Critique de concert Joss Stone

Joss Stone n’a que 25 ans et, pourtant, elle a déjà derrière elle la carrière d’une très grande : six albums studio, sans compter un best-of, sorti l’an passé, et le gargantuesque projet SuperHeavy aux côtés (excusez du peu) de Mick Jagger, Damian Marley, Dave Stewart et A.R. Rahman. De ces albums, elle a vendu plusieurs millions d’exemplaires et elle peut aussi s’enorgueillir d’afficher à son palmarès un Grammy et deux Brit Awards. Et comme si tout cela ne suffisait pas, la jeune femme est aussi actrice à ses heures et s’implique aux côtés de nombreuses associations. Mais au-delà de ça, Joss Stone a surtout un talent hors norme, une pléiade de tubes et cette voix unique, dont elle maîtrise parfaitement l’incroyable puissance. Rare sur les scènes françaises, sa dernière tournée n’étant même pas passée par notre pays, il aura fallu attendre la sortie de son nouvel album de reprises : "The Soul Sessions Vol. 2" (qui répond, dix ans plus tard, à son tout premier opus, sorti alors qu’elle n’avait que 15 ans), pour revoir la belle dans une salle parisienne. Il n’était donc pas étonnant que les fans soient au rendez-vous et que le Le Trianon affiche complet pour l’évènement.
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Le concert commence fort avec le très punchy et presque rock (For God’s Sake) Give More Power To The People, reprise des Chi-Lites figurant sur le nouvel album, avant de se couler dans les rythmes plus chaloupés de While You’re Out Looking For Sugar. C’est ensuite au classique You Had Me de faire prendre au public un détour du côté du RnB et du funk, tandis que l’ambiance est déjà bouillante dans la salle. Il faut dire que Joss Stone ne ménage pas ses efforts pour jouer avec le public, le faire participer, par exemple sur l’excellent Super Duper Love, qu’on retrouvait sur le premier volume des "Soul Sessions".
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Stoned Out Of My Mind sert ensuite de transition vers les tons disco de Teardrops, avant le très mélodique Big Ol’ Game (qui était interprété en duo avec Raphael Saadiq sur l’album "Colour Me Free!"). C’est ensuite à une nouvelle reprise que le public a droit, celle du récent The High Road des Broken Bells, sorti en 2010 dans sa version originale et qui se révèle ici très prenant, mettant une belle claque aux spectateurs, qui n’ont pas trop le temps de s’en relever avant que Joss Stone assène le tube Tell Me What We're Gonna Do Now.

S’amusant à charmer son public tout au long du concert, la jeune femme fait monter la température de quelques crans avec le très érotique Pillow Talk, aussi brûlant qu’enivrant, dont la magie n’est rompue que par la reprise très rock du Fell In Love With A Boy des White Stripes et son groove dévastateur, qui met littéralement le feu. Le concert s’achève enfin par First Taste Of Hurt, auquel est offert un final supersonique, qui occasionne fort logiquement une énorme et très longue ovation à la jeune chanteuse britannique.
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Le rappel débute par une très belle interprétation de Landlord en acoustique guitare-voix, avant de se transformer en medley de trois des tubes qui parsèment le répertoire de Joss Stone : Don’t Cha Wanna Ride, puis le très RnB Bad Habit et enfin You’ve Got The Love. Le dernier morceau de la soirée est finalement Right To Be Wrong, dont le refrain est repris en chœur par le public, tout en douceur et en émotion, et que la chanteuse a le plus grand mal à finir, tant les spectateurs donnent de la voix pour la retenir sur scène, ce à quoi elle semble plutôt prendre goût ! Enfin sortie de scène, Joss Stone y revient sur l’instru de Tell Me What We're Gonna Do Now pour lancer des fleurs dans un public conquis, auquel elle aura offert un des plus beaux concerts de la rentrée. Une fois les choristes et les cuivres sortis, c’est à une courte, mais très intense jam session que se livrent le clavier, la guitare, la basse et la batterie, une impro instrumentale complètement folle qui met le public en transe et offre un final en apothéose à cette soirée.

