Critique de concert Irma + Diam's

Même si en ce moment Diam’s fait plus la couverture de Paris Match et autres Voici que celle des magazines musicaux, la jeune demoiselle qui se décrit comme une guerrière n’a cependant pas oublier qu’elle avait un large public qui la soutenait. Pour preuve après une première date à Marseille à l’espace Julien, elle revient mettre le feu au Dock des Suds, salle quasi comble au rendez vous.
20 heure, IRMA qui fait office de première partie, rentre en scène après une brève description narrée par Diam’s, elle même "Heyyy Salut Marseille, les premières parties c’est soit bof bof soit ça tue, ce soir c’est IRMA qui va jouer et elle déchire grave vous allez voir!". Et on vit. En effet Irma c’est un petit brin de fille d’à peine 20 ans qui en fait seulement 16 qui ne se laisse pas démonter si facilement. A mi chemin entre Ayo et Grace c’est avec pour seuls compagnons de fortune, sa guitare et un sample qu’elle arrive sur scène. Le résultat est là. Il ne faudra qu’un seul morceau pour convertir le public.

Reconnaissons quand même que ce soir c’est un public particulièrement chaleureux qui est venu remplir la salle. Artiste solo oblige la rythmique est donc assurée par des tapements sur la caisse de sa guitare ainsi que des sample d’human beat box. Ainsi lorsqu’elle décide de reprendre "I Want you Back " et "ABC" des Jackson Five il est dur de s’imaginer que la jeune demoiselle occupe à elle seule la scène. Et pourtant c’est bien le cas. Entre chaque morceau Irma se fond de remerciement pour le public qui même lors de titres plus calmes reste tout autant démonstratif. Six morceaux plus tard la jeune Irma se retire –déjà- du plateau, sous les applaudissements d’une foule conquise
Changement de plateau et de registre avec Diam’s. Toujours les même accessoires, un dés, un escalier multicolor et en fond un panneau lumineux où clignote "SOS". C’est sur depuis la dernières date à Marseille (remontant à 6 mois) le spectacle n’a pas du beaucoup changer.
En effet ce fut le cas. Même mise en scène, Diam’s se trouve dans la pénombre avec son double. Elle commence son discours, malgré les controverses qui l’entourent la jeune demoiselle n’a rien perdu de sa rage. Ainsi à travers ses textes elle s’attaque à Sarko, l’Etat… Même si elle n’a pas –tout à fait- tord, le débat tombe vite dans la démagogie de base et la vision manichéenne sans grand intérêt.
Mais cette tournée c’est avant tout le Mea Culpa de Mélanie (le vrai prénom de Diam’s). Comme elle l’expliquera dans "Les enfants du désert""J’avais au poignée la même rolex que Nicolas". Entre confessions et excuses, si elle n’accorde aucune interview au media au niveau du public elle parle à tel point qu’on pourrait en faire la vraie fausse interview de Diam’s, imaginons deux secondes :
BOBY : Bonsoir Diam’s, tu ne parles plus dans les media ton boycott est définitif ?
Diam’s : Pour le moment je ne parle pas mais quand je déciderai de prendre la parole ça va faire mal !
BOBY : Et pourquoi ce boycott ?
DIAM’S : Depuis quelque temps les media ne cessent de me diaboliser. Je n’ai pas de compte à rendre sinon à mon public ! Je préfère me taire devant la camera pour parler vous (le public) parler plus.
BOBY : Tu n’as pas peur que de réagir comme ça face aux media ca nuise à ta carrière ?
DIAM’S : Mon dernier album est double disque de platine grâce à vous (public) (…). Malgré tout ce que l on peut dire sur moi, il y a toujours autant de monde dans les salles et ça ça me fait plaisir !
BOBY : Et cet engagement dans tes chansons, concrètement il se traduit comment ?
DIAM’S : J’aimerai que vous sachiez (le public) que tous les bénéfices de l’album vont être reversés à la Big Up Foundation, une association que j’ai monté pour aider l’Afrique.
Parenthèse exclusive faite revenons en à la musique.

Le show est particulièrement bien rodé, mais Diam’s ne serait pas grand chose sans les mucisien(ne)s qui l’entourent. De son passé elle n’oublie rien pas même les titres qui ont fait d’elle une caricature musicale comme "Bombe Latine". C’est comme ça que ses chanteuses entament une reprise aux couleurs africaines de cette dernière.

