Accueil Chronique de concert Jeffrey Lewis & Los Bolts
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Chronique de Concert

Jeffrey Lewis & Los Bolts

Jeffrey Lewis & Los Bolts en concert

La Machine à Coudre, Marseille 17 septembre 2018

Critique écrite le par


On devrait toujours faire confiance à ce magnifique outil qu'est le site Concertandco ! Grâce à son agenda bien à jour (et à quelques critiques déjà élogieuses trouvées sur le site), il m'a permis de ne pas manquer un inattendu magnifique grand/petit concert du groupe Jeffrey Lewis & Los Bolts, dont j'ignorais parfaitement l'existence le matin-même ! Ce chanteur multi-talent est en fait plutôt un chansonnier (au sens noble du terme), qui raconte des histoires amusantes (et tout à fait intelligibles) de la vie de tous les jours (par exemple une amusante sur son addiction aux vinyles, déclinée sur 3 décennies). Le tout en s'appuyant sur sa propre guitare (sèche mais souvent électrifiée, et bien maîtrisée), ainsi que sur un batteur (qui pourrait bien être son frère, manifestement) et une petite bassiste chic et choc, les deux étant capables de très bien l'appuyer vocalement ou même de dialoguer avec lui sur certaines chansons en forme de sketches.


Fait très amusant et vraiment jamais vu pour ma part, Jeffrey Lewis (qui a une super bonne bouille et un charisme d'enfer, soit dit en passant) est aussi dessinateur (il édite un magazine appelé Fluff). Et donc à plusieurs reprises dans le concert, il illustre littéralement ses chansons par ce qu'il appelle des "Jeffrey Lewis low budget films" : il s'empare alors de cahiers d'illustrations (format A3 à peu près) qu'il fait éclairer par un smartphone, et chante/raconte des histoires tout en tournant les pages de ses bédés. Le premier est un résumé très marrant (visuellement c'est du cartoon) de la Révolution Française, un autre concernera deux reprises de Nirvana (Big Cheese, où Kurt Cobain est aux prises avec un fromage géant, puis Big Moustache, encore plus énigmatique mais très drôle). Ou encore un court-métrage pornographique (il montre bien le "X" en couverture, d'un air salace), très cochon en effet et mettant en scène, euh... un perroquet ! Egalement une belle reprise de Crass, qui fait manifestement très plaisir aux connaisseurs (je n'en fais pas partie...).


Musicalement c'est de la folk très bien fichue, quand il chante doucement on pense fortement (et agréablement) à Lou Reed, quand il déclame de sa voix nasale mais plaisante, il a surtout une mémoire et un souffle infernal pour pousser une diction digne d'un rappeur inarrêtable. Bien évidemment le public (plutôt nombreux pour un lundi soir) est aux anges et lui fait un petit triomphe, d'autant que son groupe peut aussi flirter avec le punk-rock, le disco, le pop-rock, toujours avec la même élégance sans prétention mais hyper efficace. A noter aussi un T-shirt rigolo : "I love both kinds of music : country & western", et un titre western pétaradant pour illustrer ce propos. A la fin d'un concert trop court (comme tous les concerts géniaux), il file directement à l'entrée de la Machine, pour vendre sa copieuse production à lire et à écouter... Je ne repartirai pas sans 'avoir chaleureusement félicité, ni lui avoir pris un de ses home-made vinyles (celui qu'il m'a conseillé, sur les 3 disponibles). A découvrir lors de son passage près de chez vous !

En attendant merci à l'Embobineuse qui a reprogrammé cet artiste, déjà passé (mais sous mon radar) au magnifique festival B-Side...

PS : J'ai en tout cas pris une bonne résolution : malgré mes faibles capacités photographiques, je n'irai plus jamais à un concert sans appareil, pas de photographe à disposition ce soir-là, alors que la forme inédite de ce show enthousiasmant aurait vraiment mérité d'être vraiment illustrée...



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