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Chronique de Concert

Jack White

Jack White en concert

Le Transbordeur - Lyon 4 septembre 2012

Critique écrite le par

Tout bleu, trop puissant, okay, Jack White est un génie !

Annoncée depuis mi juillet, la seule date de Jack White en septembre en France n'aura pas mis longtemps à être comble. Une aubaine pour les chanceux, qui ont pu admirer (et même pour les plus accros, toucher !) le Grand Jack dans une "petite" salle, à taille humaine et au prix plus que raisonnable (36,5€ pour jouir avec le divin, c'est moins cher qu'une pipe!)

Jack White


Pour le commun des mortels, Jack White reste le mec dont le talent a été d'aligner sept fois une onomatopée pour en faire un hymne (de stade, de mariage, de kermesse, de pêche à la truite fructueuse et peut être même de chenille partouzienne ). Pour les 1500 personnes présentes dans le Transbordeur, un demi dieu de la musique ou du moins son représentant sur terre. Ce soir là, ses apôtres seront masculins, au final pas de quoi rechigner, tout le monde s'en branle. Car le monde n'est venu que pour lui.

Jack White


Buvez mes riffs, ceci est mon sang !

Dés que Jack débarque sur scène, le Transbordeur jusque-là calme comme une salle d'attente médicale sombre dans la démence. En une trentaine de secondes, le public sue déjà à grosses gouttes. Si on avait réellement été chez le docteur, même le vieux tétraplégique sourd muet se serait levé pour déhancher un vieux rock comme en 45 après la libération. De son côté, l'ancienne moitié (dans les faits l'ex 99%) de White Stripes mêle un énervement cathartique à une énergie prosaïque. Le même cocktail qu'utilise celle avec qui il partageait son ancien projet The Dead Weather, la sublime Alisson Moshart.

Jack White


Clope à la bouche, Jack respire les lattes comme il envoie les riffs, c'est à dire avec puissance directement dans la gueule du premier type qu'il croise ! Loin d'être avare, toute sa bible y passe. D'abord les White Stripes, spectre allégorique qui hantera les deux tiers du show. Puis, timidement, les Dead Weather "I Cut the Buffalo", et enfin les Raconteurs avec "Top Yourself" là où le public aurait préféré "Steady as she goes". Qu'importe à chaque époque la même empreinte, un rock and blues sorti des flammes de l'enfer.

Jack White


Sur scène comme dans ses projets, il y a Jack et les autres. Assez bons pour décorer, pas assez pour rivaliser dans le délire éthéré du type. Sans être largués (faut pas abuser non plus ils envoient le steack quand même), ses fameux apôtres suivent mais manquent parfois le coche. Alors, tel un chef d'orchestre White se positionne devant ses musiciens, rigide, le regard insistant comme pour leur dire "hey mec garde le rythme je ne suis qu'au début de mon putain de solo de la mort qui tue !".

A bien le regarder, Jacky pourrait sortir tout droit d'un film de Tim Burton, sévère dans l'allure, généreux dans les intentions -musicales-. Avec son teint pâlichon, ses habits de mormon, le personnage ressemble à "Edouard aux mains d'argent". Sauf que Jack le rappelle à chaque solo, les siennes sont en or.

Jack White


Miracle s'il en est, la voix de White enrouée comme celle de Mireille Mathieu au petit déjeuné s'adoucit, juste à temps pour magnifier "Dead leaves and the dirty ground". L'absence de Meg White ne dérange guère, certaines mauvaises langues diront qu'au contraire les White Stripes n'ont jamais été aussi bien représentées. Car au fond Jack le chante, il reste et demeure "The same boy you're always know".

Jack White


De son nouvel album, le premier en solo, hormis le puissant uppercut "Sixteen Saltines" envoyé dés le premier round comme l'aurait fait Mohamed Ali sous kétamine. On retiendra surtout "Freedom at 21", parfaite synthèse de toutes les facettes (et elles sont nombreuses) de White de la plus aiguë à la plus grave. Avant de conclure avec "Seven nation Army", histoire de rappeler aux hérétiques qui pouvaient en douter que Jack "Motherfuking" White, était, est et sera toujours un putain de génie !

Jack White



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