Critique de concert LCD Soundsystem + The Bewitched Hands + Jamaica + Is Tropical (Festival des Inrocks 2010)

Soirée de clôture du festival des Inrocks 2010, l’affiche est assez éclectique ce soir au Zénith de Paris. 4 groupes aux horizons variés se partagent l’attention du public venu trop peu nombreux en ce lundi soir.
Is tropical est le premier à monter sur scène, malheureusement, le groupe ayant commencé pile à l’heure, je n’ai pas eu l’opportunité de les voir…
Jamaica est donc pour moi le premier groupe de la soirée. Même en ne s’attendant à rien, on est quand même déçus par ce groupe, vendu comme étant produit par un des membres du duo électro français, Justice. Il est assez difficile de trouver les mots pour décrire la musique de ce groupe, à mi chemin entre pop niaise qui fatigue en un temps record, rock ricain qui se casse la gueule et French Touch qui à force de consanguinité se complaît dans la médiocrité. C’est mauvais, on s’ennuie, il n’y a pas un morceau pour rattraper l’autre et à agir comme s’ils avaient déjà conquis le monde, Jamaica n’arrive qu’à se mettre dans l’embarras face à un public des moins réceptifs à leur musique. Ils n’ont pas la carrure des grandes stars qu’ils se croient être et qu’ils ne seront probablement jamais. On sort ?
The Bewitched Hands continue l’animation de la soirée et nous réconcilie avec la musique. Voilà un groupe, français qui plus est, qui a de l’avenir. Les musiciens sont bon, les mélodies accrocheuses, les voix sympathiques et la bonne humeur communicative. On voit qu’on à affaire à une bande de potes qui font ce qu’ils aiment : jouer de la musique, et ensemble qui plus est. Les critiques les comparent à Arcade Fire et en effet, on peut y voir une grosse influence dans le côté joyeux bordel sur scène, avec échanges d’instruments, partages de micros et autres actions qui semblent relever plus de l’improvisation totale que du calcul millimétré. On a envie de chanter en chœur avec eux et de se laisser emporter par leur musique ensoleillée, loin de la grisaille des Parisiens. Quand le groupe quitte la scène, on se dit qu’ils ont un vrai potentiel pour faire bouger les foules et vendre des albums… Reste à les voir dans une salle plus humaine que le Zénith de Paris et avec un public là pour eux, et non pour LCD Soundsystem dont la musique, il faut le dire, et à des kilomètres de celle de The Bewitched Hands.

LCD Soundsystem… Dire que le public était présent uniquement pour James Murphy et sa bande de joyeux compagnons serait un euphémisme. Quand ils arrivent sur scène pour un set bien trop court d’une petite heure, c’est la ruée. Les gradins se vident et tout le monde se retrouve dans la fosse du Zénith, qui se transforme instantanément en dancefloor géant. C’est parti pour un enchainement de tubes essentiellement tirés du premier et du dernier album du collectif. En effet, tout fan de Sound Of Silver sera un peu déçu, ils n’en joueront qu’une de cet opus ce soir. Mais bon, peu importe, l’électro de LCD Soundsystem conquiert les foules même si on ne connaît pas leur discographie par cœur. Le déluge de chœurs, de breaks, de p’tits sons sympas et indescriptibles et surtout de cloches qui s’abat sur nous ressemble à un tsunami qui emporterait tout sur son passage. Les gens dansent, remuent, sautent sur place, se marrent… Vous ne connaissez pas la personne à votre gauche ? Pas grave, on échange des sourires, des regards complices, des éclats de rire… Eh oui, c’est l’effet LCD, ça rassemble tout le monde, on se connaît pas, on se reverra jamais mais ce soir on est tous potes et on partage !
James Murphy a bien compris l’effet de sa musique et il s’amuse à nous regarder évoluer sous ses yeux tout en continuant d’assurer le show, façon crooner des fifties. Quand vient l’heure du couvre feu, le groupe tente de négocier pour rester, tel un adolescent qui s’amuserait trop à la fête de fin d’année d’un pote et que ses parents seraient venus chercher trop tôt. Malheureusement, pas de permission de minuit ce soir et le groupe doit s’en aller, non sans jouer tout de même un ultime morceau.
On sort de la salle sur les rotules, on a dansé pour une année mais on en reprendrait bien encore une petite heure voire deux ou trois… Pourvu qu’ils reviennent, même si apparemment, pour la France, c’était ce soir ou plus jamais… L’avenir nous le dira, mais on croise les doigts. Et on envisage de s’acheter une cloche, juste pour rire un peu dans le RER du matin.
Is tropical est le premier à monter sur scène, malheureusement, le groupe ayant commencé pile à l’heure, je n’ai pas eu l’opportunité de les voir…
Jamaica est donc pour moi le premier groupe de la soirée. Même en ne s’attendant à rien, on est quand même déçus par ce groupe, vendu comme étant produit par un des membres du duo électro français, Justice. Il est assez difficile de trouver les mots pour décrire la musique de ce groupe, à mi chemin entre pop niaise qui fatigue en un temps record, rock ricain qui se casse la gueule et French Touch qui à force de consanguinité se complaît dans la médiocrité. C’est mauvais, on s’ennuie, il n’y a pas un morceau pour rattraper l’autre et à agir comme s’ils avaient déjà conquis le monde, Jamaica n’arrive qu’à se mettre dans l’embarras face à un public des moins réceptifs à leur musique. Ils n’ont pas la carrure des grandes stars qu’ils se croient être et qu’ils ne seront probablement jamais. On sort ?
The Bewitched Hands continue l’animation de la soirée et nous réconcilie avec la musique. Voilà un groupe, français qui plus est, qui a de l’avenir. Les musiciens sont bon, les mélodies accrocheuses, les voix sympathiques et la bonne humeur communicative. On voit qu’on à affaire à une bande de potes qui font ce qu’ils aiment : jouer de la musique, et ensemble qui plus est. Les critiques les comparent à Arcade Fire et en effet, on peut y voir une grosse influence dans le côté joyeux bordel sur scène, avec échanges d’instruments, partages de micros et autres actions qui semblent relever plus de l’improvisation totale que du calcul millimétré. On a envie de chanter en chœur avec eux et de se laisser emporter par leur musique ensoleillée, loin de la grisaille des Parisiens. Quand le groupe quitte la scène, on se dit qu’ils ont un vrai potentiel pour faire bouger les foules et vendre des albums… Reste à les voir dans une salle plus humaine que le Zénith de Paris et avec un public là pour eux, et non pour LCD Soundsystem dont la musique, il faut le dire, et à des kilomètres de celle de The Bewitched Hands.

