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Lundi 20 mai 2013 : 9957 concerts, 21930 critiques de concert, 4852 critiques de CD.

Critique de concert Grandaddy, Beach House, The Dandy Warhols, Stuck In The Sound, The Waterboys, Green Day, Social Distortion (Festival Rock en Seine 2012)


Grandaddy, Beach House, The Dandy Warhols, Stuck In The Sound, The Waterboys, Green Day, Social Distortion (Festival Rock en Seine 2012) en concert


5 étoiles, concert à ne pas manquer

Jaime




Après l'énorme journée de la veille au Domaine National de Saint-Cloud pour Rock en Seine, la dernière série de concerts du festival 2012, le dimanche 26 août, parait un peu fade sur le papier (surtout si l'on ne fait pas partie des fans de Green Day... ). Enfin, fade, c'est vite dit ! Rien que pour les prestations des géniaux branleurs de Grandaddy (intacts !) et des popeux psychédéliques de Beach House, on ne regrette pas d'avoir une fois de plus arpenté le site boisé et verdoyant du grand rassemblement parisien de rentrée des classes... Chronique :


Stuck In The Sound

Grande scène, 16h25, Stuck In The Sound propose un set percutant au début (dans le style pop rock marquée au fer rouge par les Pixies) mais assez vite fatigant, si l'on ne goûte guère aux envolées vocales façon Freddie Mercury. Signalons néanmoins que ça fait plaisir de voir un groupe français jouer de manière rock 'n roll. Mais que le répertoire du combo français manque quand même cruellement de bonnes nouvelles chansons ! Et puis le public ne comprend même pas la blague du titre parodique façon reggae pop au kilomètre. Un signe que Stuck In The Sound et son " encapuché " leader peuvent jouer n'importe quoi, le triomphe sera au rendez-vous...




The Waterboys

Bon, une fois encore, il fait beau, la bière est bien fraiche et nos camarades de jeu sont conviviaux, l'on se réjouit donc de voir en bonne compagnie les Waterboys de Mike Scott pour la première fois, même si l'on n'est pas un grand fan du groupe a priori. Le rock celtique, tout ça quoi... Il y a bien cette inquiétante fascination du dramatique Cali pour les Ecossais qui n'annonce rien de bon, mais l'on se dit que ça va être cool. Les premiers morceaux, classieux, sobres et sonnant folk punk rock celte, placent les choses sur de bons rails. Notre voisin sort alors son très réussi masque François Hollande pour faire rire les gens, Mike Scott chante bien, et ses musiciens assurent, tout est ok. Bien sûr, les ravages du temps ont provoqué quelques dommages (pourquoi cette veste mochissime sur les épaules du violoniste ? Cette casquette ringardos sur la tête du batteur ?). Et puis patatra, tout dérape, le cadreur filme le boulet Cali en backstage, les Waterboys enfilent des masques dignes de Tri Yann et autres bretons bien chiants, des synthés datés apparaissent et hop, on décroche. Presque raccord, le masque de notre président normal fait un carton, même chez une sosie de Lara Fabian fan de Dope DOD (on le sait car elle arbore un joli masque du groupe fait maison), qui demande même à l'essayer. Quelques titres plus tard, Cali monte sur scène avec son sourire niais et sa guitare en bandoulière, et c'est très laid de le voir roucouler comme un demeuré devant Mr Scott & Co sur le pourtant très beau Fisherman's blues. Heureusement, à part un couplet chanté en français, il se fait discret au niveau sonore. Bref, j'ai vu les Waterboys avec Cali en guest.





The Dandy Warhols

Déjà aperçus à l’œuvre à l'Olympia de Paris cette année pour un bon concert, les Dandy Warhols se lancent ensuite dans un court show spécial festival sur la grande scène de Rock en Seine... Au menu, des tubes qui tuent (Be-In, We Used to Be Friends, Not If You Were the Last Junkie on Earth, I Love You, Get Off, Bohemian Like You... ) et quelques titres un peu mous. Globalement, c'est bien envoyé façon pop rock psychédélique, mais certaines plages sont un peu en dessous des hit singles de la troupe de Portland, Oregon. Qui est visiblement plus à l'aise en salle, dans les nuages de fumigènes, qu'en plein soleil au milieu de l'après midi, dans un parc boisé. Toutefois, même si certains courts passages sont " so passé ", c'est toujours un plaisir de voir en live les nonchalants et poseurs Dandy Warhols. Du coup, on ingurgite complaisement une jolie banane en hommage à l'album Welcome To The Monkey House. Et ça donne une photo de profil magistralement crétine sur facebook... Puis, pour continuer dans les facéties, on engage la conversation avec le père de deux jeunes fans de Green Day arborant des t-shirt fluo de leur groupe préféré. Et on s'invite sur la photo des deux ados prise par le Papa, histoire de sombrer définitivement dans le grand n'importe quoi.




Grandaddy

Trêve de plaisanterie, il faut être pile à l'heure et devant la scène pour le grand moment de la journée, le show du retour des géniaux Grandaddy. Reformés pour l'argent certes, mais visiblement ravis de se retrouver tous ensemble pour faire ce qu'ils savent faire le mieux au monde... Toujours aussi branleuse, la troupe arrive sur scène sans se presser et lookée genre " redneck truckdriver " californien avec bien sûr, un Jason Lytle encasquetté caché derrière sa guitare et ses synthés, sans oublier l'énorme batteur barbu fumeur de clopes... C'est parti pour un set de pop rêveuse à souhait, très légèrement prog et absolument stratosphérique.



