
A arles les festivals se suivent mais ne se ressemblent pas dans son illustre théâtre antique. Après les Suds à Arles c’est maintenant aux Escales du Cargo de prendre possession des lieux. Pas complet mais presque il va s’en dire que les 2 victoires de la musique de la tête d’affiche de la soirée ne pouvait être que vecteur de salles combles. Et pourtant – et au grand désarroi de nombreux spectateurs c’est Izia qui entamera la soirée. Il ne reste plus qu’a espérer que Pony Pony Run Run seront à la hauteur ce qui est loin d’être gagné.

A ceux qui pensent encore que le Rock est une histoire d’homme, Izïa, du haut de ses 10 centimètre de talons aiguilles est la preuve vivante que ces personnes là se trompent. Les mauvaises langues diront qu’il ne s’agit là que d’une énième fille de… Reconnaissons donc qu’elles n’ont pas tout a fait faux, Izïa est belle et bien une fille de ; le nourrisson spirituelle de Janis Joplin et Robert Plant, la douce incarnation de la violence, bref le talent à l’état pur , celui qui ne se trouvent pas aussi facilement que "la nouvelle star".


Izia en concert, c’est avant tout un brassier instantané difficile à éteindre. Intimidée ? Pas une seconde, et ce, malgré plusieurs chutes à cause des câbles. Du très Stooges "Hey Bitch" ou plus Blondy-ien "Lola" difficile de ne pas être aspiré par l’univers qu’incarne Izia du haut de ses 19 printemps. Si jeune, et pourtant une musique ainsi que des textes d’une maturité à faire pâlir bb brunes et autres pony pony run run.
Des performances vocales remarquables alternant aisément voix aigue/voix grave à l’image de "Disco Ball", merveilleux petit bijou dont elle a le secret. A cela s’ajoute une ambiance qui ne démord pas alimenté par un contact permanent pour ne pas dire une parfaite osmose avec le public. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire elle aura littéralement réussi "faire lever (les fesses du public) de leur caillou". Petit à petit le feu gagne du terrain. Au fil des chansons rares sont ceux qui arriveront à rester immobiles.

Ce qui fait la force de la teenager ce n’est pas seulement un charisme fou c’est aussi l’éclectisme présent dans l’univers qu’elle incarne. En une heure et demie c’est un large panel de ce qui se fait de mieux dans le rock que nous aura offert celle que l ‘on pourrait communément décrire comme un "Janis Zeppelin". Dans la surenchère Izia est reine, non contente d’avoir un public qui reprend a tue tête la plupart de ses morceaux, cette dernière n’hésitera pas à gravir une à une les bancs de l’amphi pour y interpréter plusieurs mesures à Capella. L’assemblée conquise, en reste bouche bée. Ce petit moment de calme et volupté sera t’il suffisant pour éteindre le feu qu’elle a mis à ce vieux théâtre ? Assurément Non, on en redemande !


Vus il y a de ça quelques mois déjà. Les pony pony run run ne m’avait donné qu’une seule envie ; celle de les envoyer à l’abattoir. Peu d’ambiance, des capacités musicales discutables, bref pas vraiment de quoi justifier cette si soudaine notoriété. Premier constat bien que le concert vient de débuter, le théâtre se désemplie à vue d’œil. Il faut dire qu’entre Izia et pprr (sans même parler de talent) il y a un fossé…

Et pourtant –si on omet la gestuelle particulièrement ridicule du chanteur - on pourrait presque trouver ce revival de musique post disco aux arrangements électro plaisant. Enfin presque, car si les jeunots qui garnissent les premiers rangs arrivent à passer outre un univers musical on ne peut plus pauvre dans les gradins on est moins dupe. Pas spectateur, victime ! Victime d’un spectacle qui ne captive même pas tellement il manque d’originalité tant, sur l’aspect scénique que musical.

Car sur le fond on reste sur notre faim. Loin du groupe que l’on s’acharne à nous vendre, pony pony run run est l’archétype du groupe du pseudo rock ; bien trop propre sur lui, le genre de band dont les membres serraient demandés par toutes les belles mères à table le dimanche midi autour d'un bon petit gigot/patates. Marketting oblige, sur scène les prises de paroles sont dignes des meilleurs scénarios des bisounours, le tout sur musique en guimauve s’il vous plait.

Les morceaux se suivent et se ressemblent. Il faudra attendre le fameux "Hey you" pour finalement avoir une réelle envolée du public. A tue tête les paroles sont reprises, difficile de ne pas s’y faire prendre avec le matraquage opéré par les radios. A l’inverse du concert d’istres cette fois, PPRR, aura quand même un sacré mérite, celui de ne pas avoir massacré leur unique morceau convenable. Espérons qu’au prochain concert dans la région, ce sera le set qui sera tout autant correct.


En plus d’être illogique (même si on peut comprendre que les impératifs de tournée etc…) mettre Pony pony run run après Izia n’est surtout pas très sympathique pour le groupe… Difficile de faire mouche lorsque la jeune demoiselle donne tout et même plus. Fatalité ? A vous d’en juger, en tout cas du haut de la troisième rangée de cailloux de l’amphithéâtre d’Arles, s’il fallait miser tout de suite sur le bon "pony" il ne fait aucun doute que son joké s’appellerait IZIA.
-BOBY-
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