On doit d’ailleurs saluer la performance des musiciens, tous excellents, et donner une mention particulière au batteur, qui n’est autre que Tony Royster Junior, connu pour jouer régulièrement aux côtés de Jay-Z et qui compte parmi les meilleurs instrumentistes de la planète (il en fera d’ailleurs plusieurs fois la démonstration au cours de la soirée). Pour le reste, Joss Stone est à la hauteur de sa réputation, maîtrisant à la perfection cet incroyable instrument qu’est sa voix. Très à l’aise sur scène, elle ne se contente pas d’éclabousser le public de son talent, elle le fait avec beaucoup d’humour, de fraîcheur, de simplicité et de spontanéité. Jouant beaucoup avec les spectateurs, elle les fait rentrer dans son concert comme si c’était le leur.
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Seule ombre à ce tableau, une setlist assez frustrante, qui ne fait presque aucune place aux nombreux tubes qui parsèment la discographie de l’artiste. Les précédents albums, comme l'excellent "LP1", "Colour Me Free!", "Introducing Joss Stone" et "Mind, Body & Soul", n’ont presque pas droit de cité. En fait, c’est le nouvel album qui se taille la part du lion et, si bon soit-il, c’est un peu dommage qu’il occulte à ce point le reste de la carrière de l’artiste, qui compte pourtant tellement de bons titres. Joss Stone aura donc offert au public un moment rendu exceptionnel par tout son talent et celui de ses musiciens, et par sa générosité, mais on ne peut s’empêcher de repartir avec quelques regrets.
Merci à Morgane chez WEA.
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Le concert commence fort avec le très punchy et presque rock (For God’s Sake) Give More Power To The People, reprise des Chi-Lites figurant sur le nouvel album, avant de se couler dans les rythmes plus chaloupés de While You’re Out Looking For Sugar. C’est ensuite au classique You Had Me de faire prendre au public un détour du côté du RnB et du funk, tandis que l’ambiance est déjà bouillante dans la salle. Il faut dire que Joss Stone ne ménage pas ses efforts pour jouer avec le public, le faire participer, par exemple sur l’excellent Super Duper Love, qu’on retrouvait sur le premier volume des "Soul Sessions".
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Stoned Out Of My Mind sert ensuite de transition vers les tons disco de Teardrops, avant le très mélodique Big Ol’ Game (qui était interprété en duo avec Raphael Saadiq sur l’album "Colour Me Free!"). C’est ensuite à une nouvelle reprise que le public a droit, celle du récent The High Road des Broken Bells, sorti en 2010 dans sa version originale et qui se révèle ici très prenant, mettant une belle claque aux spectateurs, qui n’ont pas trop le temps de s’en relever avant que Joss Stone assène le tube Tell Me What We're Gonna Do Now.

S’amusant à charmer son public tout au long du concert, la jeune femme fait monter la température de quelques crans avec le très érotique Pillow Talk, aussi brûlant qu’enivrant, dont la magie n’est rompue que par la reprise très rock du Fell In Love With A Boy des White Stripes et son groove dévastateur, qui met littéralement le feu. Le concert s’achève enfin par First Taste Of Hurt, auquel est offert un final supersonique, qui occasionne fort logiquement une énorme et très longue ovation à la jeune chanteuse britannique.
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Le rappel débute par une très belle interprétation de Landlord en acoustique guitare-voix, avant de se transformer en medley de trois des tubes qui parsèment le répertoire de Joss Stone : Don’t Cha Wanna Ride, puis le très RnB Bad Habit et enfin You’ve Got The Love. Le dernier morceau de la soirée est finalement Right To Be Wrong, dont le refrain est repris en chœur par le public, tout en douceur et en émotion, et que la chanteuse a le plus grand mal à finir, tant les spectateurs donnent de la voix pour la retenir sur scène, ce à quoi elle semble plutôt prendre goût ! Enfin sortie de scène, Joss Stone y revient sur l’instru de Tell Me What We're Gonna Do Now pour lancer des fleurs dans un public conquis, auquel elle aura offert un des plus beaux concerts de la rentrée. Une fois les choristes et les cuivres sortis, c’est à une courte, mais très intense jam session que se livrent le clavier, la guitare, la basse et la batterie, une impro instrumentale complètement folle qui met le public en transe et offre un final en apothéose à cette soirée.

On doit d’ailleurs saluer la performance des musiciens, tous excellents, et donner une mention particulière au batteur, qui n’est autre que Tony Royster Junior, connu pour jouer régulièrement aux côtés de Jay-Z et qui compte parmi les meilleurs instrumentistes de la planète (il en fera d’ailleurs plusieurs fois la démonstration au cours de la soirée). Pour le reste, Joss Stone est à la hauteur de sa réputation, maîtrisant à la perfection cet incroyable instrument qu’est sa voix. Très à l’aise sur scène, elle ne se contente pas d’éclabousser le public de son talent, elle le fait avec beaucoup d’humour, de fraîcheur, de simplicité et de spontanéité. Jouant beaucoup avec les spectateurs, elle les fait rentrer dans son concert comme si c’était le leur.
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Seule ombre à ce tableau, une setlist assez frustrante, qui ne fait presque aucune place aux nombreux tubes qui parsèment la discographie de l’artiste. Les précédents albums, comme l'excellent "LP1", "Colour Me Free!", "Introducing Joss Stone" et "Mind, Body & Soul", n’ont presque pas droit de cité. En fait, c’est le nouvel album qui se taille la part du lion et, si bon soit-il, c’est un peu dommage qu’il occulte à ce point le reste de la carrière de l’artiste, qui compte pourtant tellement de bons titres. Joss Stone aura donc offert au public un moment rendu exceptionnel par tout son talent et celui de ses musiciens, et par sa générosité, mais on ne peut s’empêcher de repartir avec quelques regrets.
Merci à Morgane chez WEA.
Signature : fredcle 29/09/2012
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Photographe : julyzz
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Le Trianon, Paris

le 16 mai 2013 - Le Trianon, Paris (par Lebonair)

















