Critique de concert Kasabian

Les auteurs du meilleur album anglais de l’année (ce n’est pas moi qui le dit, mais le magazine NME), intitulé West Ryder Pauper Lunatic Asylum ont eu la bonne idée de passer par chez nous, à Istres plus précisément, ce lundi. Quand on sait que Kasabian a rempli Wembley, on ne peut qu’être intrigué par leur venue dans la plus petite enceinte qu’est "l’Usine". Enchanté par leur prestation à Rock En Seine en 2006 lorsqu’ils avaient remplacé Richard Ashcroft au pied levé, je me suis donc rendu là bas la bave aux lèvres.
Après un dîner hautement gastronomique avec mes compagnes de voyage au restaurant américain du coin, je suis entré dans ‘the place to be’ du soir pour constater que le public y était présent en nombre, et d’âges assez divers. Nous nous sommes placés quelques rangs devant la console, à une distance somme toute raisonnable de la scène.
La formation de Leicester commence son show vers 21H30, sans première partie donc. Le concert débute plutôt bien avec la face B de Underdog intitulée Julie & The Mothman, suivie du titre pré-cité. Je me rends vite compte que je ne vois pas grand chose, la faute aux grandes perches avec appareils photos scotchés aux bras qui me gâchent la vue. Ce n’est pas grave, le son est plutôt bon et les titres tout autant. D’autres morceaux du dernier album sont joués avec notamment Where Did All The Love Go?, véritablement imparable.

Après, LE tube du second album Shoot The Runner, le groupe a alors la bonne idée de jouer quelques morceaux de leur 1er album éponyme, les plus mélodiques sans aucun doute. Et là, je me rends à l’évidence : la véritable machine à tubes dansants qu’est Kasabian a quand même gravé la plupart de ses meilleurs titres sur ce disque avec notamment I.D. et Processed Beats que les Stone Roses n’auraient pas renié.
Malheureusement, tout se gâte ensuite. Le volume a visiblement été revu à la hausse et à part la basse et la batterie, on n’entend pas grand chose. Les mélodies sont reléguées au second plan et la voix est même parfois un poil en dessous. Ca sature grave et je commence à grincer des dents. Tom Meighan laisse le micro au guitariste Sergio Pizzorno pour l’excellent Take Aim. S’en suivent 2 nouveaux extraits d’Empire, à savoir Stuntman et Empire justement. Et là, le son est brouillon à souhait. Je ne distingue même pas les lignes mélodiques. Il en va de même sur Fast Fuse qui se révèle cependant bien entraînant en live, avec ce style assez punk des 60’s.
Je comprends ensuite pourquoi The Doberman est l’un de mes titres fétiches : c’est très bien joué, le solo de trompette est à pleurer et l’émotion est palpable dans la salle. L’enchaînement est diabolique puisque ce morceau cède la place à Club Foot, le titre le plus rock du 1er album que j’adore. J’enchaîne donc les onomatopées avec le chanteur, la banane jusqu’aux oreilles.
Nos amis anglais s’absentent ensuite pour revenir pour un vrai faux rappel (la plupart des spectateurs n’avaient même pas compris que c’en était un). Il jouent donc les morceaux habituels à savoir Fire le tube un rien simplissime du dernier album, Vlad The Impaler le morceau au riff qui tue ce même opus et l’inévitable L.S.F.. Le public reprendra donc en cœur les "Nanana…" de ce morceau jusqu’à ce que le groupe quitte définitivement la scène assez brutalement du reste.
Après 1H20 de concert, "rappel" inclus, je ressors interloqué de ce concert. Je reste indéniablement sur ma faim. J’ai le sentiment que la formation a fait le boulot, ni plus, ni moins. Le souvenir de mon concert précédent et surtout la très bonne qualité de leur dernier album laissaient augurer un meilleur show. Nos jeunes amis jouent très bien la carte du groupe anglais qui s’en fout, avec invitation à lever le majeur, comme leurs idoles mancuniennes, mais quand même, ça ne respire ni la joie de vivre, ni l’authenticité. Je me dis qu’on ne peut pas tout leur demander, mais finalement, à bien y réfléchir, la set list est la même sur la quasi totalité de la tournée. La surprise ne m’a donc pas étouffé ce soir, si l’on excepte la magnifique version de The Doberman.
Ajoutons à cela le fait que le chanteur hurle à tête "Merci Marseille" glissant parfois "beaucoup" au milieu, et vous comprendrez que la communication avec le public est quand même réduite à son plus simple appareil. Ce qui me chagrine le plus c’est le son vraiment mauvais sur une bonne partie concert, qui rend les version live moins plaisantes que sur CD.
Je finirai par le public que j’ai trouvé mou du genou au possible. J’admets que mon arrivée tardive m’a peut être empêché de me placer au cœur de l’action, mais quand même, ça ne ressemblait que trop rarement à un concert de rock vu de là. Par contre, niveau odeurs, et j’en profite d’ailleurs pour remercier mon très cher voisin, j’ai eu mon compte pour la soirée.
Bref, un très bon groupe de rock en studio visiblement fatigué par sa longue tournée, excellent à voir en festival avec un format qui s’y prête, mais un poil juste pour un concert unique, où l’on est en droit d’attendre un peu plus, un son digne de ce nom, constituant d’ailleurs un bon début. Cela dit, estimons nous heureux d’avoir pu assister à cette prestation, leur date de Toulouse du lendemain ayant été annulée pour cause d’intoxication alimentaire par fruits de mer contractée par plusieurs membres du groupe après le concert…
Après un dîner hautement gastronomique avec mes compagnes de voyage au restaurant américain du coin, je suis entré dans ‘the place to be’ du soir pour constater que le public y était présent en nombre, et d’âges assez divers. Nous nous sommes placés quelques rangs devant la console, à une distance somme toute raisonnable de la scène.
La formation de Leicester commence son show vers 21H30, sans première partie donc. Le concert débute plutôt bien avec la face B de Underdog intitulée Julie & The Mothman, suivie du titre pré-cité. Je me rends vite compte que je ne vois pas grand chose, la faute aux grandes perches avec appareils photos scotchés aux bras qui me gâchent la vue. Ce n’est pas grave, le son est plutôt bon et les titres tout autant. D’autres morceaux du dernier album sont joués avec notamment Where Did All The Love Go?, véritablement imparable.

