Accueil Chronique de concert Iggy Pop and the Stooges
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Chronique de Concert

Iggy Pop and the Stooges

Les deferlantes d'Argeles 10 juillet 2010

Critique écrite le par

En ce 10 Juillet 2010, bouchons obligent, je loupais la prestation des Jack on fire qui ouvraient le bal. Selon les dires des oreilles avisées présentes, ils firent feu de tout bois travestis dans la plus pure tradition New York Dolls !
C'est donc sur la grande scène, sous un soleil de plomb, que débutait pour moi le festival après une récolte de " deferloos " (monnaie locale) gagnée de haute lutte. Les BB Brunes fort de leur following ado égrenaient les comptines de leurs deux albums. Même si leur musique n'est pas vraiment ma tasse de thé, force est de constater que le groupe fonctionne sur scène avec des guitares acérées, une belle cohésion et une voix bien mise en valeur. À force de jouer aux quatre coins de l'hexagone, les 4 " dandys " maîtrisent la scène sans en rajouter et on se félicite que nos progénitures nous amènent à leur concert plutôt qu'à ceux de Tokyo Hôtel ou Lorie.
Les choses sérieuses commençaient sur la petite scène avec les locaux de l'étape. Le duo catalan Electric Octopus Orchestra réchauffait un peu plus l'atmosphère en nous assénant un show " garage blues " impeccable dans la tradition Jon Spencer / Doo Rag, à coups de voix mégaphones, guitares slidées et batterie syncopée. Ils se taillaient un beau succès d'estime après une rafale de rappels mérités !
Retour sur la grande scène avec la reine Patti Smith, qui, servie par un son impeccable et un backing band de luxe (Mister Lenny " nuggets " Kaye aux guitares) démarrait tout en douceur et en voix (de plus en plus belle et expressive) ressuscitant un temps le hippy dream avant que l'invocation des fantômes de Fred " sonic " Smith, Sid Vicious, les Ramones ou Kurt Cobain ne la transforme en grande prêtresse punk pour une fin de concert survitaminée et habitée où l'enchaînement Gloria/R'n'r nigger balançait aux festivaliers leur première vraie grande claque de la soirée !
Après ce séisme, les très tendance Gush eurent toutes les peines du monde à captiver l'assistance avec leur pop gentillette aux harmonies éculées. C'est en duo avec Izia sur une reprise du très daubé " I can't dance " de Genesis (au secours !) qu'ils arrivaient à tirer les festivaliers de leur torpeur. Mais il est vrai que le public avait déjà la tête ailleurs....
Raw power !!! Iggy et ses Stooges envahissaient la grande scène pour un show animal où le son approximatif et ultra fort n'arrivait même pas à gâcher un temps soit peu la grande messe Stoogienne avec un flot effréné de violence, stridences et contusions. Pour succéder au défunt Ron Asheton, James Williamson se collait aux guitares tronçonneuses, faisant son come back trente ans après avoir quitté la " funhouse ". C'est un iguane des grands soirs qui menait de main de maître cette entreprise de destruction massive où les classiques s'enchaînaient comme autant de banderilles. Visiblement pas prêts pour la maison de retraite, les Stooges tétanisaient les kids, arrachaient des larmes aux quinquas et repoussaient encore un peu plus la mort prochaine du rock'n'roll !
Lourde tâche pour Eiffel qui investissait la petite scène après la déferlante Stooges. Leur copié-collé racoleur Noir Désir / Gérard de Palmas nous ramena aux buvettes pour un lâcher de " deferloos " en attendant le dernier concert de la soirée.
C'est à la jeune Izia (fifille à Higelin), nouvelle icône hexagonale, qu'incombait la lourde tâche de clôturer la soirée. Malgré une voix " joplinesque " et une belle énergie, la belle n'arrivait pas à convaincre, trahie par un groupe compétent mais sans charisme, un manque criant de compos pallié par d'incessantes interventions parlées de la lolita dans un style " bobo racaille potache " difficilement supportable. Un set haché à oublier ! Mais promis, je reviendrais la voir en déambulateur quand elle aura l'âge de Patti ou d'Iggy.

Chronique inédite écrite par Christian pour le Tafeur n°36

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