De El Caminos in the West  à He's Simple, He's Dumb, He's the Pilot  en passant par Now It's On, The Crystal Lake, A.M. 180 et Summer Here Kids  (entre autres perles célestes), Grandaddy fait décoller un public de fans hardcore, complétement sous le charme devant un tel étalage de classe décontractée. Les voix aériennes, les synthés kitchissimes, les grosses guitares et les rythmiques planantes mettent en valeur des putains de mélodies entêtantes. C'est tellement bon, que, plusieurs fois, on se surprend à fermer les yeux et à lever les bras en l'air comme si l'on était en présence d'une sorte de messie pop. Mais oui, voilà, bon sang, c'est bien de cela dont il s'agit ! Grandaddy et son leader songwriter ultra sensible Jason L. sont des envoyés de Dieu sur Terre pour permettre au public de s'élever vers le ciel. Ce mémorable (et trop court !) concert à Rock en Seine en est la preuve irréfutable... OUI ! Inutile de préciser que toute la discographie de Grandaddy est plus que jamais à écouter en boucle.





Social Distortion

On ne dira pas la même chose des disques de Social Distortion, un combo de punk rock américain assez sympathique mais qui ne provoque pas des étincelles. Sur disque, comme sur scène d'ailleurs... Le combo et son leader archi fan de Saint Joe Strummer des Clash pataugent en effet dans un punk rock très basique, assez bas du front et pas du tout original. Malgré tout, l'énergie, l'envie de jouer et la relative sobriété de la troupe permettent de taper - mollement - du pied. Comme sur la reprise finale du Ring of Fire de Johnny Cash, en version musclée et testostéronée...






Beach House

Ultime concert d'anthologie d'une édition de Rock en Seine 2012 qui en offrit pas mal, celui donné par Beach House sur la scène Pression Live... Noir quasi complet et éclairages façon cargo de nuit en partance vers les étoiles, voilà comment Victoria Legrand (synthés, sublime voix grave) et ses deux acolytes (guitare supersonique et batterie réglée au millimètre) se présentent sur scène. Avec une set list composée à 100% de morceaux excellents et marquants (Myth, Zebra, Other people, Lazuli, Irene... ), tous - sans exception - illuminés par des parties vocales émouvantes et gothiques, des synthés planants, une guitare psyché magiquement réverbérée et des rythmes envoutants ou remuants... Malgré (ou grâce à) le volume sonore excessif, la puissance de feu de Beach House est tout simplement impressionnante. Car en capitaine de vaisseau spatial en état de grâce totale, Miss Legrand fait gravement tripper l'extatique assistance en chantant dans la pénombre, sous un très réaliste ciel scintillant d'étoiles. Paraît qu'y'en a même qui se sont vus voler pendant le concert de Beach House à Rock en Seine !




Green Day

En partant en direction du Musée de Sèvres rejoindre les bras de Morphée, on se prend en pleine poire la fin de la prestation spéciale Stade " Punk " FM de Green Day, un groupe dont on était assez fan il y a longtemps et qui nous avait fait très plaisir avec son brulant show punk rock 'n n pop au festival Free Wheels à Cunlhat, à la fin des années 90. Coup de chance, on tombe sur l'enchainement de titres " vintage " (When I Come Around, Longview, Basket Case et She), souvenirs souvenirs ! On décroche un léger sourire, observe le savoir faire scénique façon dieux du stade (beaucoup d'effets pour haranguer le public et ça marche : le Parc de Saint Cloud vibre) mais tout cela nous laisse assez froid. Il faut être très jeune (comme les ados croisés plus tôt aujourd'hui) pour aimer Green Day en 2012, et surtout il faut apprécier plus que de raison les gros shows à l'américaine et les ballades FM pseudo punk type Boulevard Of Broken Dreams. Ce qui n'est définitivement pas notre cas. Quand Green Day décide de jouer un infect ska punk, on quitte les lieux prestement.

Le rideau de fin tombe donc sur cette excellente 10éme édition de Rock en Seine (un bel anniversaire donc !), avec des morceaux bien croustillants de Black Keys, Grandaddy, Beach House, Get Well Soon, Grimes, Sigur Ros, Toy, Ume, Mark Lanegan, Deus et Noel Gallagher dedans...




Photos des concerts : Sylvère Hieulle (Beach House, Social Distortion), Robert Gil (Grandaddy, Waterboys, Dandy Warhols, Green Day, retrouvez ses photos ici : http://photosconcerts.com/grandaddy-saint-cloud, http://photosconcerts.com/the-waterboys-saint-cloud, http://photosconcerts.com/green-day-saint-cloud, )


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Rock en Seine 2012 | Souvenirs © Rodrigue Huart... par rockenseine


 


>> Réponse (le 25/09/2012 par Zbib) A signaler une réaction très saine du chanteur Green Day lors d'un show aux USA où l'on a voulu écourter leur show : pétage de plomb, diatribe rageuse et très vulgaire, guitare pétée et sortie de scène avec un FUCK majestueux. Très formaté apparemment, mais en tout cas il y a encore un punk qui sommeille en Billie Joe Armstrong !  > Réagir à cette critique

Cali : actuellement en concert 


  5 étoiles
Cali
le 14 Février 2013 - L'Usine - Istres (par Lionel Degiovanni)
 

  5 étoiles
Cali (Festival Avec Le Temps )
le 17 mars 2012 - Espace Julien - Marseille (par Lionel Degiovanni)
 

  5 étoiles
Cali
le 25 Juillet 2011 - Chateau de l'Empéri - Salon de Provence (par Ratwoman13)
 

  5 étoiles
Cali
le 07 Avril 2011 - Salle de Montfavet - Avignon (par Lionel Degiovanni)
 

  5 étoiles
Cali
le 7 Avril 2011 - Les Passagers du Zinc - Avignon (par mirabelwhite)
 

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