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Chronique de Concert

Journey + Foreigner + Nono de Trust

Journey + Foreigner + Nono de Trust en concert

Palais des Sports à Paris 7 juillet 2011

Critique écrite le par

Allez, encore un rapide aller/retour sur Paris, après celui pour Judas Priest 17 jours plus tot, afin de voir une affiche plus qu'alléchante pour les fans de Hard Fm que nous sommes ma DG et moi même, à savoir Journey, qui avaient atomisé le Bataclan il y a deux ans de cela, et Foreigner, un des derniers groupes qu'il me restait à voir live !

Le seul souci, c'est que ce show se déroule au Palais des Sports... Pas Bercy non, le Palais des Sports, salle mythique des decennies passées, au cv de groupes plus prestigieux les uns que les autres. Un lieu où je ne suis jamais allé malgré mes dizaines et dizaines de concerts sur Paris... et tant mieux dirais-je !

Parce que si en soi c'est une bien belle (assez petite) salle, elle n'est pas du tout faite pour des lives de Hard ou de Metal ! Essentiellement parce que la fosse, (si on peut appeler comme ça l'espace ridicule se trouvant entre le premier rang de fauteuils et la scène), est proportionnellement la plus petite que j'aie jamais vu. A peine plus grande que celle de la Maroquinerie, qui est une salle de capacité dix fois moindre !
Ensuite, parce qu'en arrivant sur les lieux à 20 heures, il n'y a déjà plus de bières au bar central ! Il n'y en aura plus du tout à la fin du set de Foreigner ! Outre le manque à gagner pour les propriétaires, je ne pige pas comment on peut etre en rupture de quelque chose qui ne se périme pas en deux jours, et qu'on peut servir à chaque live... Ca reste une enigme pour moi ce genre de situation...
Enfin, le prix des tickets me semblait aberrant... 62 euros pour cette fosse, jusqu'à plus de 70 euros pour ds gradins, franchement, faut pas pousser... D'ailleurs, quelques jours avant la date, les tickets les plus chers etaient "bradés", genre une trentaine d'euros l'unité à condition d'en prendre deux... Résultat, un Palais des Sports avec de sacrés trous dans les rangées, et des rideaux et baches sur sièges en fond de salle... J'aurai tendance à dire "bien fait !", si cela ne m'attristait pas pour les groupes (qui ont peut etre leur part de responsabilité egalement, je ne sais pas).
Le pire dans tout ça, c'est qu'en ayant payé pour une fosse, on va se caler en haut des gradins sur la droite, pour une vue optimale, profitant d'un non controle total des placements... A quoi ca sert d'afficher plusieurs prix, si c'est pour se poster où l'on veut ? M'enfin...


Nono

Cette impression mitigée du lieu exposée, revenons à la musique proprement dite, en débutant par Nono, gratteux de Trust, qui a la lourde tache d'ouvrir pour les deux grands combos americains. J'en ai vu deux morceaux originaux, plus une cover de "On the road again" de Canned Heat, et franco j'ai pas trouvé ca bien folichon... Sans etre mauvais, c'est anecdotique, et la reprise etait bien en dessous de l'originale.


Foreigner

Et puis et puis... Foreigner sont arrivés, Foreigner ont joué leurs hits, Foreigner ont tout fracassé ! Putain mais quel set plein d'energie, plein d'allant, plein de feeling ! Ils n'ont pas la musique la plus complexe du monde, loin de là, mais ils la délivrent avec un enthousisame communicatif et un savoir faire consommé. Mick Jones n'est certainement pas le meilleur guitariste vivant, mais il envoie la sauce comme il faut, en plus d'etre un formidable compositeur. Le bassiste, j'en suis fan, il n'a pas arreté de banguer, d'arpenter les planches, de mouiller sa chemise ! Super attitude.
Mais bien sur, celui qui focalise l'attention, qui possède un charisme animal, qui dégage une energie incroyable, c'est Kelly Hansen, leur chanteur virevoltant. Un mix de Steven Tyler et du (très) regretté Steve Lee, avec une pointe de Coverdale parfois. Bref, un monstre de scène, un pur frontman, possédant une voix tout à fait fantastique. Un artiste complet qui me scotche sur mon siège. Il est aussi à l'aise sur les ballades archi connues, donnant de la puissance et de l'emotion ("Waiting for a girl like you" ou "I want to know what love is"), que sur les chansons plus hard, donnant de l'amplitude et de la hargne. "Hot blooded", "Head Games" ou "Juke box hero" en sont le plus parfait (et bandant !) exemple.

