Critique de concert Hiromi & Ahmad Jamal

Hiromi, Mon amour!
‘‘The place to be’’ : une expression résumant, à elle seule, cette soirée pianissimo ouverte par Hiromi et orchestrée par son parrain, Ahmad Jamal.
Il était une fois un piano à queue qui prit vie le temps d’une soirée. Tout commença sur le devant de la scène lors de l’arrivée d’Hiromi, habillée de la tête aux pieds par des touches de clavier. La rencontre fut décisive et l’allumeuse allumée conquit le public dès son premier passage à Marciac. On prêta volontiers une aventure au piano et à cette maîtresse qui domina son instrument après l’avoir docilement caressé.
L’amatrice d’accessoires utilisa aussi une règle pour mieux se faire obéir. Ahmad Jamal s’avança sur les planches pour observer la scène et régala ses oreilles à l’écoute du souffle d’Hiromi qui, tel le vent venu de sa vallée natale d’Hamamatsu, se fit entendre timidement pour finir par être lâché sans retenue. Les notes s’envolèrent au septième ciel pendant qu’Hiromi se trémoussait sur son siège. Elle se retira avec élégance après avoir prononcé quelques mots en français pour immortaliser ce moment intime.
Cette attention particulière toucha le public reconnaissant de voir que la musicienne émotive avait écrit quelques phrases spécialement pour l’occasion. Le piano solo ne fut triste qu’un court instant car il fut vite consolé par son vieil ami Ahmad Jamal. Tous deux refirent le monde sur fond de jazz. La contrebasse de James Cammack engagea la discussion avec les percussions de Manolo Badrena et la batterie d’Herlin Riley pour alimenter le propos musical, lancé par le charismatique octogénaire. Le ton montait et les quatre compères s’amusaient avec leurs instruments. Ils se rendirent compte que la foule souhaitait s’immiscer dans la conversation en acquiesçant par des applaudissements.
Tout le monde se mit d’accord pour que le génie remonte sur scène donner de nouvelles leçons au piano et la soirée s’acheva sur une note positive : son Sensei promit à l’instrument de revenir.
Chronique initialement publiée dans le journal "Jazz au Coeur" du 5 août 2010
‘‘The place to be’’ : une expression résumant, à elle seule, cette soirée pianissimo ouverte par Hiromi et orchestrée par son parrain, Ahmad Jamal.
Il était une fois un piano à queue qui prit vie le temps d’une soirée. Tout commença sur le devant de la scène lors de l’arrivée d’Hiromi, habillée de la tête aux pieds par des touches de clavier. La rencontre fut décisive et l’allumeuse allumée conquit le public dès son premier passage à Marciac. On prêta volontiers une aventure au piano et à cette maîtresse qui domina son instrument après l’avoir docilement caressé.
L’amatrice d’accessoires utilisa aussi une règle pour mieux se faire obéir. Ahmad Jamal s’avança sur les planches pour observer la scène et régala ses oreilles à l’écoute du souffle d’Hiromi qui, tel le vent venu de sa vallée natale d’Hamamatsu, se fit entendre timidement pour finir par être lâché sans retenue. Les notes s’envolèrent au septième ciel pendant qu’Hiromi se trémoussait sur son siège. Elle se retira avec élégance après avoir prononcé quelques mots en français pour immortaliser ce moment intime.
Cette attention particulière toucha le public reconnaissant de voir que la musicienne émotive avait écrit quelques phrases spécialement pour l’occasion. Le piano solo ne fut triste qu’un court instant car il fut vite consolé par son vieil ami Ahmad Jamal. Tous deux refirent le monde sur fond de jazz. La contrebasse de James Cammack engagea la discussion avec les percussions de Manolo Badrena et la batterie d’Herlin Riley pour alimenter le propos musical, lancé par le charismatique octogénaire. Le ton montait et les quatre compères s’amusaient avec leurs instruments. Ils se rendirent compte que la foule souhaitait s’immiscer dans la conversation en acquiesçant par des applaudissements.
Tout le monde se mit d’accord pour que le génie remonte sur scène donner de nouvelles leçons au piano et la soirée s’acheva sur une note positive : son Sensei promit à l’instrument de revenir.
Chronique initialement publiée dans le journal "Jazz au Coeur" du 5 août 2010
Signature : vilay
le 21/09/2010
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le 21/09/2010
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>> Réponse (le 05/11/2010 par Jazz in Marciac)


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