Critique de concert Johnny Division + El Mato a un Polizia Motorizado

La soirée avait pourtant plutôt bien commencé. Le jour n'est pas
encore tombé, que pas mal de gens sont déjà devant la salle, en
compagnie des musicos. Il paraît que El Mato (sic) est un groupe qui marche très fort dans leur pays (Argentine), et en plus, ce soir, c'est la seule date, en France, de leur tournée Européenne, et Johnny Division, un groupe qui marche très fort dans leur pays d'origine (Sacramento, CA) Ah ah !
Nous voila à l'intérieur en compagnie d'une bande de zombies issus de la mouture années 80 du Retour des Morts Vivants, et fraîchement débarqués de quelque pays Outre-Carpathes. "BECOME A MEMBER OF THE WALKING DEAD...!" Sont sympas.
Il est temps pour les Johnny Division de commencer à secouer tout ça. La jolie batteuse arbore un super tee shirt bien sanglant, du fait du Johnny à la tronçonneuse, sans doute? Un début de set un peu vasouille et flottant, sous divers psychotropes amollissants, certainement, ou de la chaleur, mais au bout de deux trois titres, c'est parti! ça bouge bien, le beat est tendu comme un piège entre psycho et rock garage, country déboîtée. "WE ARE JOHNNY DIVISION!" Ils ont fait un détours par le Texas, cette fois, et ils n'ont pas oublié d'amener les vaches et les lassos pour les attraper, et il y a plein de vaches occupées bien sagement à brouter le parterre devant la scène, et qui crient si elles se font bousculer, et qui envoient des ruades, on est un peu au pays de Johnny Cash, mais sans la bible, d'où la division, peut être?. Un set torride, ils nous délivrent, tout en vrac, l'énergie, les tripes, et une certaine dangereuse nonchalance.
Lorsque El Mato a Un Policia Motorizado envahit la zone de jeu, le public est fin prêt. Et là, plongeon surprenant dans les mid 80s, peut être que ça vient du guitariste, là, planqué derrière le chanteur, et qui envoie des harmonies très Robert Smithiennes, ou du clavier?. Je passerai -presque- tout le concert, même en dansant, à me demander ou c'est quand que c'est que j'ai entendu ça, et un nom, en forme de maudite et fulgurante évidence m'apparait en flash clignotant (Danger! Danger! ) dans les méandres cérébraux, celui qu'il ne faut pas prononcer sous peine de combustion spontanée, tant pis, je l'écrit : U2! et toute une flopée de choses anglaises des années lointaines 80-90 : the Fall, Pavement...Aaargh! non! pas ça! Ils reviennent, on nous l'avait dit, on était prévenus! Et, pendant ce temps, grâce à cette alchimie vivifiante, sous nos yeux incrédules, les zombies se multiplient, et s'amusent comme des petits fous "Brain, Brain!!", et le public a vraiment l'air d'apprécier la musique, il faut dire qu'ils n'ont pas connu cette époque, la moyenne d'âge oscillant entre 18 et 25 ans, et même en dessous. Quoi, c'est la grosse boum, la surprise party teenage, et dès les premiers morceaux, tous les titres deviennent des pogos furieux. Le son est énorme, comme un éléphant sous amphets, et le comptoir vibre, sous les verres de bière. Du gros rock post new wave, en fait. Cette sorte de Retour de la Nuit des Morts Vivants sera égaillée par quelques distractions, du type chagrin d'amour trichloréthylien, tentative d'incrustation d'un gros troll, fugue adolescente avec punk à crête...
Une nuit délicieuse pour un exorcisme!
encore tombé, que pas mal de gens sont déjà devant la salle, en
compagnie des musicos. Il paraît que El Mato (sic) est un groupe qui marche très fort dans leur pays (Argentine), et en plus, ce soir, c'est la seule date, en France, de leur tournée Européenne, et Johnny Division, un groupe qui marche très fort dans leur pays d'origine (Sacramento, CA) Ah ah !
Nous voila à l'intérieur en compagnie d'une bande de zombies issus de la mouture années 80 du Retour des Morts Vivants, et fraîchement débarqués de quelque pays Outre-Carpathes. "BECOME A MEMBER OF THE WALKING DEAD...!" Sont sympas.
Il est temps pour les Johnny Division de commencer à secouer tout ça. La jolie batteuse arbore un super tee shirt bien sanglant, du fait du Johnny à la tronçonneuse, sans doute? Un début de set un peu vasouille et flottant, sous divers psychotropes amollissants, certainement, ou de la chaleur, mais au bout de deux trois titres, c'est parti! ça bouge bien, le beat est tendu comme un piège entre psycho et rock garage, country déboîtée. "WE ARE JOHNNY DIVISION!" Ils ont fait un détours par le Texas, cette fois, et ils n'ont pas oublié d'amener les vaches et les lassos pour les attraper, et il y a plein de vaches occupées bien sagement à brouter le parterre devant la scène, et qui crient si elles se font bousculer, et qui envoient des ruades, on est un peu au pays de Johnny Cash, mais sans la bible, d'où la division, peut être?. Un set torride, ils nous délivrent, tout en vrac, l'énergie, les tripes, et une certaine dangereuse nonchalance.
Lorsque El Mato a Un Policia Motorizado envahit la zone de jeu, le public est fin prêt. Et là, plongeon surprenant dans les mid 80s, peut être que ça vient du guitariste, là, planqué derrière le chanteur, et qui envoie des harmonies très Robert Smithiennes, ou du clavier?. Je passerai -presque- tout le concert, même en dansant, à me demander ou c'est quand que c'est que j'ai entendu ça, et un nom, en forme de maudite et fulgurante évidence m'apparait en flash clignotant (Danger! Danger! ) dans les méandres cérébraux, celui qu'il ne faut pas prononcer sous peine de combustion spontanée, tant pis, je l'écrit : U2! et toute une flopée de choses anglaises des années lointaines 80-90 : the Fall, Pavement...Aaargh! non! pas ça! Ils reviennent, on nous l'avait dit, on était prévenus! Et, pendant ce temps, grâce à cette alchimie vivifiante, sous nos yeux incrédules, les zombies se multiplient, et s'amusent comme des petits fous "Brain, Brain!!", et le public a vraiment l'air d'apprécier la musique, il faut dire qu'ils n'ont pas connu cette époque, la moyenne d'âge oscillant entre 18 et 25 ans, et même en dessous. Quoi, c'est la grosse boum, la surprise party teenage, et dès les premiers morceaux, tous les titres deviennent des pogos furieux. Le son est énorme, comme un éléphant sous amphets, et le comptoir vibre, sous les verres de bière. Du gros rock post new wave, en fait. Cette sorte de Retour de la Nuit des Morts Vivants sera égaillée par quelques distractions, du type chagrin d'amour trichloréthylien, tentative d'incrustation d'un gros troll, fugue adolescente avec punk à crête...
Une nuit délicieuse pour un exorcisme!
Signature : missjwl333le 11/06/2010
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le 6 juillet 2010 - Enthropy (par Missjwl333)
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