Critique de concert Helluvah + Anything Maria

On arrive un peu tard pour cause d'apéro-concert de Blah Blah au champ de Mars. Concert rock de filles, organisé par Babes in boyland, asso d'activistes musicales sur Montpellier, qui animent aussi une émission radio et une rubrique dans le Tafeur. Asso éminemment sympathique, je passerais un bon moment à tchatcher zique avec Steffi de BiB à la fin du concert (quelqu'un qui appelle ses chats Clash et Ministry ne peut qu'être de bonne compagnie !).
Photo by Adeline F.
Le concert d'Helluvah est déjà bien entamé. Dommage cela ne laisse guère de temps pour entrer dans leur univers. Guitare, chant, mou boudeuse et frange pour Camille qui porte le projet. Elle est ce soir accompagné par un batteur / bassiste / keyboard au sympathique physique pinguinesque (un punk avec un, léger, embonpoint pour ceux qui ne me connaissent pas...).
Photo by Adeline F.
Entre rock écorché et folk torturé, Camille promène sa voix éraillée sur de jolies compositions. Bon forcement quand une fille navigue dans ces eaux-là, on pense à Pj Harvey, ce qui aussi le cas avec Helluvah, mais c'est quand même un sacré compliment ! Une P.J. qui se permettrait des écarts avec des beats plus électro et une veine légèrement pop par moment. Encore une fois, ce n'est pas en trois morceaux qu'on peut entrer dans un univers musical, à revoir donc lors de son prochain passage.
Photo by Adeline F.
Après une courte pause, Anything Maria monte sur scène. Alors, aurais-je encore quelquechose de nouveau à dire alors que je l'ai déjà vu nombres de fois en concert ces 6 derniers mois et que je reste scotché à chaque fois ?

Photo by Pirlouiiiit
Ben oui en fait. Parce que cette fois ce ne fut pas simplement une grosse claque, elle fut par moment tout simplement en état de grâce. Attention, pas de état de grâce que l'on retrouve dans les 3/4 de la littérature rock'n'roll, tellement galvaudé qu'il ne signifie parfois pas grand chose de plus qu'un joli moment. Nan, là je parle là d'un état de grâce, où tu restes bouche bée à la fin du morceau, parcouru de frisson. C'est déjà plus rare, hein ?
Photo by Pirlouiiiit
Ben ça m'a fait ça sur un morceau qu'elle a pas mal épuré. Mon anglais étant ce qu'il est, je ne me souviens plus du titre, c'était juste après sa reprise de Twin Peaks. C'était les quatre mêmes notes reprises à la gratte, sur des rythmes et des intensité différentes. Déjà là c'était envoûtant. Mais y a eut cette putain de voix, détachée, en retrait mais si présente. A la fois éthérée et tendue, magnifique, fascinant. Bon, toujours difficile de placer des mots après de tels moments, mais à priori mon hurlement à la fin du morceau était suffisamment parlant...

Photo by Adeline F.
En dehors de cela, la demoiselle aimant s'aventurer, ses set ne sont jamais toujours les mêmes. On reste dans l'héritage, totalement enthousiasmant, d'une nénette accro à Sonic Youth, Cat Power et PJ Harvey. Bref, une culture musicale ancrée au plus profond de nos viscères. Mais la musique de Sophie possède une forte personnalité, et sa présence plus assurée ce soir sur scène, ne fait que le confirmer.
Photo by Pirlouiiiit
Seule sur scène, essentiellement du guitare / voix avec une touche de bidouillage, la demoiselle scotche par son côté habitée. Son Modern lovers nous donne le frisson par son riff sonicyouthesque, par sa montée progressive, ses hurlements au bord de la rupture. Finalement peu saturé mais furieusement rageur, son son de gratte rappelle un blues viscéral passé à la moulinette de Thurston Moore.

