestre. On pourrait parler de magie et d’incroyable alchimie pour évoquer ce concert envoûtant de bout en bout. Car ce musicien extrêmement talentueux – quelles chansons quand même ! cf son magistral premier album The Turn - a pris soin de s’entourer d’un groupe impeccable (chœurs, guitares, batterie, bidouillages... ) et de se présenter sur scène de manière simple.

On en connait qui avec une voix aussi remarquable, des chansons aussi universelles et un petit début de reconnaissance comme celui de Mr Viola se la péteraient grave. Pas lui. Il ne tire pas la couverture à lui, dit quelques mots au public et se "contente" de vocaliser admirablement tel un chanteur lyrique ayant écouté de la pop (les Beach Boys par exemple). Bien calé au fond de la salle, les yeux mis clos, les côtés onirique et prenant de ses titres font un effet incroyable. On pénètre de plain pied dans une sorte de conte de fée musical (bien aidé en cela par des projections hypnotiques) qui ne semble pas vouloir s’arrêter. The Turn, Sad Song, Robinson Crusoe, Moon after berceuse, Downtown (une reprise d'un titre chanté par Petula Clark !) et autres perles - jouées a capella ou en groupe - bercent génialement l’auditeur, complètement sous le charme. Tout bonnement fascinant et vivement conseillé !
Sites internet : http://fr.myspace.com/garciaphone, www.myspace.com/starboardsilentside, www.myspace.com/fredoviola, www.lacoope.org.
Photos : Jean-Charles Belmont (jeancharlesbelmont@gmail.com, 06 64 38 48 11)

Garciaphone
Même en étant un peu (beaucoup ?) malade et enroué, Olivier de Garciaphone garde cette incroyable prestance vocale et mélodique qui fait son (début de) succès… Chantées d’une voix mélancolique à souhait, les petites merveilles de Garciaphone touchent immanquablement en plein cœur. Et pour cela notre homme n’a besoin que d’une guitare sèche, d’un micro et d’un sampler/boite à rythmes (sans oublier des projection bien foutues). On passe donc un moment délicieux en sa compagnie avec les titres de son premier EP (Tornadoes etc) et une bonne reprise décalée d’Alec Eiffel des divins Pixies. La route du Printemps de Bourges parait grande ouverte…

Starboard Silent Side
Quelques instants plus tard, le groupe Starboard Silent Side confirme sur scène la bonne tenue de son disque intitulé Because Our Friendship Was Meant To Sail . Ces gens-là ont la classe, c’est le moins que l’on puisse dire.

Ils savent en effet écrire des chansons captivantes dans le style country folk rock, sans oublier de maîtriser l’art et la manière de les interpréter de manière saisissante sur les planches. Le résultat : un concert bien envoyé, évoquant à beaucoup la prestation impressionnante de Sixteen Horsepower ici même et au festival Rock au Maximum. Le chant habité, les guitares électrique et acoustique, les rythmiques et le violon brossent en effet un captivant tableau, qui capte l’attention pendant toute la durée du set. A découvrir !

Fredo Viola
Après deux très bonnes premières parties, Fredo Viola a lui aussi permis de planer à très haute altitude avec de très beaux titres (entre folk, pop, électro, world et expérimentations sonores) chantés d’une voix extra terrestre. On pourrait parler de magie et d’incroyable alchimie pour évoquer ce concert envoûtant de bout en bout. Car ce musicien extrêmement talentueux – quelles chansons quand même ! cf son magistral premier album The Turn - a pris soin de s’entourer d’un groupe impeccable (chœurs, guitares, batterie, bidouillages... ) et de se présenter sur scène de manière simple.

On en connait qui avec une voix aussi remarquable, des chansons aussi universelles et un petit début de reconnaissance comme celui de Mr Viola se la péteraient grave. Pas lui. Il ne tire pas la couverture à lui, dit quelques mots au public et se "contente" de vocaliser admirablement tel un chanteur lyrique ayant écouté de la pop (les Beach Boys par exemple). Bien calé au fond de la salle, les yeux mis clos, les côtés onirique et prenant de ses titres font un effet incroyable. On pénètre de plain pied dans une sorte de conte de fée musical (bien aidé en cela par des projections hypnotiques) qui ne semble pas vouloir s’arrêter. The Turn, Sad Song, Robinson Crusoe, Moon after berceuse, Downtown (une reprise d'un titre chanté par Petula Clark !) et autres perles - jouées a capella ou en groupe - bercent génialement l’auditeur, complètement sous le charme. Tout bonnement fascinant et vivement conseillé !
Sites internet : http://fr.myspace.com/garciaphone, www.myspace.com/starboardsilentside, www.myspace.com/fredoviola, www.lacoope.org.
Photos : Jean-Charles Belmont (jeancharlesbelmont@gmail.com, 06 64 38 48 11)
Signature : pierre andrieule 07/11/2009
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