Critique de concert James Farm (Festival de l'Anche Jour 1)

Le Festival de l’Anche a été fondé en 2000 en hommage à la canne de Provence dans laquelle est taillée l’anche. Michel Pellegrino, fondateur du festival, nous parle de la symbolique de ce mystérieux végétal : tout autour de la Méditerranée, elle a permis à la fois à des civilisations de s’épanouir à l’agriculture, à l’écriture, au dessin et bien sûr à la musique.

Le concert d’ouverture propose année après année une fort belle affiche et cette édition ne déroge pas à la règle : si le nom James Farm ne vous dit rien, il n’en sera sans doute pas de même pour ceux des musiciens qui composent ce quartet : Joshua Redman (saxophone) et Eric Harland (batterie) figurent parmi les meilleurs jazzmen actuels. Je découvre ce soir l’excellent Aaron Parks au piano et Matt Penman à la contrebasse.

Comme s’ils voulaient offrir un catalogue de l’étendue de leur œuvre, ils nous proposent trois premières pièces fort différentes.
La première au thème mélodieux, 1981, tirée de leur unique album à ce jour, sorti voilà seulement un mois, James Farm. L’originalité vient des ruptures qui l’émaillent, amorcées par le saxophone. De quoi surprendre l’auditeur mais pas les partenaires qui, non contents de suivre, participent à l’inventivité et l’accroissent. Le son de la contrebasse est alors trop optimisé à mon goût, mais l’ingé-son rectifie assez vite le tir.

La deuxième pièce, moins mélodieuse, répétitive, percutante, If By Air, nous annonce que le quartet met le mot jazz au pluriel. Piano et saxophones s’expriment divinement sur de longues plages solo et j’ai alors la sensation d’une simple addition de talents, sans véritable liant. Mais l’osmose entre les quatre se construit peu à peu pour un final éblouissant.

Ma femme est présente et préfère de loin la troisième, le suavement divin Star Crossed, ses soli successifs et rivalisant de quiétude : contrebasse, piano. Le pari était facile : le saxophone/tempête de Joshua Redman vient y semer un prodigieux grain de folie avant un relaxant retour au calme.

La promo du disque qu’ils dédicaceront dans le hall du Casino des Palmiers est bien faite. Ils la peaufinent avec quatre autres titres. Coax, Chronos et le morceau final peuvent se ranger dans la catégorie 2, Polliwog dans la 1, Bijou dans la 3.

La créativité d’Eric Harland et Aaron Parks est allée croissant au fil des minutes. Et que dire de celle de Joshua Redman, au summum dès le premier solo et exceptionnel à plusieurs reprises notamment sur le final de Chronos.
Le festival se poursuivra le lendemain en plusieurs lieux de la ville. Le compte-rendu du jour 2 - entièrement gratuit comme chaque année - ici…

James Farm : Aaron Parks : piano / Matt Penman : contrebasse / Joshua Redman : saxophones ténor et soprano / Eric Harland : batterie.
Plus de photos ici.

Le concert d’ouverture propose année après année une fort belle affiche et cette édition ne déroge pas à la règle : si le nom James Farm ne vous dit rien, il n’en sera sans doute pas de même pour ceux des musiciens qui composent ce quartet : Joshua Redman (saxophone) et Eric Harland (batterie) figurent parmi les meilleurs jazzmen actuels. Je découvre ce soir l’excellent Aaron Parks au piano et Matt Penman à la contrebasse.

Comme s’ils voulaient offrir un catalogue de l’étendue de leur œuvre, ils nous proposent trois premières pièces fort différentes.
La première au thème mélodieux, 1981, tirée de leur unique album à ce jour, sorti voilà seulement un mois, James Farm. L’originalité vient des ruptures qui l’émaillent, amorcées par le saxophone. De quoi surprendre l’auditeur mais pas les partenaires qui, non contents de suivre, participent à l’inventivité et l’accroissent. Le son de la contrebasse est alors trop optimisé à mon goût, mais l’ingé-son rectifie assez vite le tir.

La deuxième pièce, moins mélodieuse, répétitive, percutante, If By Air, nous annonce que le quartet met le mot jazz au pluriel. Piano et saxophones s’expriment divinement sur de longues plages solo et j’ai alors la sensation d’une simple addition de talents, sans véritable liant. Mais l’osmose entre les quatre se construit peu à peu pour un final éblouissant.

Ma femme est présente et préfère de loin la troisième, le suavement divin Star Crossed, ses soli successifs et rivalisant de quiétude : contrebasse, piano. Le pari était facile : le saxophone/tempête de Joshua Redman vient y semer un prodigieux grain de folie avant un relaxant retour au calme.

La promo du disque qu’ils dédicaceront dans le hall du Casino des Palmiers est bien faite. Ils la peaufinent avec quatre autres titres. Coax, Chronos et le morceau final peuvent se ranger dans la catégorie 2, Polliwog dans la 1, Bijou dans la 3.

La créativité d’Eric Harland et Aaron Parks est allée croissant au fil des minutes. Et que dire de celle de Joshua Redman, au summum dès le premier solo et exceptionnel à plusieurs reprises notamment sur le final de Chronos.
Le festival se poursuivra le lendemain en plusieurs lieux de la ville. Le compte-rendu du jour 2 - entièrement gratuit comme chaque année - ici…

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Signature : mcyavellle 07/07/2011
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Photographe : mcyavell
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