En une heure et quart (un ecran digital décomptait leur temps de jeu sur le coté gauche de la scène), ils nous ont sorti un best of du tonnerre, agrementé du title track du dernier opus "Can't slow down", qui a ravi un public pas de toute première jeunesse, un peu mou au début, mais debout à la fin du show. Le son etait très bon, et nous a permis de profiter à fond du nerveux "Dirty white boy", du trippant "Starrider", de l'entrainant "Feels like the first time", ou de mon favori "Urgent" ! Claviers point trop envahissants, guitares en avant et bon soli, section rythmique carrée, chant au top... Un des meilleurs concerts de l'année à n'en pas douter.


Setlist :

Double Vision
Head Games
Cold As Ice
Can't Slow Down
Waiting For A Girl Like You
Dirty White Boy
Starrider
Feels Like The First Time
Urgent
I Want To Know What Love Is
Hot Blooded

Rappel:

Juke Box Hero





Journey

Il est déjà tard, pas loin de 23 heures, lorsque les Journey investissent les planches sur l'excellentissime "Separate ways", au riff d'intro bien heavy, soulevant la foule comme un seul homme ! Ils sont en forme, ils sont pros, ils enfilent leurs classiques comme des perles... Mais j'ai trouvé le show moins hallucinant qu'au Bataclan... Peut etre que le temps de jeu assez court pour eux (1h20 en gros), et donc l'absence de bonnes compos comme "Only the young" (mais comment la zapper celle ci !!), ou les deux meilleures du dernier album que sont "Chain of love" et "Resonate", m'ont donné cette impression d'inachevé.

Et puis j'ai trouvé que Pineda, leur jeune chanteur surdoué vocalement, qui m'avait fait l'effet d'une tornade en furie au Arrow Rock et au Bataclan, avait perdu en folie ce qu'il a gagné en maturité et en assurance. Attention, il court toujours dans tous les sens, il n'emet pas une seule fausse note malgré les poussées vocales, il dégage une enorme capital sympathie, et on le sent plus confiant, moins reservé, mais du coup moins tout fou et gigoteur invétéré.
Il y aussi le fait que je ne suis pas un fan ultime de leurs ballades, préférant largement celles de Foreigner par exemple, ces dernières etant plus "rock" et s'integrant beaucoup mieux à une setlist assez courte, à mon sens. "Lights", "Open arms" et "Faithfully" font un peu retomber les moments forts que sont "Wheel in the sky", "Be good to yourself", ou "Stone in love"... 3 ballades ca fait beaucoup au vu du reste...

Enfin, je pense qu'ils ont "souffert" de la comparaison avec l'energie des Foreigner dans leur ensemble. Neal Schon (bien que meilleur gratteux que son homolgue) et Ross Valory sont trop statiques par exemple. Pineda est la seule pile electrique du combo. Mention bien cependant au batteur Castronovo qui fait le show derrière ses fûts.

Mais même si je reste un peu sur ma faim avec ces derniers, j'ai pris plaisir à les revoir, et surtout, la soirée etait superbe dans sa globalité.
Foreigner rulz !


Setlist :

Separate Ways (Worlds Apart)
Ask the Lonely
City of Hope
Stone in Love
Keep on Runnin' (?)
Edge of the Moment
Lights
Open Arms
Wheel in the Sky
Escape
Be Good to Yourself
Faithfully
Don't Stop Believin'

Rappel :

Any Way You Want It

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