Critique de concert The Irritones


Joli set carré et explosif des Irritones, au magasin Lollipop Music Store, et façon idéale de finir une semaine merdique et chargée en se vidant le cerveau. Autant dire que le groupe joue à domicile : l'un des membres y travaille et les trois autres, pour autant qu'on ait pu l'observer, y habitent tous à peu près à mi-temps. Début à 19 h pile, c'est-à-dire vers 20 heures bien sûr. Les Irritones n'ont toujours pas de myspace, et rien que pour ça il est impossible de les détester autant qu'ils le mériteraient.

Bien évidemment les bongos et guitares sèches annoncées n'apparaîtront pas : on attend toujours, plus de trois ans après l'ouverture, le fameux concert "unplugged" régulièrement promis par Olivier Gasoil et ses sbires (anciennement, sous forme Hatepinks), qui permettrait de voir si, oui on non, tout ce punk-rock contondant ne sonnerait pas comme du Cabrel une fois débranché. On a pourtant vu les Rescue Rangers s'y livrer avec succès, et avant eux Michel "CFO" Basly sans ses sbires. Mais peut-être faudra-t-il simplement couper le courant en plein morceau une prochaine fois, pour entendre ce que ça donne.

Bref, devant une affluence raisonnable mais pas délirante, plutôt calme mais pas amorphe non plus, les Irritones livrent un super show bien calé et bien enchaîné de leurs mini-tubes servis saignants, braillés et cognés, dont on a retenu : Modern Life, Negative Dots, Rejection et plus loin, Cannibal Kidz, ainsi qu'une chanson sur Jesus Christ ; le frontman n'a pas besoin de regarder ce que font les autres pour pouvoir faire confiance à la régularité de Miguel, Paulo et Rudy, et peut se livrer à ses jeux favoris en plus des braillements : faire l'andouille, sautiller, se cogner la tête, tater des couilles (avec des gants, pas fou le mec), suer sous ses lunettes noires, insulter le public et casser du verre...

Et puis évidemment, toujours l'utilisation du décor naturel dans le show. Par le passé on avait eu droit au scotchage de gueule au chatterton, cette fois ci en terme de costume on s'en tiendra à l'utilisation en accessoire d'un (malheureux) vinyl d'AC/DC, tour à tour brandi, frotté contre le torse, ouvert, plié dans tous les sens, cassé, piétiné, la pochette finissant en élégant couvre-chef. Bien évidemment les tauliers restent impuissants devant cet acte de vandalisme boogie-australophobe gratuit : Paulo est coincé derrière sa Rickenbacker, et Stéphane repousse les assauts de verres vides au bar. Pour ma part je repars avec un élégant éventail Back in Black dont je remercie la production du concert.

Il faut reconnaître que c'était plutôt amusant, inséré à la fin d'un concert de toutes façons déjà fort enthousiasmant d'un des tout meilleurs groupes en activité à Marseille. Et puis c'est toujours sympa le vendredi soir, quand on est de toute façon trop mou du cul pour faire beaucoup plus, de sortir de chez Lollipop à 21 heures, déjà à moitié bourré et en ayant vu un concert ou mangé japonais...

Au fait, le vinyl blanc translucide/poseur/branleur des Irritones est à paraître (release party à la Machine à Coudre le 19.03.2010), et la musique déjà à télécharger illégalement sur irritones.free.fr !

(Plus que pour des raisons historiques, la setlist est là surtout pour emmerder le petit malin qui a cru bon de me la piquer... pas assez rapide, jeune padawan !)
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Signature : Philippele 27/02/2010
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>> Réponse (le 04/03/2010 par The Killer)

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le 10 décembre 2011 - Machine à Coudre - Marseille (par Pirlouiiiit)
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