Critique de concert Kabu Ki Buddah + Peuple de l'Herbe

Les Kabu Ki Buddah sont des malades. Je les ai découvert sur scène il y a deux ans au Balthazar. Depuis, l'écoute de leurs albums m'avait mis en transe et j'attendais de les revoir avec impatience. Quand en plus on sait que ces lyonnais sont sur le même label, Rock'n'roll Masturbation (putain ce nom !!) que les excelentissime Bananas at the Audience et Miss Goulash, on ne peut que foncer à ce concert. Et en plus, les dédicaces à leurs potes marseillais prouvent qu'ils ont bon goût : Machine à Coudre, Binaire, 25....
Mais c'est quoi au fait Kabu Ki Buddah ? Un trio à géométrie variable qui délivre une musique entre punk barré, rock bizarroïde et fanfare, à coup de hurlements hystériques, basse explosive, violoncelle dissonant et batterie épileptique. Ouaouaou ! Et sur scène, ça donne quoi ?

Une tuerie tout simplement mon bon môssieur ! Dommage que le public, assez jeune, qui a rempli le Moulin jusqu'à la gueule ne soit pas curieux. Venu pour danser sur le Peuple de l'Herbe, pas pour se prendre le délire kabukiboudhesque dans la gueule. Et là, je me permets une pause sémantique. Délire c'est pas le mot fourre-tout msnesque, non délire c'est un état de folie, folie pas comme "ambiance de" du même lexique smilesque mais dérangement mental. Délire car les Kabu Ki sont capables de te faire éclater de rire sur un cassage de rythme bontempiesque et te prendre aux trippes dans le morceaux qui suit (voir le même !) avec un passage de violoncelle viscéral. Car faudrait pas rester sur l'image de groupe rigolo que leurs costumes de scène et leur chorégraphie pourrait laisser penser. Puisque je vous dit que c'est un putain de bon groupe de sa race ! Vu que ce concept de critique musical risque de déconcerter certainEs, disons que se prendre un concert du Kabu Ki dans la gueule te scotche. De prime abord la musique est pas facile mais uen fois que t'es dedans, tu a du mal à en sortir. D'autant qu'ils t'hypnotisent en changeant sans arrêt de configuration. Et que je t'échange mon violoncelle contre la batterie, et que je passe de celle-ci au trombonne voire au clavier. Le abssiste reste fidèle quand à lui à son instrument et à hurlements hystériques ou sa voix inquiétante. L'intégriste rock'n'rolleux notera qu'il n'y a pas de guitare, aaargh... Mais les kabu Ki s'en passent fort bien, et d'ailleurs ils t'enmerdent. (Parenthèse pour les hyppies clermontois : le trombone ça le fait, oui mon bon mossieur. Et pas pour faire un truc ska entendu 20,000 fois mais pour renforcer ce côté déjanté). Parce que bon, les Kabu Ki sont foncièrement punk. Si, je l'affirme haut et fort. Punk comme peuvent l'être Double Nelson, Plod, Homosuperior. Foncièrement iconoclaste.

Tu l'auras compris cher lecteur, les Kabu Ki Boudha sont un putain de bon groupe de leur race et l'organisateur de concerts marseillais aurait fort bon goût d'organiser un plateau Rock'n'Roll Masturbation.
Pas resté pour Le Peuple de l'Herbe, le changement d'ambiance était trop radical et façon fallait que je termine la newsletter www.liveinmarseille.com


Photos by Pirlouiiiit
Mais c'est quoi au fait Kabu Ki Buddah ? Un trio à géométrie variable qui délivre une musique entre punk barré, rock bizarroïde et fanfare, à coup de hurlements hystériques, basse explosive, violoncelle dissonant et batterie épileptique. Ouaouaou ! Et sur scène, ça donne quoi ?

Une tuerie tout simplement mon bon môssieur ! Dommage que le public, assez jeune, qui a rempli le Moulin jusqu'à la gueule ne soit pas curieux. Venu pour danser sur le Peuple de l'Herbe, pas pour se prendre le délire kabukiboudhesque dans la gueule. Et là, je me permets une pause sémantique. Délire c'est pas le mot fourre-tout msnesque, non délire c'est un état de folie, folie pas comme "ambiance de" du même lexique smilesque mais dérangement mental. Délire car les Kabu Ki sont capables de te faire éclater de rire sur un cassage de rythme bontempiesque et te prendre aux trippes dans le morceaux qui suit (voir le même !) avec un passage de violoncelle viscéral. Car faudrait pas rester sur l'image de groupe rigolo que leurs costumes de scène et leur chorégraphie pourrait laisser penser. Puisque je vous dit que c'est un putain de bon groupe de sa race ! Vu que ce concept de critique musical risque de déconcerter certainEs, disons que se prendre un concert du Kabu Ki dans la gueule te scotche. De prime abord la musique est pas facile mais uen fois que t'es dedans, tu a du mal à en sortir. D'autant qu'ils t'hypnotisent en changeant sans arrêt de configuration. Et que je t'échange mon violoncelle contre la batterie, et que je passe de celle-ci au trombonne voire au clavier. Le abssiste reste fidèle quand à lui à son instrument et à hurlements hystériques ou sa voix inquiétante. L'intégriste rock'n'rolleux notera qu'il n'y a pas de guitare, aaargh... Mais les kabu Ki s'en passent fort bien, et d'ailleurs ils t'enmerdent. (Parenthèse pour les hyppies clermontois : le trombone ça le fait, oui mon bon mossieur. Et pas pour faire un truc ska entendu 20,000 fois mais pour renforcer ce côté déjanté). Parce que bon, les Kabu Ki sont foncièrement punk. Si, je l'affirme haut et fort. Punk comme peuvent l'être Double Nelson, Plod, Homosuperior. Foncièrement iconoclaste.

Tu l'auras compris cher lecteur, les Kabu Ki Boudha sont un putain de bon groupe de leur race et l'organisateur de concerts marseillais aurait fort bon goût d'organiser un plateau Rock'n'Roll Masturbation.
Pas resté pour Le Peuple de l'Herbe, le changement d'ambiance était trop radical et façon fallait que je termine la newsletter www.liveinmarseille.com


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Signature : mystic punk pinguinle 16/11/2005
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