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Le concert de l’été dernier m’avait laissé on ne peut plus dubitatif vis vis de Julien Doré, je me devais donc d’y retourner. Pour moi mais surtout afin de prouver à une bande d’irréductibles groupies m’ayant fustigé plus ou moins à tord qu’il y avait bien plus d’objectivité et d’impartialité dans mes propos que dans les paroles -peu mesurées- de groupies auxquelles on aurait préalablement installé des œillères. L’important n’étant pas là cependant la parenthèse se devait d’être faite. Revenons donc à cette chère tête blonde, adieux les murailles, les vieilles pierres du château de l’Emperi, ce soir c’est au Pasino que tout se passe. A 32 euros, c’est une surprise de constater que la salle est quand même remplie aux deux tiers majoritairement constituée de femmes.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, c’est une jeune future maman qui prend place. Accompagnée de son pianiste/guitariste, Mélanie Pain, entame timidement son set. Aussi bien en français qu’en anglais c’est avec un certain charme que cette fille du pays d’aix interprète ses compositions. Sobriété et une touche rétro, en quelques mots voila l’univers de Mélanie Pain. Le public succombe, la douce voix de la demoiselle berce le Pasino. Dommage que l’unique et seul thème abordé soit l’amour, ce qui, à la longue, instaure une certaine monotonie. Fort heureusement, Mélanie, ne se cantonne pas qu’à son rôle de chanteuse (comme c’est généralement le cas dans ce genre de style musical), armé de son jouet/piano, une sorte de collector des années 80, la jeunette agrémente quelques uns de ses morceaux de douces mélodies.
Lorsque le fameux jouet n’est pas utilisé c’est un vieux lecteur vinyle qui prend le relais. " My name" titre phare du premier album d’éponyme de la demoiselle est à l image de sa conceptrice, rétro et reposant. Malgré le fait qu’il n’y ait pas ou peu d’activité dans la salle du pasino il fait extrêmement chaud à se demander si le système d’aération est en marche. Après de chaleureux remerciements, c’est aussi rapidement qu’elle est arrivée que Mélanie Pain se retire.
Peu à peu le plateau prend forme, on aperçoit vaguement un canapé vintage surement acheté sur leboincoin, des trophées de chasse, deux lustres, bref tous les éléments indispensable à l univers kitch que chérit Julien Doré dans son perpétuel besoin d’être présent là où personne ne l’attend. Toujours cette chaleur insupportable mais plus de lumières, inéluctablement des cris de filles retentissent aux quatre coins de la salle. Le don juan de ces dames – accompagné par The Bash- rentre en scène. Chemise de bucheron, cheveux en bataille, look grunge, ce soir Julien Doré c’est pris pour Kurt Cobain… "Los Angeles " ouvre le bal. Que l’on aime - ou pas - Julien Doré il faut avouer que l’on ne peut lui retirer une chose, il aime son public au moins autant que son public ne l’aime –enfin presque-. Alors que ce concert est joué dans le cadre de la même tournée qu’il y a de cela quelques mois c’est un set list et un jeu de scène totalement différent qui nous est ici présenté. Cet effort je ne peux que le saluer, rares sont les artistes qui prennent la peine de renouveler leur spectacle sur une même tournée, malgré un prix exorbitant, de part sa démarche Julien Doré prouve qu’il ne prend pas totalement son public pour une vache à lait.