Photo by Adeline F.
Des morceaux plus apaisés font leur apparition dans le set. Mais si on écoute attentivement les paroles, le côté obscur n'est jamais très loin. D'ailleurs ces instants calmes finissent généralement par des riffs plombés, histoire de ne laisser guère d'ambigüité sur l'ambiance. Minimaliste, écorchée mais aussi sensuelle, sa musique saisit le public. Oui je sais, j'ai déjà dit ça quelque part...
Photo by Pirlouiiiit / Adeline F.
Outre cette très belle reprise de Blue Velvet / Twin Peaks, elle se permettra de laisser le choix au public pour son dernier morceaux entre un "rageur", un "primitif" et un "en travail" et malgré mon lobbying subtilement hurlé pour le "primitif", c'est le "en travaux" qui sera joué, dans un registre plus apaisé lui aussi.
On se quitte alors, encore fois après être parti très loin. A priori, vous aurez compris qu'on tient là un beau trésor.
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Photo by Pirlouiiiit
www.myspace.com/babesinboyland
www.myspace.com/helluvah
www.myspace.com/anythingmaria
Photo by Adeline F.
Le concert d'Helluvah est déjà bien entamé. Dommage cela ne laisse guère de temps pour entrer dans leur univers. Guitare, chant, mou boudeuse et frange pour Camille qui porte le projet. Elle est ce soir accompagné par un batteur / bassiste / keyboard au sympathique physique pinguinesque (un punk avec un, léger, embonpoint pour ceux qui ne me connaissent pas...).
Photo by Adeline F.
Entre rock écorché et folk torturé, Camille promène sa voix éraillée sur de jolies compositions. Bon forcement quand une fille navigue dans ces eaux-là, on pense à Pj Harvey, ce qui aussi le cas avec Helluvah, mais c'est quand même un sacré compliment ! Une P.J. qui se permettrait des écarts avec des beats plus électro et une veine légèrement pop par moment. Encore une fois, ce n'est pas en trois morceaux qu'on peut entrer dans un univers musical, à revoir donc lors de son prochain passage.
Photo by Adeline F.
Après une courte pause, Anything Maria monte sur scène. Alors, aurais-je encore quelquechose de nouveau à dire alors que je l'ai déjà vu nombres de fois en concert ces 6 derniers mois et que je reste scotché à chaque fois ?

Photo by Pirlouiiiit
Ben oui en fait. Parce que cette fois ce ne fut pas simplement une grosse claque, elle fut par moment tout simplement en état de grâce. Attention, pas de état de grâce que l'on retrouve dans les 3/4 de la littérature rock'n'roll, tellement galvaudé qu'il ne signifie parfois pas grand chose de plus qu'un joli moment. Nan, là je parle là d'un état de grâce, où tu restes bouche bée à la fin du morceau, parcouru de frisson. C'est déjà plus rare, hein ?
Photo by Pirlouiiiit
Ben ça m'a fait ça sur un morceau qu'elle a pas mal épuré. Mon anglais étant ce qu'il est, je ne me souviens plus du titre, c'était juste après sa reprise de Twin Peaks. C'était les quatre mêmes notes reprises à la gratte, sur des rythmes et des intensité différentes. Déjà là c'était envoûtant. Mais y a eut cette putain de voix, détachée, en retrait mais si présente. A la fois éthérée et tendue, magnifique, fascinant. Bon, toujours difficile de placer des mots après de tels moments, mais à priori mon hurlement à la fin du morceau était suffisamment parlant...

Photo by Adeline F.
En dehors de cela, la demoiselle aimant s'aventurer, ses set ne sont jamais toujours les mêmes. On reste dans l'héritage, totalement enthousiasmant, d'une nénette accro à Sonic Youth, Cat Power et PJ Harvey. Bref, une culture musicale ancrée au plus profond de nos viscères. Mais la musique de Sophie possède une forte personnalité, et sa présence plus assurée ce soir sur scène, ne fait que le confirmer.
Photo by Pirlouiiiit
Seule sur scène, essentiellement du guitare / voix avec une touche de bidouillage, la demoiselle scotche par son côté habitée. Son Modern lovers nous donne le frisson par son riff sonicyouthesque, par sa montée progressive, ses hurlements au bord de la rupture. Finalement peu saturé mais furieusement rageur, son son de gratte rappelle un blues viscéral passé à la moulinette de Thurston Moore.

Photo by Adeline F.
Des morceaux plus apaisés font leur apparition dans le set. Mais si on écoute attentivement les paroles, le côté obscur n'est jamais très loin. D'ailleurs ces instants calmes finissent généralement par des riffs plombés, histoire de ne laisser guère d'ambigüité sur l'ambiance. Minimaliste, écorchée mais aussi sensuelle, sa musique saisit le public. Oui je sais, j'ai déjà dit ça quelque part...
Photo by Pirlouiiiit / Adeline F.
Outre cette très belle reprise de Blue Velvet / Twin Peaks, elle se permettra de laisser le choix au public pour son dernier morceaux entre un "rageur", un "primitif" et un "en travail" et malgré mon lobbying subtilement hurlé pour le "primitif", c'est le "en travaux" qui sera joué, dans un registre plus apaisé lui aussi.
On se quitte alors, encore fois après être parti très loin. A priori, vous aurez compris qu'on tient là un beau trésor.
Photo by Pirlouiiiit
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www.myspace.com/helluvah
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Signature : mystic punk pinguinle 02/03/2009
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Photographe : adeline f
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