Critique de concert Kaolin

Les parents, voisins, amis et fidèles de Kaolin s'étaient donné rdv ce vendredi à Montluçon, le fief du groupe, pour l'avant-dernier concert de la tournée 2003... Voici un petit compte rendu :
Au programme Shopsway, Prohom et Kaolin. Les premiers, jeune groupe de pop française plutôt classe qu’on aimerait réentendre avec une vraie sono. Les seconds d'un autre genre, qui font bouger un tiers du public avec des chansons risibles et agressent les cinq autres tiers sur l’air de "vous nous méritez pas". Enfin, ces pénibles ont rangé les maracas et la tête d’affiche a pu s’installer.
Et c'est parti ! Kaolin balance direct la grenade "#Abis", intro courte, guitares rugissantes et première raclée généreuse à la batterie. "Que tout se fasse" allume le deuxième étage, et c’est l’accroc : une sangle de Ludwig, l'un des 2 guitaristes, qui cède sous la pression. Changement de guitare, Rickenbacker rouge, dont il pètera une corde, avant que June, l'autre guitariste, ne l’imite avec la sienne. Vendredi 13 et ils vont jouer 13 titres... Le troisième titre est le classique "Devant ce site", version appuyée. Puis c’est la bien-aimée "Ne dis rien" qui s’enclenche sur des triples claps au premier rang. Un "Ne dis rien" durci live depuis six mois, option métallisée, avec les guitares qui couvrent carrément la voix de Guillaume. "Caraïbes" suit mais se perd un peu en chemin. Si le morceau est en place, cette version semble brouillée, peut-être desservie par l’acoustique genre salle polyvalente ; le son qu’on reçoit devant est assez confus, sourd. Première surprise de la set-list : un morceau à l’essai, "Plage et gazole" : c'est physique, c'est rapide... c'est de la pop ou de la iggy pop ? On n'a pas bien discerné les paroles.
"Oublier encore", assez casse-gueule pour un chanteur qui sort d’une bronchite, mais ça passe. Et on en vient au toujours aussi efficace "Pour le peu", bien secouant à la MJC, et June usant de la Telecaster avec un vieux son qui nous change bien. "Loin de l’île…" déjà indispensable, Guillaume qui ressort les crocs, dommage qu’on entende mal les paroles : on se rattrapera à Moulins (l'autre gig du lendemain). "Vide et silence" ferme le set. L’intro a évolué, elle s’ouvre par une franche attaque ; confirmé le lendemain. Un "Vide et silence" sobre, avec ce petit contretemps dérangeant sur les premièrs couplets qui, lui, disparaîtra à Moulins. Le finale de "Vide et silence" paraît trop court ce premier soir : session de rattrapage le samedi. Déjà fini ? On applaudit bien fort et exit Kaolin.
Gros rappel attendu, qui commence par un hommage de Guillaume, au nom du groupe, à Montluçon et à son public. 3 titres : "Histoire de dire" aux vocaux superbes, extaze . Ensuite les K battent les cartes, nouvelle donne avec "Shalem" : intro étrange de pur kaolin sur un morceau guitares indie pop, famille Sonic Youth on dirait, avec quelques "effets de manche" côté June. On se frotte les mains en attendant le prochain album. Dernier volet, l’intrigant "Calme". Pour capturer et libérer l’énergie comme ça, c’est quoi la recette ?…
(retrouvez d'autres chroniques de Kaolin sur le site consacré au groupe : http://www.dieseabis.com)
Au programme Shopsway, Prohom et Kaolin. Les premiers, jeune groupe de pop française plutôt classe qu’on aimerait réentendre avec une vraie sono. Les seconds d'un autre genre, qui font bouger un tiers du public avec des chansons risibles et agressent les cinq autres tiers sur l’air de "vous nous méritez pas". Enfin, ces pénibles ont rangé les maracas et la tête d’affiche a pu s’installer.
Et c'est parti ! Kaolin balance direct la grenade "#Abis", intro courte, guitares rugissantes et première raclée généreuse à la batterie. "Que tout se fasse" allume le deuxième étage, et c’est l’accroc : une sangle de Ludwig, l'un des 2 guitaristes, qui cède sous la pression. Changement de guitare, Rickenbacker rouge, dont il pètera une corde, avant que June, l'autre guitariste, ne l’imite avec la sienne. Vendredi 13 et ils vont jouer 13 titres... Le troisième titre est le classique "Devant ce site", version appuyée. Puis c’est la bien-aimée "Ne dis rien" qui s’enclenche sur des triples claps au premier rang. Un "Ne dis rien" durci live depuis six mois, option métallisée, avec les guitares qui couvrent carrément la voix de Guillaume. "Caraïbes" suit mais se perd un peu en chemin. Si le morceau est en place, cette version semble brouillée, peut-être desservie par l’acoustique genre salle polyvalente ; le son qu’on reçoit devant est assez confus, sourd. Première surprise de la set-list : un morceau à l’essai, "Plage et gazole" : c'est physique, c'est rapide... c'est de la pop ou de la iggy pop ? On n'a pas bien discerné les paroles.
"Oublier encore", assez casse-gueule pour un chanteur qui sort d’une bronchite, mais ça passe. Et on en vient au toujours aussi efficace "Pour le peu", bien secouant à la MJC, et June usant de la Telecaster avec un vieux son qui nous change bien. "Loin de l’île…" déjà indispensable, Guillaume qui ressort les crocs, dommage qu’on entende mal les paroles : on se rattrapera à Moulins (l'autre gig du lendemain). "Vide et silence" ferme le set. L’intro a évolué, elle s’ouvre par une franche attaque ; confirmé le lendemain. Un "Vide et silence" sobre, avec ce petit contretemps dérangeant sur les premièrs couplets qui, lui, disparaîtra à Moulins. Le finale de "Vide et silence" paraît trop court ce premier soir : session de rattrapage le samedi. Déjà fini ? On applaudit bien fort et exit Kaolin.
Gros rappel attendu, qui commence par un hommage de Guillaume, au nom du groupe, à Montluçon et à son public. 3 titres : "Histoire de dire" aux vocaux superbes, extaze . Ensuite les K battent les cartes, nouvelle donne avec "Shalem" : intro étrange de pur kaolin sur un morceau guitares indie pop, famille Sonic Youth on dirait, avec quelques "effets de manche" côté June. On se frotte les mains en attendant le prochain album. Dernier volet, l’intrigant "Calme". Pour capturer et libérer l’énergie comme ça, c’est quoi la recette ?…
(retrouvez d'autres chroniques de Kaolin sur le site consacré au groupe : http://www.dieseabis.com)
Signature : algol
le 23/06/2003

le 21 décembre 2006 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand (par Jean-Michel)
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Mercredi 30 mai 2012 : 9435 concerts, 20898 critiques de concert, 4722 critiques de CD. 














