Critique de concert The Jim Jones Revue + The Keith Richards Overdose


Les 15 jours qui s'annoncent vont me laisser sur les rotules. Pleins de concerts, que du bon, partout. Ça commence ce lundi soir, avec deux combos qui ont l'habitude de nous lessiver. et bonne nouvelle, la salle est pleine à craquer, comme quoi les marseillais quand ont leur fourgue de la bonne came, ils peuvent se motiver, même en début de semaine.

Quand je pénètre dans les lieux, les The Keith Richards Overdose ont déjà attaqué. Premier constat, ça joue fort. Après 20 ans de concerts, tu te dis que ton début te surdité te protège les esgourdes, mais non, y a toujours des moments où ça sature. Pas grave, une bière et direction la frontline, histoire de voir de prêt ces sacrés poseurs. Car en plus de leur musique, impeccable, les KRO c'est quand même la classe niveau dégaine.

Entre l'aristo à la basse, le tatoué à la batterie, le bohème new-yorkais à la gratte, et l'arrogance crane du chanteur, on a affaire ici à un quartet hyper style du punk rock. Tout cela, bien évidemment renforcé par une attitude et des poses incontournables du rock hargneux. Et vu que musicalement ça assure sévère, on confirme encore une fois que les KRO sont un des groupes les plus excitant du moment avec leur rock teigneux, tendance Soncis.

Je vais pas détailler une fois de plus, on les à déjà maintes fois chroniquer sur ce site. A voir par tout amateur de décharges soniques dévastatrices et néanmoins classieuses.

The Jim Jones Revue, c'est un combo anglais pas original pour un sous mais qui défouraille sévère sur scène. Les 5 gars sur scène, dont le fameux Jim Jones à la voix/gratte, sont sans contexte influencés par Jerry Lee Lewis. D'ailleurs ne connaissant pas l'album, la plupart des morceaux me sembleront être des reprises du bad boy de Louisiane, plutôt que des compos.

Et bien que tout le long du set, on se répète sans cesse que ces gars là ont rien inventé, sont moins doués qu'un Blues Explosion / Heavy Trash du gars Spencer, on ne peut s'empêcher de s'éclater. Car, avouons le, leur enthousiasme, Jim Jones ne cesse d'haranguer le public, l'énergie dépensée sur scène, et leur talent de zicos déchaînent le Poste à Galène. La salle est en fusion, toutes générations confondues, ça va du très jeune au cinquantenaire bien tassé, tou(te) délirant jusqu'à épuisement.

Entre le chant furieusement rock'n'roll du hurleur en chef, la classe du gratteux et le piano martelé, heu, comment dire, de façon tellement JerryLeeLewisienne, on n'a pas le choix et on entre en transe hystérique. Sur scène, ça n'arrête pas une seconde, il faut dire que ce sont de sacrés poseurs. Et que ça se juche sur les amplis, que ça triture sa guitare dans tous les sens, que ça la frotte entre les jambes, etc...

Une recette simple et efficace, qui repose sur des zicos plus que bon à leur poste (mention spéciale eu très clasieux et déjanté clavier) et surtout une putain d'énergie des plus contagieuse.
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et une petite de Jim Jones Revue : là
Signature : mystic punk pinguinle 18/11/2010
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Photographe : pirlouiiiit
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