Critique de concert Jean Gomez & Sébastien Gomez

Le Roll'Studio bifurque légèrement de ses sentiers battus, et prend la tangente du rock, du blues, de la soul, du country, du folk, de la pop ce soir. Trois, quatre groupes au moins ? me direz-vous. Eh bien non : un seul homme, accompagné de son fils pour un programme encyclopédique :

Jean Gomez : guitare, chant
Sébastien Gomez : guitare solo, chœur
Vous avez rêvé de la discothèque idéale, style "les 100 meilleurs morceaux de 1950 à 1980", tous styles populaires confondus ? Jean Gomez vous l'offre, en deux sets d'une heure.
Dans l'art délicat de la reprise, de l'interprétation, beaucoup de challengers se sont vautrés lamentablement. Ce sympathique chanteur a dû comprendre quelque chose que beaucoup d'autres prétendants ignorent encore, et qu'il est difficile de circonscrire : un mélange de simplicité, de sobriété, de préservation du fondamental, un sens aigu et clairvoyant de "l'esprit" d'une chanson, d'un tube, qui est restitué, même avec un arrangement simple, façon "unplugged".

En outre, Jean Gomez assure grave grâce à un atout précieux: une voix superbe, d'une élasticité surprenante qui lui permet de passer sans faillir des Beatles à Ray Charles, de Paul Simon à Otis Redding, et autres Elvis Presley, Joe Cocker, et même Tina Turner ! A chaque fois, ou presque, le petit plus, comme un clin d'œil : une intonation, un bref échantillon du timbre de l'artiste d'origine.
Jean Gomez aime chanter, ça se voit, ça se sent, et il nous fait partager cet amour de la chanson populaire.

A ses côtés, Sébastien Gomez superpose un contrechant efficace, discret et harmonieux, et double celui-ci d'un jeu de guitare très varié, d'une grande finesse, et approprié à chaque fois. On sent chez lui aussi une grande pertinence quant au choix des arrangements.
Les deux musiciens ont eu aussi l'intelligence de bien régler le volume des micros : dans la petite salle du Roll'Studio, ce paramètre est important.
Le public apprécie à sa juste valeur la prestation généreuse et excellente des Gomez : les gens chantent, se marrent, tapent des mains, certains ne résistent pas à l'envie de se lever pour se déhancher un peu (pas facile au Roll'Studio), d'autres, plus nombreux, affichent discrètement un sourire béat, et un regard vague, qui porte vers un passé lointain, l'époque révolue de l'adolescence pour beaucoup parmi nous, cet Eden indispensable qui fait office de mythe de survie, et la nostalgie qui s'y associe invariablement. En tournant la tête vers l'assistance, en voyant tous ces sourires, j'imagine que nombreux sont ceux pour qui chaque morceau ouvre une page du grand livre des souvenirs.

Pour vous faire baver d'envie, la setlist :
Early Morning Rain Gordon Lightfoot
Fa Fa Fa Otis Redding
Who'll Stop The Rain ? Creedence Clearwater
Love Like A Man Ten Years After
Down On The Crossroads Cream
El Condor Pasa Simon & Garfunkel
Working On The Railroad Compositeur inconnu (1846?)
Locomotive Breath Jethro Tull
Riders On The Storm The Doors
Hit The Road Jack Ray Charles
Georgia On My Mind Ray Charles
Smoke On The Water Deep Purple
Purple Rain Prince
Rollin' On A River Tina Turner
Hey Jude The Beatles
Blackbird The Beatles
Imagine John Lennon
Allright Now Free
Stuck On You Elvis Presley
It's Now Or Never Elvis Presley
With A Little Help From My Friends The Beatles
Johnny Be Good Chuck Berry
Satisfaction The Rolling Stones

A l'issue du concert, on a envie de dire merci à Jean et Sébastien Gomez, c'est d'ailleurs ce que beaucoup de personnes font, en buvant un coup et en prenant le temps de discuter un peu, de manger un morceau de pizza - c'est le plus du Roll'Studio - et on repart, un peu réchauffé par ce concert chaleureux et ce verre de lambrusco ou de kir, dans le maudit froid polaire qui nous gèle les miches depuis bientôt une semaine.
Plus de photos de McYavell ici, des extraits vidéos de Mardal là.

