Critique de concert Granville + AV + O Safari

Salle de la Flèche d’Or, Paris, le 20 Septembre 2012. Le programme de ce soir sera intégralement gaulois. Trois groupes qui font le parti pris de chanter exclusivement en français. Trois groupes que l’on peut aussi rapprocher par leurs influences rétro, la pop française des 80’s pour O'Safari, la chanson torturée à la Suicide pour AV, et enfin le yéyé pour Granville.

O Safari
Le concert commence a 21 heures (annoncé 19 heures 30 sur l’affiche, je suis arrivé une heure après cet horaire en pensant avoir raté le premier groupe, petit provincial que je fais, ne savais-je donc pas que tout commence en retard sur Paris, ça fait plus chic) avec O Safari. Le jeune duo rennais s’avance sur scène timidement mais déterminé à affronter cette salle clairsemée. Après une entame de concert en demi-teinte, le duo se met le public dans la poche avec une reprise très 80’s de "Il est 5 heures Paris s’éveille". Malgré leur jeune âge, on voit qu’ils sont assez rôdés. Le show est propre, pas de pain ni d’hésitation, les deux musiciens semblent s’entendre à merveille, pour ne rien enlever le son est excellent, celui de la batterie plus précisément est parfait, puissant, net , excellemment amplifié. Petit à petit, le show prend forme et les musiciens sont de plus en plus à l’aise. Ils balancent leur synth-pop franchouillarde qui oscille entre le meilleur (Daho… non je déconne, bon Daho bonne époque alors) et le pire des années 80 (Début de soirée). Mais les deux compères semblent assumer parfaitement leurs influences, ce qui permet de leur pardonner (en partie) certains textes un peu niais et une linéarité évidente des morceaux. En un peu plus d’une demi heure ils ont réussi à s’attirer le soutien d’un public qui avait complètement décidé des les snober en début de concert. Bien joué !

AV
On poursuit avec AV (du nom du chanteur Adrien Viot) qui s’empare de la scène quelques temps après. La salle est cette fois-ci beaucoup plus pleine et semble connaître un peu plus l’œuvre du bonhomme (c’est le seul local de l’étape en même temps). Dans un style plus ténébreux mais tout aussi 80’s, il impose ses textes avec classe et conquiert la salle sans problème. Comme tous les groupes de ce soir, les chansons parlent beaucoup de sexe, mais chez lui pas d’amourette à la plage, pas de coup de soleil, le type est définitivement parisien, ça sent le whisky, les bars sombres, les étreintes lubriques. Vraiment pas mal.

Granville
Enfin, cette belle soirée se conclura avec la pop de Granville. Ce jeune quatuor Normand, qui s’est imposé sur la toile récemment avec "le slow", était visiblement très attendu. On sent dans la salle que ce concert est de ceux qui les fera basculer dans une autre dimension. Leurs sourires trahissent la joie qui les habite d’être une nouvelle fois (la troisième) dans la capitale. Rien de révolutionnaire ici mais les morceaux s’enchaînent agréablement et sans accrocs. La voix de la chanteuse, douce et apaisante, porte parfaitement les compositions. On sent (évidemment) le trac dans ses hésitations, dans sa manière de murmurer (difficile de juger des paroles, beaucoup étaient inintelligibles) mais on se dit qu’au final, cette timidité exacerbée rajoute à son charme. A juger par l’impact qu’ont eu les deux "tubes" ("le slow" susnommé et un autre dont je ne sais pas le nom) joués en fin de set, on pressent que leur carrière ne s’arrêtera pas là. Granville : de la pop intelligente qui va piocher autant chez Françoise Hardy que vers Metronomy et Vampire Weekend, bien sûr cela risque de plaire plus aux femmes qu’à ces messieurs, mais peu importe il sera toujours plus agréable de se balancer langoureusement en bonne compagnie sur "le slow" plutôt que de se dandiner sur de l’euro dance avec une cagole.
Une belle soirée à la Flèche d’Or, organisation nickel et son parfaitement géré, par contre le prix des bières est scandaleux… de toute façon elle est dégueue.

