Critique de concert Junior Kelly + Dubakom

Curieux personnage que ce Junior Kelly, dont l'éclosion s'associe à la déferlante Dancehall des Sizzla et autres Capleton ayant défrayé la chronique l'été dernier autour de polémiques homophobes plus ou moins justifiées, et qui pourtant ne jure que par le roots des Peter Tosh et autres Burning Spear ... Curieux prophète qui ne connaît qu'un succès d'estime en Jamaïque mais embrase l'Angleterre et l'Europe... Et puis, et surtout, curieux artiste de la grande famille reggae - elle-même durement touchée par un changement de génération qui hésite entre une arrière-garde fatiguée et une avant-garde tour à tout offensive et offensante -, qui déploie une énergie scénique ahurissante...
Car Junior Kelly, c'est avant tout un infatigable showman qui ne s'économise pas d'une once, et qui passe avec une étonnante facilité des plus fines harmonies aux riddims les plus rauques. C'est une constante dans son show d'ailleurs, cette aisance à traverser les styles sans jamais se départir de ce son typique d'une Jamaïque estampillée 70's dans laquelle se croisent brillamment Curtiss Mayfield, les Roots, l'incontournable Marley, de vieilles rengaines gospel et un fond de culotte bluesy, tout ça bombardé par d'imposants breaks de dub et servi par un quartet impeccable et deux choristes imparables. L'énergie qui se dégage de ce plateau est puissante, volontaire, élégante, et l'artiste est généreux. Une bien belle leçon, ma foi, pour tous ceux qui, comme moi, commençaient à regarder d'un oeil circonspect les reggae-bands démotivés aux rythmiques branlantes se lasser d'eux-mêmes ou toiser avec arrogance un public trop offert...
Après la récente superbe vague américaine des Groundation, Le Moulin accueillait ce soir une autre de ces "respirations rastaphoniques" qui font du bien et réconcilient avec le genre... Un petit bémol cependant : un set un peu plus long n'eut pas été du luxe !...
Enfin, un petit salut aux DubAkom toutjours aussi efficaces qui ont ouvert la soirée avec la sobriété et l'intelligence qu'on leur connaît, cette fois-ci emmenés par un Faïanatur hélas pas au mieux de sa forme...
Car Junior Kelly, c'est avant tout un infatigable showman qui ne s'économise pas d'une once, et qui passe avec une étonnante facilité des plus fines harmonies aux riddims les plus rauques. C'est une constante dans son show d'ailleurs, cette aisance à traverser les styles sans jamais se départir de ce son typique d'une Jamaïque estampillée 70's dans laquelle se croisent brillamment Curtiss Mayfield, les Roots, l'incontournable Marley, de vieilles rengaines gospel et un fond de culotte bluesy, tout ça bombardé par d'imposants breaks de dub et servi par un quartet impeccable et deux choristes imparables. L'énergie qui se dégage de ce plateau est puissante, volontaire, élégante, et l'artiste est généreux. Une bien belle leçon, ma foi, pour tous ceux qui, comme moi, commençaient à regarder d'un oeil circonspect les reggae-bands démotivés aux rythmiques branlantes se lasser d'eux-mêmes ou toiser avec arrogance un public trop offert...
Après la récente superbe vague américaine des Groundation, Le Moulin accueillait ce soir une autre de ces "respirations rastaphoniques" qui font du bien et réconcilient avec le genre... Un petit bémol cependant : un set un peu plus long n'eut pas été du luxe !...
Enfin, un petit salut aux DubAkom toutjours aussi efficaces qui ont ouvert la soirée avec la sobriété et l'intelligence qu'on leur connaît, cette fois-ci emmenés par un Faïanatur hélas pas au mieux de sa forme...
Signature : kouros
le 21/02/2006

le 7 août 2002 - Parc Arthur Rimbaud, Bagnols sur Cèze (par ange)
Le Moulin - Marseille


le 23 avril 2008 - Moulin - Marseille (par Pirlouiiiit)
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Lundi 28 mai 2012 : 9066 concerts, 20891 critiques de concert, 4722 critiques de CD. 