Sébastien Gomez : guitare solo, chœur
Vous avez rêvé de la discothèque idéale, style "les 100 meilleurs morceaux de 1950 à 1980", tous styles populaires confondus ? Jean Gomez vous l'offre, en deux sets d'une heure.
Dans l'art délicat de la reprise, de l'interprétation, beaucoup de challengers se sont vautrés lamentablement. Ce sympathique chanteur a dû comprendre quelque chose que beaucoup d'autres prétendants ignorent encore, et qu'il est difficile de circonscrire : un mélange de simplicité, de sobriété, de préservation du fondamental, un sens aigu et clairvoyant de "l'esprit" d'une chanson, d'un tube, qui est restitué, même avec un arrangement simple, façon "unplugged".

En outre, Jean Gomez assure grave grâce à un atout précieux: une voix superbe, d'une élasticité surprenante qui lui permet de passer sans faillir des Beatles à Ray Charles, de Paul Simon à Otis Redding, et autres Elvis Presley, Joe Cocker, et même Tina Turner ! A chaque fois, ou presque, le petit plus, comme un clin d'œil : une intonation, un bref échantillon du timbre de l'artiste d'origine.
Jean Gomez aime chanter, ça se voit, ça se sent, et il nous fait partager cet amour de la chanson populaire.

A ses côtés, Sébastien Gomez superpose un contrechant efficace, discret et harmonieux, et double celui-ci d'un jeu de guitare très varié, d'une grande finesse, et approprié à chaque fois. On sent chez lui aussi une grande pertinence quant au choix des arrangements.
Les deux musiciens ont eu aussi l'intelligence de bien régler le volume des micros : dans la petite salle du Roll'Studio, ce paramètre est important.
Le public apprécie à sa juste valeur la prestation généreuse et excellente des Gomez : les gens chantent, se marrent, tapent des mains, certains ne résistent pas à l'envie de se lever pour se déhancher un peu (pas facile au Roll'Studio), d'autres, plus nombreux, affichent discrètement un sourire béat, et un regard vague, qui porte vers un passé lointain, l'époque révolue de l'adolescence pour beaucoup parmi nous, cet Eden indispensable qui fait office de mythe de survie, et la nostalgie qui s'y associe invariablement. En tournant la tête vers l'assistance, en voyant tous ces sourires, j'imagine que nombreux sont ceux pour qui chaque morceau ouvre une page du grand livre des souvenirs.

Pour vous faire baver d'envie, la setlist :
Fa Fa Fa Otis Redding
Who'll Stop The Rain ? Creedence Clearwater
Love Like A Man Ten Years After
Down On The Crossroads Cream
El Condor Pasa Simon & Garfunkel
Working On The Railroad Compositeur inconnu (1846?)
Locomotive Breath Jethro Tull
Riders On The Storm The Doors
Hit The Road Jack Ray Charles
Georgia On My Mind Ray Charles
Smoke On The Water Deep Purple
Purple Rain Prince
Rollin' On A River Tina Turner
Hey Jude The Beatles
Blackbird The Beatles
Imagine John Lennon
Allright Now Free
Stuck On You Elvis Presley
It's Now Or Never Elvis Presley
With A Little Help From My Friends The Beatles
Johnny Be Good Chuck Berry
Satisfaction The Rolling Stones

A l'issue du concert, on a envie de dire merci à Jean et Sébastien Gomez, c'est d'ailleurs ce que beaucoup de personnes font, en buvant un coup et en prenant le temps de discuter un peu, de manger un morceau de pizza - c'est le plus du Roll'Studio - et on repart, un peu réchauffé par ce concert chaleureux et ce verre de lambrusco ou de kir, dans le maudit froid polaire qui nous gèle les miches depuis bientôt une semaine.
Plus de photos de McYavell ici, des extraits vidéos de Mardal là.
Signature : mardalle 05/02/2012
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Photographe : mcyavell
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