Quelque soit le titre qu’elle entreprend le public est à chaque fois derrière pour reprendre les paroles. Pas un mot n’est oublié, même si facilement un quart de l’assemblée ne comprend pas forcement toutes les paroles. Il est d’ailleurs difficile d’être d’accord avec tous ses discours si tant est qu’elle même arrive à tout appliquer.
Quand Diam’s n’est pas dans la critique de la société, c’est de sa vie personnelle qu’elle parle ce qui donne de très joli morceaux. Donner sans compter voilà la clé du succès populaire de la Boulette. Qu’elle soit derrière son micro ou derrière un piano c’est avec la même sincérité et générosité qu’elle expulse sans fausse note ses textes. La diction est parfaite, la banlieusarde comme elle même se décrit, pourrait bien donner des cours à nos politiques qui ne sont pas foutus de faire une négation correctement.

Si avant elle était bling-bling , Mélanie a depuis bien changé, seul accessoire brillant, le nom de son association sur son t-shirt "BIG UP". " Dans le noir " conte d’ailleurs ce changement d’état d’esprit chez la demoiselle. Accompagné par Diam’s le public balance les bras à droite puis à gauche au rythme de la mélodie, tant musicalement que visuellement le spectacle est des plus agréable. S’en suit "Peter Pan " introduit par le au combien célèbre " Seven Nation Army ". Si sur l’album il s’agissait certainement du morceau le moins délectable en live et avec la mise en scène qu’il convient, c’est une tout autre histoire.

Après deux rappels Diam’s clôture ces deux heures de set par "Si c’était le dernier", un rap d’une dizaine de minutes, rien que ça. Durant le titre elle fait le point. Seul sur scène, debout sur un dés, la performance est pour le moins impressionnante. Après moulte remerciements la guerrière se retire finalement de scène. De ce qu’on peut lire sur les visages le public est ravi, elle aussi.
Grosse surprise que fut cette soirée tant au niveau de la première partie Irma qu’au niveau de Diam’s. Deux étonnantes performances d’artistes qui donnent sans compter. Certes on peut avoir des réserves quant aux textes (beaucoup trop manichéens) mais pour le reste c’est sur, que Diam’s soit juif, catholique ou musulmane elle est avant une artiste qui plus est une artiste qui a du talent et dont les actes ne sont pas que deux trois rimes dans une chanson.
BIG UP Foundation : http://www.bigup-project.org/
20 heure, IRMA qui fait office de première partie, rentre en scène après une brève description narrée par Diam’s, elle même "Heyyy Salut Marseille, les premières parties c’est soit bof bof soit ça tue, ce soir c’est IRMA qui va jouer et elle déchire grave vous allez voir!". Et on vit. En effet Irma c’est un petit brin de fille d’à peine 20 ans qui en fait seulement 16 qui ne se laisse pas démonter si facilement. A mi chemin entre Ayo et Grace c’est avec pour seuls compagnons de fortune, sa guitare et un sample qu’elle arrive sur scène. Le résultat est là. Il ne faudra qu’un seul morceau pour convertir le public.

Reconnaissons quand même que ce soir c’est un public particulièrement chaleureux qui est venu remplir la salle. Artiste solo oblige la rythmique est donc assurée par des tapements sur la caisse de sa guitare ainsi que des sample d’human beat box. Ainsi lorsqu’elle décide de reprendre "I Want you Back " et "ABC" des Jackson Five il est dur de s’imaginer que la jeune demoiselle occupe à elle seule la scène. Et pourtant c’est bien le cas. Entre chaque morceau Irma se fond de remerciement pour le public qui même lors de titres plus calmes reste tout autant démonstratif. Six morceaux plus tard la jeune Irma se retire –déjà- du plateau, sous les applaudissements d’une foule conquise
Changement de plateau et de registre avec Diam’s. Toujours les même accessoires, un dés, un escalier multicolor et en fond un panneau lumineux où clignote "SOS". C’est sur depuis la dernières date à Marseille (remontant à 6 mois) le spectacle n’a pas du beaucoup changer.
En effet ce fut le cas. Même mise en scène, Diam’s se trouve dans la pénombre avec son double. Elle commence son discours, malgré les controverses qui l’entourent la jeune demoiselle n’a rien perdu de sa rage. Ainsi à travers ses textes elle s’attaque à Sarko, l’Etat… Même si elle n’a pas –tout à fait- tord, le débat tombe vite dans la démagogie de base et la vision manichéenne sans grand intérêt.
Mais cette tournée c’est avant tout le Mea Culpa de Mélanie (le vrai prénom de Diam’s). Comme elle l’expliquera dans "Les enfants du désert""J’avais au poignée la même rolex que Nicolas". Entre confessions et excuses, si elle n’accorde aucune interview au media au niveau du public elle parle à tel point qu’on pourrait en faire la vraie fausse interview de Diam’s, imaginons deux secondes :
BOBY : Bonsoir Diam’s, tu ne parles plus dans les media ton boycott est définitif ?
Diam’s : Pour le moment je ne parle pas mais quand je déciderai de prendre la parole ça va faire mal !
BOBY : Et pourquoi ce boycott ?
DIAM’S : Depuis quelque temps les media ne cessent de me diaboliser. Je n’ai pas de compte à rendre sinon à mon public ! Je préfère me taire devant la camera pour parler vous (le public) parler plus.
BOBY : Tu n’as pas peur que de réagir comme ça face aux media ca nuise à ta carrière ?
DIAM’S : Mon dernier album est double disque de platine grâce à vous (public) (…). Malgré tout ce que l on peut dire sur moi, il y a toujours autant de monde dans les salles et ça ça me fait plaisir !
BOBY : Et cet engagement dans tes chansons, concrètement il se traduit comment ?
DIAM’S : J’aimerai que vous sachiez (le public) que tous les bénéfices de l’album vont être reversés à la Big Up Foundation, une association que j’ai monté pour aider l’Afrique.
Parenthèse exclusive faite revenons en à la musique.

