Accueil Chronique de concert Johnny Osbourne + Rod Anton
Jeudi 23 janvier 2020 : 11461 concerts, 25887 chroniques de concert, 5284 critiques d'album.

Chronique de Concert

Johnny Osbourne + Rod Anton

Johnny Osbourne + Rod Anton en concert

La Coopérative de mai, Clermont-Ferrand 13 février 2019

Critique écrite le par

Au lendemain du concert foutraquement bordélique, du genre : on vient pour commander une bière et on se barre avec la caisse et la fille du patron, des affreux Warmduscher, la Coopérative de mai passe la place, ce mercredi soir, à une légende de la musique jamaïcaine : Johnny Osbourne. Je ne dois pas être une lumière en légende de la musique jamaïcaine, car je dois avouer que le seul Osbourne que je connaisse est actuellement hospitalisé pour une grippe et que son prénom est Ozzy. Mais renseignements pris, (et oui je fais mes devoirs avant d'aller chroniquer), le son du bonhomme ne m'est pas inconnu, loin de là même. C'est normal avec une carrière de plus de 50 ans, n'est-ce pas ? Malgré tout, le concert annoncé tout d'abord dans la grande salle a lieu dans la petite qui sera bien loin d'être pleine, pourtant vu les odeurs présentes déjà bien à l'extérieur de la salle le chemin est tellement simple à trouver qu'un aveugle y arriverait rien qu'avec son odorat


Rod Anton

C'est à Rod Anton, étoile montante du reggae français d'ouvrir la soirée. Accompagné d'un sosie du Che Guevara aux machines et d'un bassiste, le chapeauté Rod Anton va rapidement nous échauffer les genoux et les chevilles par son reggae à la fois roots et moderne, mélange de dub, de sound system. Les morceaux s'enchaînent sans trêve autour d'une basse ultra présente et d'une voix qui s'inspirent à la fois du reggae, mais aussi d'autres influences lusitaniennes, soul parfois.



Rod Anton multiplie les clins d'œil, les hommages musicaux et on se retrouve avec une très agréable reprise de la grande Cesaria Evora, précédant de peu une de Black Uhuru. Le rasta n'étant pas toujours matinal, la salle se remplit doucement, tandis que mon pantalon bouge tout seul tellement les basses sont présentes. Les bières se vident, les gens dansent, la soirée se prépare tranquillement bien, Rod Anton termine son set sur quelques notes de "A Forest" des Cure.


Johnny Osbourne

La fumée sur la scène se dissipe un peu tandis que le changement de plateau s'opère. Johnny Osbourne, de retour en France, est accompagné par une bande de très bons musiciens mercenaires nommés Home grown band. Composé d'une batterie, d'une basse, d'un clavier, d'une guitare et d'un trombone (à coulisse, on a les moyens ou pas !), ce groupe fait le job, même si parfois on sent quelques hésitations sans gravité dans le set. Après une entrée classique des musiciens sur scène jouant quelques mesures des titres phares de l'artiste, ce dernier est annoncé comme il se doit par le speaker. Arrive alors sur scène, un petit bonhomme, traditionnel bonnet Kangol sur la tête qui pendant une heure et demie va arpenter la scène de droite à gauche et de gauche à droite en regardant souvent ses pieds et nous balançant les uns à la suite des autres de bons brûlots rastafariens.



A 71 ans passé, Johnny Osbourne est encore très en voix. Même si on ne va pas éviter quasi tout les poncifs d'un concert reggae : les " do you waaaant mooore ??? " entre chaque titre, les morceaux qui commencent qui s'arrêtent et repartent, les speechs version mitraillette enrayées, les " Jah Jah Rastafari !! ", le boulot est fait et bien fait. Les titres restent en tête, même le lendemain matin sous la douche, les jambes dansent toutes seules, le sourire apparaît. La set list best of rapide du bonhomme est efficace : "rock it tonigh"t, "stalag what a la la" (sortez le moi de la tête), "little sony boy", "ice cream love", "water pumping", "truth and right", "jah promise", "can't leave Jah", "the right track, folly ramking", "purify your heart", "sling teng" (avec son passage de "Frère Jacques" !). Après un rappel sur le thème des Blues Brothers, Johnny Osbourne et les Homegrown band nous finissent avec "swing easy" et "real rock".



En définitive une assez bonne soirée, même si la salle est restée somme toute assez froide dans l'ensemble. Un concert qui ne restera pas forcément longtemps dans ma mémoire, mais tout de même un petit moment de soleil en plein cœur de l'hiver et rien que pour ça c'est déjà très bien !

Photos : Yann Cabello www.yanncabello.com, www.facebook.com/yann.cabello.7, twitter.com/YannCabello, instagram.com/yanncabello...


Rod Anton : les dernières chroniques concerts

Ras Daniel Ray & Tu Shung Peng et Rod Anton & The Ligerians en concert

Ras Daniel Ray & Tu Shung Peng et Rod Anton & The Ligerians par Lebonair
Le Batofar Paris, le 07/06/2012
Les amoureux de reggae roots/dub qui ont fait le déplacement jusqu'à la péniche du Batofar sur le quai de Seine dans le 13ème avaient de quoi être heureux en ce jeudi soir. Un... La suite

La Coopérative de mai, Clermont-Ferrand : les dernières chroniques concerts

Seun Kuti & Egypt 80 en concert

Seun Kuti & Egypt 80 par Pierre Andrieu
La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand, le 13/11/2019
Concert de feu de Seun Kuti mi novembre dans une petite Coopé truffée de danseurs bien chauds comme il faut... Pas de première partie, on rentre direct dans le vif du sujet en... La suite

Manu Katché + Patrick Verbeke en concert

Manu Katché + Patrick Verbeke par Jérôme Justine
Coopérative de Mai, Clermont -Ferrand, le 11/12/2019
Il y a des trognes qui font plaisir à revoir. Il y en a d'autres qu'il est plaisant de voir de si près pour la première fois. Quand en plus ce sont des trognes cool,... La suite

L'Épée (Emmanuelle Seigner + The Liminanas + Anton Newcombe) - Diabolique Tour en concert

L'Épée (Emmanuelle Seigner + The Liminanas + Anton Newcombe) - Diabolique Tour par Pierre Andrieu
La Coopérative de mai, Clermont-Ferrand, le 30/11/2019
Bien envoyé, le premier concert français du "Diabolique Tour" de L'Épée ! C'est dans une grande salle de La Coopé remplie correctement (à vue de nez, 500 personnes)... La suite

Etienne Daho (EdenDahoTour) en concert

Etienne Daho (EdenDahoTour) par Pierre Andrieu
La Coopérative de mai, Clermont-Ferrand, le 21/11/2019
Impeccable concert d'Etienne Daho à La Coopé lors de son passage à Clermont-Fd pour la tournée EdenDahoTour, avec une set list vintage garantie sans tubes (ou presque)... La suite