Critique de concert Him + Oomph!

Depuis ma tendre enfance, le Heavy-Metal exerce une fascination sur moi, même si, aujourd’hui, j’en écoute rarement. En fait, je mets un disque de Metal quand j’ai décidé de faire des pompes, ça donne du courage. Mais, malheureusement pour mes abdominaux, ça arrive peu fréquemment ! Cette soirée était donc l’occasion de renouer avec une ancienne passion, tout en rigolant un bon coup : j’avais le pressentiment que le concert de Him + Oomph! allait être presque aussi drôle que le spectacle de Valérie Lemercier (qui avait lieu à la même heure). Le set de Oomph!, avant Rammstein au Free Wheels, m’avait laissé perplexe, je me souviens qu’ils étaient énergiques et qu’une horde de 20 Teutons buveurs de houblon hurlait les paroles en chœur non loin de mes oreilles, m’empêchant de saisir la légèreté des compositions. « We are Oomph from fucking Germany » constitue une entrée en matière tonitruante, à défaut d’être polie. Malgré une musique pachydermique et peu originale, (ach, la finesse allemande !) ils réussissent, grâce aux gesticulations du chanteur, à faire hurler, danser et frapper dans les mains une bonne partie du public. Ce jeune allemand au regard de fou (quand il veut) est vraiment un showman qui sait galvaniser les foules : ça doit avoir de la gueule à la fête de la bière au stade olympique de Munich ! Chaque début de chanson est ponctué d’un tonitruant « Ein, Zwei, Drei » hurlé sur un ton guttural. Ich bin ein Clermonter, ja wohl ! La musique adoucit parfois les mœurs mais elle permet aussi de découvrir des langues étrangères, c‘est pas beau ça ? Le petit plus de ce groupe, c’est la guitare auto-éclairée du deuxième métallurgiste en partant de la droite. Alors là, je m’incline : même Scorpions, Guns ’n’ Roses et Metallica n’ont pas de gadget comme ça. Dès que l’éclairage de la salle baisse, il en rajoute un peu : il sait que tous les guitaristes à cheveux longs et habillés en noir ont le regard envieux. A la fin, le lead singer essaye un slam mais les gens ne comprennent pas tout de suite et il manque de peu de se ramasser la gueule par terre comme une crêpe ! Le groupe au complet viendra dédicacer, parler avec les fans et poser pour les photos pendant une bonne demi-heure. Un peu lourdingues mais fort sympathiques ces Oomph! ! En tout cas, les sidérurgistes d’outre Rhin ont fait un triomphe auprès d’un public séduit par leur entrain.
Une énorme batterie avec trois grosses caisses (on me signale que c’est un record) trône en fond de scène avec les initiales H, I et M. Et c’est parti pour du Metal scandinave ! L’arrivée des musiciens semble infirmer cette allégation. En effet, c’est au doux son de « No shit », la première chanson de l’album « Avenue B » d’Iggy Pop que le groupe Him entre en scène. Le bassiste porte un t-shirt Iggy Pop, le guitariste un Marcel « Iggy And The Stooges : Raw power », le batteur défend les couleurs de Motörhead, enfin, le chanteur à bonnet charismatique (enfin il essaye) ressemble à Johnny Depp, un ami de l’iguane. Him est donc un tribute band des Stooges ? Bonne surprise ! Dès les premières notes, je déchante : même si le premier morceau est pêchu, on est loin des Stooges ! En plus, le chanteur est plus statique que Guy Béart au musée Grévin, et, s’il a une belle voix grave, il n’est pas peu content de lui. Il allume complaisamment clope sur clope parce que c’est beau dans les projecteurs et bon pour son image de rebelle au rabais. Dès qu’il n’a plus à chanter, il s’assoit en sirotant une bière, les yeux dans le vide. Ce monsieur n’essaierait-il pas de se donner un air de star inaccessible ? La musique est globalement assez molle, c’est du Pop Glam Metal Progressif. Les claviers ornementent les compositions de Him, comme dans les années 70. Je trouve ça moyen mais pas si désagréable que ça finalement. Comment ? Et oui, on ne peut pas se refaire, c’est plus fort que moi ! Le guitariste « Raw Power » empoigne une double Gibson (comme Jimmy Page sur « Stairway to heaven » et le guitariste des Eagles sur « Hotel california ») pour nous interpréter un slow langoureux qui pue des aisselles. Une belle guitare (double ou éclairée) ne fait pas forcément un bon morceau, on vous l’a dit et répété les gars ! Par contre, c’est vrai que tu as belle allure avec ton instrument ! Un peu plus tard, ils reprennent le « Wicked game » de Chris Isaak dans une version musclée où le chanteur fait toutefois apprécier sa voix de crooner frustré, tout en faisant des effets bien cliché avec son micro. Assez marrant tout ça ! Dommage (?) qu’ils soient partis après un petit rappel sans jouer « Rebel yell » de Billy Idol qui figure normalement à leur répertoire : faire marcher ses zygomatiques est recommandé par de nombreux médecins. S’il y avait un disciple d’Hippocrate, il pourra peut-être m’éclairer sur le problème suivant : si on considère l’énergie déployée par le batteur à cogner comme un homme préhistorique sur ses fûts (mais aussi à faire le beau), comment se fait-il que ce jeune-homme ait un énorme problème de surcharge pondérale ? Bizzare ! Ah, j’ai peut-être la réponse : il doit manger des quantités monstrueuses de nourriture. Il vaut mieux l’avoir en photo (quoique, il ressemble à Popa Chubby) qu’au catering, c’est sûr ! Les fans de Metal, enthousiastes sur Oomph!, ont eu l’air un peu perplexes et déçus après le court concert de Him. Moi, j’ai trouvé la soirée plutôt drôle ! Il en faut pour tous les goûts, c’est bien que tous les publics puissent assouvir leur passion à la Coopérative de Mai.