Pas vraiment de contact avec le public hormis quelques brèves prises de paroles, où, le vainqueur de la nouvelle star exprime son engouement pour Aix. Pour combler ce vide, le batteur de the Bash , s’adonne à un solo avant de s’amuser avec le public qui doit reprendre les rythmes. La majorité de l’assemblée étant à contre temps le petit jeu prend vite fin, puis quelques coups de cloches retentissent servant d’introduction aux "Limites ". Ca ressemble d’avantage a un générique de " Parker Lewis ne perd jamais " ou "Sauvé par le Gong " que le tube présenté comme sensationnel, original et talentueux. Cependant l’ambiance est là. Tout n’est quand même pas mauvais ou surévalué dans l’univers du jeune Doré, " Common’ " titre aux allures stoogiennes arriverait même à me faire déhancher. Il est d’ailleurs regrettable que le concert et plus généralement l’artiste ne ressemble pas plus a cette facette dévoilée ce soir. Soutenus par un synthé omniprésent les morceaux comme " Freaky New Child" ou encore " Bouche Pute " voguent aux frontières du psychédélisme. Plutôt réussis, les deux morceaux clôturant cette première partie de concert sont non seulement efficaces mais pour le coup original vis-à-vis de ce que propose depuis le début Julien Doré. En écoutant son album il est quasi certain que " Bouche pute" ne serait resté que quelques secondes en lecture.
Après un légére coupure le lauréat de la célèbre émission d’M6 revient mais cette fois seule face au public. Ukulélé en main, il répond sévèrement à quelques personnes du public lui demandant d’interpréter "Moi Lotita " (qui ne sera pas du tout joué). Sous le lustre, Julien Doré débute "Dolce Vita " paroxysme de l’ennuie… Heureusement s’en suit " Helsinki " composition de la jeune Mélanie Pain interprétée en duo avec Julien & The Bash. Un joli morceau où les voix des deux chanteurs se complètent formant un ensemble des plus agréables. 23 heures pétantes, après une heure et demi de concert, tout le monde sur scène se sépare de son instrument pour s’avancer à la rencontre du public. "Merci Aix vous avez été EXCELLENT, pour vous remercier on va vous jouer un petit morceau en acoustique avant de partir. Après le concert je viendrai vous signer des autographes, prendre des photos pour ce qui veulent et ceux qui veulent pas bon soir ! " S’exclame Julien Doré avant de rejoindre le bord de la du plateau où l’attend le reste du groupe. Public et groupe chante d’une seule et même voix " You are Excellent, I am Excellent".
Excellent c’est vite dit. Il est certain que si je devais décrire Julien Doré d’autres termes me viendraient avant… Le problème c’est que pour cinq chansons intéressantes il y en a autant de décevantes. Ce n’est pas pour autant mauvais certains morceaux sont d’ailleurs assez bons mais ne justifient en rien les 32€ déboursés pour assister au spectacle du vainqueur de la nouvelle star. Au final un seul regret, ne pas avoir pu assister à un concert de Julien Doré avant qu’il ne soit Julien Doré…

Plus de photos sur :
www.flickr.com/photos/boby_allin/
http://www.flickr.com/photos/ultimate_psycho
www.splityourmother.com
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>> Réponse (le 22/11/2009 par mariefrance) |
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Olympia, Paris - 8 avril 2009 http://www.concertandco.com/critique/concert-julien-dore-the-bash-melanie-pain/olympia-paris-9eme/31285.htmMoi, JULIEN DORE, j'adooore, il m'a séduit dès les premières auditions de la Nouvelle Star, mais mon mari, c'est pas le cas ! je l'ai donc "trainé" à PARIS (j'habite LIMOGES) pour voir le premier OLYMPIA de DORE que je ne pouvais manquer... Il m'a donc accompagné...
Pour situer ses goûts : pour l'international, ELVIS c'est ce qu'il y a de mieux, pour le spectacle, Michael Jackson, "il mène bien son bateau", sur le plan français LEFORESTIER pour la beauté des textes (la rouille, parachutiste...) et pour la voix, FERRAT ! Eh bien, lui, il n'est pas plein de préjugés sur les émissions de télé réalité, il s'en fout de savoir d'où sort un chanteur, pourvu qu'il "embarque".
A ma grande surprise il a beaucoup aime DORE (je pensais qu'il allait s'endormir, voir même ronfler !!!), il dit .../... >> La suite |
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