LCD Soundsystem… Dire que le public était présent uniquement pour James Murphy et sa bande de joyeux compagnons serait un euphémisme. Quand ils arrivent sur scène pour un set bien trop court d’une petite heure, c’est la ruée. Les gradins se vident et tout le monde se retrouve dans la fosse du Zénith, qui se transforme instantanément en dancefloor géant. C’est parti pour un enchainement de tubes essentiellement tirés du premier et du dernier album du collectif. En effet, tout fan de Sound Of Silver sera un peu déçu, ils n’en joueront qu’une de cet opus ce soir. Mais bon, peu importe, l’électro de LCD Soundsystem conquiert les foules même si on ne connaît pas leur discographie par cœur. Le déluge de chœurs, de breaks, de p’tits sons sympas et indescriptibles et surtout de cloches qui s’abat sur nous ressemble à un tsunami qui emporterait tout sur son passage. Les gens dansent, remuent, sautent sur place, se marrent… Vous ne connaissez pas la personne à votre gauche ? Pas grave, on échange des sourires, des regards complices, des éclats de rire… Eh oui, c’est l’effet LCD, ça rassemble tout le monde, on se connaît pas, on se reverra jamais mais ce soir on est tous potes et on partage !
James Murphy a bien compris l’effet de sa musique et il s’amuse à nous regarder évoluer sous ses yeux tout en continuant d’assurer le show, façon crooner des fifties. Quand vient l’heure du couvre feu, le groupe tente de négocier pour rester, tel un adolescent qui s’amuserait trop à la fête de fin d’année d’un pote et que ses parents seraient venus chercher trop tôt. Malheureusement, pas de permission de minuit ce soir et le groupe doit s’en aller, non sans jouer tout de même un ultime morceau.
On sort de la salle sur les rotules, on a dansé pour une année mais on en reprendrait bien encore une petite heure voire deux ou trois… Pourvu qu’ils reviennent, même si apparemment, pour la France, c’était ce soir ou plus jamais… L’avenir nous le dira, mais on croise les doigts. Et on envisage de s’acheter une cloche, juste pour rire un peu dans le RER du matin.
Signature : coline magaud
le 22/12/2010
Envoyer un message à coline magaud
Voir toutes les critiques de concert rédigées par coline magaud
le 22/12/2010
Envoyer un message à coline magaud
Voir toutes les critiques de concert rédigées par coline magaud

le 7 novembre 2011 - Olympia, Paris (par Pierre Andrieu)

le 6 Novembre 2011 - Cabaret Aléatoire, Marseille (par Sami)

le 3 novembre 2011 - La Cigale, Paris (par Pierre Andrieu)

le 2 novembre 2011 - Casino de Paris (par Pierre Andrieu)

le 7 novembre 2010 - La Cigale, Paris (par Pierre Andrieu)

le 28 Aout 2010 - Domaine national de Saint Cloud (par Lebonair)

le 28 août 2010 - Parc de Saint-Cloud (par Pierre Andrieu)


le 4 juillet 2010 - Presqu'île du Malsaucy, Evette Salbert (par Philippe)
le Mai 2011 - Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand (par Pierre Andrieu)

le 23 avril 2011 - Phénix et Palais d'Auron, Bourges (par Pierre Andrieu)

le 24 mars 2011 - Coopérative de mai, Clermont-Ferrand (par Pierre Andrieu)

le 26 août 2011 - Domaine National de Saint-Cloud (par Fredc)
Copyright © Neolab Production 2000-2012. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.
Conditions générales d'utilisation
Conditions générales d'utilisation


















