Critique de concert Hommage à JJ Johnson & Bud Powell

Changement de stratégie au Planet Mundo Kfé : les jeudis soirs ne sont plus animés par un groupe résident (This Quartet) mais par un groupe différent chaque semaine. Nafas et Namasté ! ont déjà enchanté les lieux et c’est ce soir un hommage à JJ Johnson et Bud Powell qui est proposé.

Un set sous le signe du be bop donc, entamé par un délicieux Blue Noon, occasion pour chacun de se présenter à travers un brillant solo. JJ Johnson, "le Charlie Parker du trombone", est campé par Philippe Renault qui lui rend régulièrement hommage (voir ici et là). C’est Henri Florens qui incarne Bud Powell (sur un joli piano tout neuf) et la rythmique est assurée par Christian TonTon Salut (batterie) et Sam Favreau (contrebasse). Quatre gages de soirée réussie. Le rythme s’accélère sensiblement sur Viscosity.

Ingrédient non négligeable, des petites anecdotes sur la vie du tromboniste émaillent la soirée. Ainsi apprend-on :
- qu’il avait un faible pour certains standards qu’il revisitait régulièrement (It’s You Or No One et Old Devil Moon) ;
- qu’il fit comme nombre de jazzmen de sa génération un voyage en Afrique à la recherche de ses racines. Il en ramena des rythmes dont l’intro de Kenya est une belle illustration.

C’est ensuite Bud Powell qui est à l’honneur : son arrangement de If I Loved You est truffé d’accords classiques. Là, c’est Henri Florens qui raconte :
- il a vécu à Paris jusqu’en 1964 et le trafic de la capitale lui a inspiré Parisian Thoroughfare dans lequel se distinguait Clifford Brown. Philippe Renault adapte la partition de la trompette sur son instrument bien que ce soit "injouable au trombone". On ne s’est aperçu de rien.
- il n’a fait la connaissance de sa fille Celia que lorsqu’elle avait 20 ans.

Derrière les deux solistes qui nous replongent un gros demi-siècle en arrière, l’association TonTon Salut / Favreau fait merveille. Des vigoureux balais du premier nommé sur It’s Me Or No One au groove jubilatoire insufflé par le second sur Old Devil Moon, tout est parfait.

Ce qui n’a pas changé depuis la saison dernière au Planet, c’est l’existence d’une Jam Session Jazz en deuxième partie de soirée. Max Briard (batterie) et Arnaud Farcy (saxophone alto) se lancent les premiers et confirment ainsi leur performance dans le Nonet du Conservatoire. Cette jeunesse est enthousiasmante et les performances de Marion Gautier au chant et de Yessai Karapetian au piano renforcent l’idée que les nuits jazz marseillaises ont de belles années devant elles. A leurs côtés, l’expérience et la maîtrise de Christian Brazier déjà une demi-douzaine d’albums à son actif…

Plus de photos ici.

Un set sous le signe du be bop donc, entamé par un délicieux Blue Noon, occasion pour chacun de se présenter à travers un brillant solo. JJ Johnson, "le Charlie Parker du trombone", est campé par Philippe Renault qui lui rend régulièrement hommage (voir ici et là). C’est Henri Florens qui incarne Bud Powell (sur un joli piano tout neuf) et la rythmique est assurée par Christian TonTon Salut (batterie) et Sam Favreau (contrebasse). Quatre gages de soirée réussie. Le rythme s’accélère sensiblement sur Viscosity.

Ingrédient non négligeable, des petites anecdotes sur la vie du tromboniste émaillent la soirée. Ainsi apprend-on :
- qu’il avait un faible pour certains standards qu’il revisitait régulièrement (It’s You Or No One et Old Devil Moon) ;
- qu’il fit comme nombre de jazzmen de sa génération un voyage en Afrique à la recherche de ses racines. Il en ramena des rythmes dont l’intro de Kenya est une belle illustration.

C’est ensuite Bud Powell qui est à l’honneur : son arrangement de If I Loved You est truffé d’accords classiques. Là, c’est Henri Florens qui raconte :
- il a vécu à Paris jusqu’en 1964 et le trafic de la capitale lui a inspiré Parisian Thoroughfare dans lequel se distinguait Clifford Brown. Philippe Renault adapte la partition de la trompette sur son instrument bien que ce soit "injouable au trombone". On ne s’est aperçu de rien.
- il n’a fait la connaissance de sa fille Celia que lorsqu’elle avait 20 ans.

Derrière les deux solistes qui nous replongent un gros demi-siècle en arrière, l’association TonTon Salut / Favreau fait merveille. Des vigoureux balais du premier nommé sur It’s Me Or No One au groove jubilatoire insufflé par le second sur Old Devil Moon, tout est parfait.

Ce qui n’a pas changé depuis la saison dernière au Planet, c’est l’existence d’une Jam Session Jazz en deuxième partie de soirée. Max Briard (batterie) et Arnaud Farcy (saxophone alto) se lancent les premiers et confirment ainsi leur performance dans le Nonet du Conservatoire. Cette jeunesse est enthousiasmante et les performances de Marion Gautier au chant et de Yessai Karapetian au piano renforcent l’idée que les nuits jazz marseillaises ont de belles années devant elles. A leurs côtés, l’expérience et la maîtrise de Christian Brazier déjà une demi-douzaine d’albums à son actif…

Plus de photos ici.
Signature : mcyavellle 01/12/2011
Envoyer un message à mcyavell
Voir toutes les critiques de concert rédigées par mcyavell
Photographe : mcyavell
Envoyer un message à mcyavell
Voir toutes les critiques de concert photographiées par mcyavell


le 14 mai 2012 - Conservatoire National de Marseille (par Mardal)

le 6 juillet 2011 - Conservatoire National - Marseille (par Mardal)


le 12 octobre 2010 - Espace Julien - Marseille (par Mcyavell)


le 24 mars 2012 - La Meson - Marseille (par Mardal)

le 9 octobre 2011 - La Mesón - Marseille (par Mardal)


le 18 octobre 2009 - La Mesón - Marseille (par Mcyavell)


le 19 juin 2011 - Kiosque Léon Blum - Marseille (par Pirlouiiiit)


le 20 octobre 2010 - Planet Mundo Kfé - Marseille (par Mcyavell)


le 12 octobre 2010 - Espace Julien - Marseille (par Mcyavell)
Planet Mundo Kfé - Marseille

le 16 février 2012 - Planet Mundo K'fé - Marseille (par Mcyavell)

le 10 Fevrier 2011 - Sound system a l ancienne Planet K fe Mundo (par Bertrand 13rugissant)
Copyright © Neolab Production 2000-2012. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.
Conditions générales d'utilisation
Conditions générales d'utilisation
