Le show est particulièrement bien rodé, mais Diam’s ne serait pas grand chose sans les mucisien(ne)s qui l’entourent. De son passé elle n’oublie rien pas même les titres qui ont fait d’elle une caricature musicale comme "Bombe Latine". C’est comme ça que ses chanteuses entament une reprise aux couleurs africaines de cette dernière.

Quelque soit le titre qu’elle entreprend le public est à chaque fois derrière pour reprendre les paroles. Pas un mot n’est oublié, même si facilement un quart de l’assemblée ne comprend pas forcement toutes les paroles. Il est d’ailleurs difficile d’être d’accord avec tous ses discours si tant est qu’elle même arrive à tout appliquer.
Quand Diam’s n’est pas dans la critique de la société, c’est de sa vie personnelle qu’elle parle ce qui donne de très joli morceaux. Donner sans compter voilà la clé du succès populaire de la Boulette. Qu’elle soit derrière son micro ou derrière un piano c’est avec la même sincérité et générosité qu’elle expulse sans fausse note ses textes. La diction est parfaite, la banlieusarde comme elle même se décrit, pourrait bien donner des cours à nos politiques qui ne sont pas foutus de faire une négation correctement.

Si avant elle était bling-bling , Mélanie a depuis bien changé, seul accessoire brillant, le nom de son association sur son t-shirt "BIG UP". " Dans le noir " conte d’ailleurs ce changement d’état d’esprit chez la demoiselle. Accompagné par Diam’s le public balance les bras à droite puis à gauche au rythme de la mélodie, tant musicalement que visuellement le spectacle est des plus agréable. S’en suit "Peter Pan " introduit par le au combien célèbre " Seven Nation Army ". Si sur l’album il s’agissait certainement du morceau le moins délectable en live et avec la mise en scène qu’il convient, c’est une tout autre histoire.

Après deux rappels Diam’s clôture ces deux heures de set par "Si c’était le dernier", un rap d’une dizaine de minutes, rien que ça. Durant le titre elle fait le point. Seul sur scène, debout sur un dés, la performance est pour le moins impressionnante. Après moulte remerciements la guerrière se retire finalement de scène. De ce qu’on peut lire sur les visages le public est ravi, elle aussi.
Grosse surprise que fut cette soirée tant au niveau de la première partie Irma qu’au niveau de Diam’s. Deux étonnantes performances d’artistes qui donnent sans compter. Certes on peut avoir des réserves quant aux textes (beaucoup trop manichéens) mais pour le reste c’est sur, que Diam’s soit juif, catholique ou musulmane elle est avant une artiste qui plus est une artiste qui a du talent et dont les actes ne sont pas que deux trois rimes dans une chanson.
BIG UP Foundation : http://www.bigup-project.org/
Signature : bobyle 26/05/2010
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Photographe : bertrand 13rugissant
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>> Réponse (le 28/05/2010 par Nathalie) J'ai juste adorée. Avez vous d'autres photos ? Comme le public, car je suis au premier rang avec la banderole et j'aimerais bien qu'il y est une photo qu'on la voit.. > Réagir à cette critique

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le Samedi 14 Janvier 20 - Dock des Suds - Marseille (par Mister Bc)
le Samedi 14 Janvier 20 - Dock des Suds - Marseille (par Mister Bc)

le 26 Novembre 2011 - Docks des Suds - Marseille (par Mister bc)
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