Critique de concert Hortensia du Samba


" nul n'est prophète en son pays " … alors que le projet marseillo-brésilien Hortensia du Samba a quasiment une page entière dans les Inrocks, passe sur Radio Nova, sur France Culture, sur France Inter parfois même en live (au Fou du Roi) et à Marseille ils ne sont même pas pré-sélectionnés pour Babel Med … bon pour être parfaitement honnête, ils passent aussi sur Radio Grenouille dont ils sont même en ouverture de la première compile digitale (avec un morceau pour le moins ardu).

La Révolution, c'est justement le morceau à la fin duquel j'arriverai dans la salle qui aurait pu être à mon avis plus remplie pour l'occasion et qui a inspiré l'intro de ma chronique. Sur la scène ils sont (presque) tous là. Tante Hortense au grand complet (comme je ne les avais finalement jamais vus), de gauche à droite sur scène : Christophe Rodomisto à la guitare, Jean Philippe Barrios à la batterie, Stéphane Massy au chant, M-Jo au chant et à tous plein de petits trucs percussifs, Eddy Godeberge au cavaquinho.

Par contre dans les rangs de Revista do Samba il n'y a " que " Leticia Coura au chant et cavaquinho elle aussi et Vitor Trindade aux percussions, Beto Bianchi qui jouait de la guitare ayant été retenu sur Paris, ce qui si vous faites le compte fait quand même 7 personnes sur la petite scène du Paradox. Connaissant bien le disque qui me semble-t-il sera interprété dans son intégralité, je retrouverai les mêmes sensations que chez moi.

Sauf que là je ne suis pas assis chez moi mais debout (en l'occurrence accroupis par terre) et que les morceaux les plus calmes viennent un peu faire retomber l'ambiance. Attention je ne dis pas que les morceaux sont moins bons mais quand après avoir commencé à faire remuer tous les popotins de la salles, ils s'assoient pour une chanson toute calme et bien les plus timides du public reprennent leurs esprits et se calment et ont moins de chance de s'y remettre le coup d'après. Autre bémol le son n'était peut être pas assez bon pour que ceux qui ne connaissaient pas les paroles les comprennent … surtout sur certains comme La Vache

En fait voilà c'est ça qui me laissera un peu sur ma faim … je m'attendais à une véritable explosion de samba and co avec des morceaux à rallonge, des impros et tout le bazar et finalement celle ci n'a pas eu lieu. Il y a bien eu des moments de vrais délires comme la chanson sur les robots tropicaux(particulièrement bordélique et joyeuse – parfaite en live) mais trop peu et le concert a duré moins longtemps que ce que je pensais. Un seul set avec un petit rappel. Quand on connait la richesse des répertoires de tous les acteurs de la soirée c'est un peu frustrant. Ils feront tout de même une reprise de Une bite sur le poignet en portugais.

Bon d'un autre côté pour leur défense, le public aurait pu lui aussi être plus expansif, un de leur potes était malade et coincé à Paris, c'était quasiment leur premier concert de la série … Cette chronique ne serait pas objective si je ne parlais pas de la complicité palpable entre les musiciens qu'ils se connaissent depuis longtemps (comme les deux Opossum) ou depuis peu (entre les deux continents), le magnétisme troublant de Leticia (sur Le Bel Amant du Berry entre autres) auquel mes photos ne rendent pas du tout justice, le contraste hilarant et touchant entre M-Jo et Vitor lors de leur duo, les pas de danses décalées de Stéphane, les regards absents de Eddy …

Bref même si j'aurais aimé les voir chanter et danser plus longtemps, je passerai une très agréable deuxième partie de soirée (moins calme quand même que la première) et ne me coucherai pas trop tard, ce qui en ces temps de grosse activité musicale n'est pas forcement une mauvaise chose.
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Signature : pirlouiiiitle 12/04/2011
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>> Réponse (le 13/04/2011 par AB) Pirlouiiiit m'a coiffée sur le poteau pour cette chronique, preuve finalement que le public, s'il était peu nombreux, n'est pas resté indifférent. A mon humble avis, là, c'est du lourd, à la fois du très léger et du très lourd! Retenez bien le nome de ce grupo, parfaite mâtinerie marseillo-paulista, fruit de l'équation suivante: "Tante Hortense" + "Revista do samba" = "Hortensia du Samba" ("du" parce que samba est du genre masculin et qu'il fallait bien une petite french touch.) Superbe illustration de l'adage "l'union fait la force", ces citoyens du monde ont réussi à faire ensemble quelque chose d'improbable, qu'ils n'auraient sans doute pas pu faire seul chacun de leur côté. Quel cocktail, sur scène, quelle présence décalée... La musique porte les textes humoristiques de monsieur .../...
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le 1er juin 2011 - La Friche Belle-de-Mai - Marseille (par les)


le 30 mai 2010 - Cabaret Aléatoire/Cartonnerie, Friche BelledeMai, Marseille (par pirlouiiiit)
le Paradox - Marseille


le 10 décembre 2011 - le Paradox - Marseille (par Pirlouiiiit)
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