Une énorme batterie avec trois grosses caisses (on me signale que c’est un record) trône en fond de scène avec les initiales H, I et M. Et c’est parti pour du Metal scandinave ! L’arrivée des musiciens semble infirmer cette allégation. En effet, c’est au doux son de « No shit », la première chanson de l’album « Avenue B » d’Iggy Pop que le groupe Him entre en scène. Le bassiste porte un t-shirt Iggy Pop, le guitariste un Marcel « Iggy And The Stooges : Raw power », le batteur défend les couleurs de Motörhead, enfin, le chanteur à bonnet charismatique (enfin il essaye) ressemble à Johnny Depp, un ami de l’iguane. Him est donc un tribute band des Stooges ? Bonne surprise ! Dès les premières notes, je déchante : même si le premier morceau est pêchu, on est loin des Stooges ! En plus, le chanteur est plus statique que Guy Béart au musée Grévin, et, s’il a une belle voix grave, il n’est pas peu content de lui. Il allume complaisamment clope sur clope parce que c’est beau dans les projecteurs et bon pour son image de rebelle au rabais. Dès qu’il n’a plus à chanter, il s’assoit en sirotant une bière, les yeux dans le vide. Ce monsieur n’essaierait-il pas de se donner un air de star inaccessible ? La musique est globalement assez molle, c’est du Pop Glam Metal Progressif. Les claviers ornementent les compositions de Him, comme dans les années 70. Je trouve ça moyen mais pas si désagréable que ça finalement. Comment ? Et oui, on ne peut pas se refaire, c’est plus fort que moi ! Le guitariste « Raw Power » empoigne une double Gibson (comme Jimmy Page sur « Stairway to heaven » et le guitariste des Eagles sur « Hotel california ») pour nous interpréter un slow langoureux qui pue des aisselles. Une belle guitare (double ou éclairée) ne fait pas forcément un bon morceau, on vous l’a dit et répété les gars ! Par contre, c’est vrai que tu as belle allure avec ton instrument ! Un peu plus tard, ils reprennent le « Wicked game » de Chris Isaak dans une version musclée où le chanteur fait toutefois apprécier sa voix de crooner frustré, tout en faisant des effets bien cliché avec son micro. Assez marrant tout ça ! Dommage (?) qu’ils soient partis après un petit rappel sans jouer « Rebel yell » de Billy Idol qui figure normalement à leur répertoire : faire marcher ses zygomatiques est recommandé par de nombreux médecins. S’il y avait un disciple d’Hippocrate, il pourra peut-être m’éclairer sur le problème suivant : si on considère l’énergie déployée par le batteur à cogner comme un homme préhistorique sur ses fûts (mais aussi à faire le beau), comment se fait-il que ce jeune-homme ait un énorme problème de surcharge pondérale ? Bizzare ! Ah, j’ai peut-être la réponse : il doit manger des quantités monstrueuses de nourriture. Il vaut mieux l’avoir en photo (quoique, il ressemble à Popa Chubby) qu’au catering, c’est sûr ! Les fans de Metal, enthousiastes sur Oomph!, ont eu l’air un peu perplexes et déçus après le court concert de Him. Moi, j’ai trouvé la soirée plutôt drôle ! Il en faut pour tous les goûts, c’est bien que tous les publics puissent assouvir leur passion à la Coopérative de Mai.
Signature : pierre andrieule 07/11/2001
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la Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand

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