O Safari
Le concert commence a 21 heures (annoncé 19 heures 30 sur l’affiche, je suis arrivé une heure après cet horaire en pensant avoir raté le premier groupe, petit provincial que je fais, ne savais-je donc pas que tout commence en retard sur Paris, ça fait plus chic) avec O Safari. Le jeune duo rennais s’avance sur scène timidement mais déterminé à affronter cette salle clairsemée. Après une entame de concert en demi-teinte, le duo se met le public dans la poche avec une reprise très 80’s de "Il est 5 heures Paris s’éveille". Malgré leur jeune âge, on voit qu’ils sont assez rôdés. Le show est propre, pas de pain ni d’hésitation, les deux musiciens semblent s’entendre à merveille, pour ne rien enlever le son est excellent, celui de la batterie plus précisément est parfait, puissant, net , excellemment amplifié. Petit à petit, le show prend forme et les musiciens sont de plus en plus à l’aise. Ils balancent leur synth-pop franchouillarde qui oscille entre le meilleur (Daho… non je déconne, bon Daho bonne époque alors) et le pire des années 80 (Début de soirée). Mais les deux compères semblent assumer parfaitement leurs influences, ce qui permet de leur pardonner (en partie) certains textes un peu niais et une linéarité évidente des morceaux. En un peu plus d’une demi heure ils ont réussi à s’attirer le soutien d’un public qui avait complètement décidé des les snober en début de concert. Bien joué !

AV
On poursuit avec AV (du nom du chanteur Adrien Viot) qui s’empare de la scène quelques temps après. La salle est cette fois-ci beaucoup plus pleine et semble connaître un peu plus l’œuvre du bonhomme (c’est le seul local de l’étape en même temps). Dans un style plus ténébreux mais tout aussi 80’s, il impose ses textes avec classe et conquiert la salle sans problème. Comme tous les groupes de ce soir, les chansons parlent beaucoup de sexe, mais chez lui pas d’amourette à la plage, pas de coup de soleil, le type est définitivement parisien, ça sent le whisky, les bars sombres, les étreintes lubriques. Vraiment pas mal.

Granville
Enfin, cette belle soirée se conclura avec la pop de Granville. Ce jeune quatuor Normand, qui s’est imposé sur la toile récemment avec "le slow", était visiblement très attendu. On sent dans la salle que ce concert est de ceux qui les fera basculer dans une autre dimension. Leurs sourires trahissent la joie qui les habite d’être une nouvelle fois (la troisième) dans la capitale. Rien de révolutionnaire ici mais les morceaux s’enchaînent agréablement et sans accrocs. La voix de la chanteuse, douce et apaisante, porte parfaitement les compositions. On sent (évidemment) le trac dans ses hésitations, dans sa manière de murmurer (difficile de juger des paroles, beaucoup étaient inintelligibles) mais on se dit qu’au final, cette timidité exacerbée rajoute à son charme. A juger par l’impact qu’ont eu les deux "tubes" ("le slow" susnommé et un autre dont je ne sais pas le nom) joués en fin de set, on pressent que leur carrière ne s’arrêtera pas là. Granville : de la pop intelligente qui va piocher autant chez Françoise Hardy que vers Metronomy et Vampire Weekend, bien sûr cela risque de plaire plus aux femmes qu’à ces messieurs, mais peu importe il sera toujours plus agréable de se balancer langoureusement en bonne compagnie sur "le slow" plutôt que de se dandiner sur de l’euro dance avec une cagole.
Une belle soirée à la Flèche d’Or, organisation nickel et son parfaitement géré, par contre le prix des bières est scandaleux… de toute façon elle est dégueue.
Signature : monsieur burnain
le 21/09/2012
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le 21/09/2012
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La Flèche d'Or, Paris

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