Critique de concert Jupiter + Nil Hartman + Battant + Kelly und Kelly

Ce sixième Zoo Electro débute avec un dj local non annoncé, qui nous livre une musique électronique brutale, composée principalement de basses surpuissantes ; cela est assez plaisant, notamment lors de passages entre eighties et acid. Cependant au bout de quelques minutes, son set, pas forcement très construit, lasse et assomme, le style est alors digne de celui d’une discothèque. Vers les coups de 22h, ce garçon se retire enfin, dans le même temps le public commence à affluer, et après quelques minutes d’attente les toulonais de Kelly und Kelly arrivent.
Ce duo electro-punk est composé d’un guitariste et d’une chanteuse hyperactive qui assure aussi la basse, les riffs sont puissants et énergiques, cela rappelle quelque peu Peaches ou le Tigre pour la violence dans les vocaux et l’instrumental. Ces jeunes gens sont efficaces dans ces compositions anglophones très rythmées, car même si leur live est assez linéaire et sans surprise, la foule sautille, s’agite, et lors de ces agressifs refrains on assiste aux premiers pogos du soir. On regrettera juste la prétention de la chanteuse, assez antipathique, qui va jusqu’à insulter un spectateur pour d’obscures raisons. Ce set, relativement court, s’achève, on ne s’en souviendra probablement pas comme étant le concert de l’année mais cela n’est en définitive pas mauvais.
Un duo en remplace un autre, et c’est Jupiter qui fait son apparition, pour nous proposer une musique ultra eighties, dans la lignée du collectif nantais Valerie dont je suis un véritable fan. Alors que ce garçon manie la keytar de fort belle manière, la superbe chanteuse l’accompagne de sa voix aigüe tout en maniant son korg. Leur son ressemble fort à une version spatiale et planante de la musique de Madonna, période Material Girl, ou encore de celle Prince dans son inoubliable album Purple Rain. De cette étrange équation résulte une musique, entre synth-pop et disco, décomplexée et rafinée, cela rompt avec l’ambiance plus virulente des Zoos habituels. Ces deux parisiens ravissent le public, le plongeant dans un rêve électronique splendide. L’ambiance s’intensifie avec leur ultra-addictif Starlighter, les pogos redémarrent, c’est juste jouissif. La dernière chanson Mama used to say, reprise de Junior, ralentit le rythme pour un final en apothéose. Les musiciens sortent ravis de l’ambiance de la salle et de l’ingénieur du son local ; quant à moi, je pense que c’était de loin la meilleure prestation du soir.
On renoue avec le style electro-rock du début de soirée, avec la formation londonienne de Battant (à prononcer Badand), menée par une chanteuse survoltée accompagnée par une basse et un synthétiseur. Les notes aigües rythment efficacement ce set qui sans être fin, se révèle vraiment bon. Le chant rappelle fortement l’excellente Alice Grass des Crystal Castles, avec certains fonds sonores aux accents orientaux. Le concert s’oriente davantage vers une new wave assez trash et violente aux gros riffs de basse, les pogos se multiplient une nouvelle fois. Lorsque les anglais quittent la salle, il fait vraiment chaud et l’on attend le dernier artiste de ce sixième Zoo Electro.
La tâche de clôturer cette sympathique soirée incombe à Nil Hartman, artiste affilié au mythique label Ed Banger, qui a bâti sa réputation sur plus de cent lives. Son style est festif, il rappelle parfois Danger, oscillant entre minimal et électro, les compositions sont dépouillées, c’est excellent. Ce type est généreux, il met tout son cœur dans ses mix puissants et originaux qui séduisent rapidement la foule. Le set correspondrait fort bien à la bande son d’un Futurama apocalyptique, avec ces explosions sonores et ces thèmes répétitifs, la suite se révèle plus acide.
Le concert s’achève, on retiendra un début de soirée mitigé, tandis que la suite était véritablement intéressante, notamment Jupiter. On quitte ce Zoo content même si demeure encore dans notre esprit l’attente de l’ouverture de la grande salle comme en novembre dernier.
Ce duo electro-punk est composé d’un guitariste et d’une chanteuse hyperactive qui assure aussi la basse, les riffs sont puissants et énergiques, cela rappelle quelque peu Peaches ou le Tigre pour la violence dans les vocaux et l’instrumental. Ces jeunes gens sont efficaces dans ces compositions anglophones très rythmées, car même si leur live est assez linéaire et sans surprise, la foule sautille, s’agite, et lors de ces agressifs refrains on assiste aux premiers pogos du soir. On regrettera juste la prétention de la chanteuse, assez antipathique, qui va jusqu’à insulter un spectateur pour d’obscures raisons. Ce set, relativement court, s’achève, on ne s’en souviendra probablement pas comme étant le concert de l’année mais cela n’est en définitive pas mauvais.
Un duo en remplace un autre, et c’est Jupiter qui fait son apparition, pour nous proposer une musique ultra eighties, dans la lignée du collectif nantais Valerie dont je suis un véritable fan. Alors que ce garçon manie la keytar de fort belle manière, la superbe chanteuse l’accompagne de sa voix aigüe tout en maniant son korg. Leur son ressemble fort à une version spatiale et planante de la musique de Madonna, période Material Girl, ou encore de celle Prince dans son inoubliable album Purple Rain. De cette étrange équation résulte une musique, entre synth-pop et disco, décomplexée et rafinée, cela rompt avec l’ambiance plus virulente des Zoos habituels. Ces deux parisiens ravissent le public, le plongeant dans un rêve électronique splendide. L’ambiance s’intensifie avec leur ultra-addictif Starlighter, les pogos redémarrent, c’est juste jouissif. La dernière chanson Mama used to say, reprise de Junior, ralentit le rythme pour un final en apothéose. Les musiciens sortent ravis de l’ambiance de la salle et de l’ingénieur du son local ; quant à moi, je pense que c’était de loin la meilleure prestation du soir.
On renoue avec le style electro-rock du début de soirée, avec la formation londonienne de Battant (à prononcer Badand), menée par une chanteuse survoltée accompagnée par une basse et un synthétiseur. Les notes aigües rythment efficacement ce set qui sans être fin, se révèle vraiment bon. Le chant rappelle fortement l’excellente Alice Grass des Crystal Castles, avec certains fonds sonores aux accents orientaux. Le concert s’oriente davantage vers une new wave assez trash et violente aux gros riffs de basse, les pogos se multiplient une nouvelle fois. Lorsque les anglais quittent la salle, il fait vraiment chaud et l’on attend le dernier artiste de ce sixième Zoo Electro.
La tâche de clôturer cette sympathique soirée incombe à Nil Hartman, artiste affilié au mythique label Ed Banger, qui a bâti sa réputation sur plus de cent lives. Son style est festif, il rappelle parfois Danger, oscillant entre minimal et électro, les compositions sont dépouillées, c’est excellent. Ce type est généreux, il met tout son cœur dans ses mix puissants et originaux qui séduisent rapidement la foule. Le set correspondrait fort bien à la bande son d’un Futurama apocalyptique, avec ces explosions sonores et ces thèmes répétitifs, la suite se révèle plus acide.
Le concert s’achève, on retiendra un début de soirée mitigé, tandis que la suite était véritablement intéressante, notamment Jupiter. On quitte ce Zoo content même si demeure encore dans notre esprit l’attente de l’ouverture de la grande salle comme en novembre dernier.
Signature : decapsuleurle 26/10/2009
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