Après, LE tube du second album Shoot The Runner, le groupe a alors la bonne idée de jouer quelques morceaux de leur 1er album éponyme, les plus mélodiques sans aucun doute. Et là, je me rends à l’évidence : la véritable machine à tubes dansants qu’est Kasabian a quand même gravé la plupart de ses meilleurs titres sur ce disque avec notamment I.D. et Processed Beats que les Stone Roses n’auraient pas renié.
Malheureusement, tout se gâte ensuite. Le volume a visiblement été revu à la hausse et à part la basse et la batterie, on n’entend pas grand chose. Les mélodies sont reléguées au second plan et la voix est même parfois un poil en dessous. Ca sature grave et je commence à grincer des dents. Tom Meighan laisse le micro au guitariste Sergio Pizzorno pour l’excellent Take Aim. S’en suivent 2 nouveaux extraits d’Empire, à savoir Stuntman et Empire justement. Et là, le son est brouillon à souhait. Je ne distingue même pas les lignes mélodiques. Il en va de même sur Fast Fuse qui se révèle cependant bien entraînant en live, avec ce style assez punk des 60’s.
Je comprends ensuite pourquoi The Doberman est l’un de mes titres fétiches : c’est très bien joué, le solo de trompette est à pleurer et l’émotion est palpable dans la salle. L’enchaînement est diabolique puisque ce morceau cède la place à Club Foot, le titre le plus rock du 1er album que j’adore. J’enchaîne donc les onomatopées avec le chanteur, la banane jusqu’aux oreilles.
Nos amis anglais s’absentent ensuite pour revenir pour un vrai faux rappel (la plupart des spectateurs n’avaient même pas compris que c’en était un). Il jouent donc les morceaux habituels à savoir Fire le tube un rien simplissime du dernier album, Vlad The Impaler le morceau au riff qui tue ce même opus et l’inévitable L.S.F.. Le public reprendra donc en cœur les "Nanana…" de ce morceau jusqu’à ce que le groupe quitte définitivement la scène assez brutalement du reste.
Après 1H20 de concert, "rappel" inclus, je ressors interloqué de ce concert. Je reste indéniablement sur ma faim. J’ai le sentiment que la formation a fait le boulot, ni plus, ni moins. Le souvenir de mon concert précédent et surtout la très bonne qualité de leur dernier album laissaient augurer un meilleur show. Nos jeunes amis jouent très bien la carte du groupe anglais qui s’en fout, avec invitation à lever le majeur, comme leurs idoles mancuniennes, mais quand même, ça ne respire ni la joie de vivre, ni l’authenticité. Je me dis qu’on ne peut pas tout leur demander, mais finalement, à bien y réfléchir, la set list est la même sur la quasi totalité de la tournée. La surprise ne m’a donc pas étouffé ce soir, si l’on excepte la magnifique version de The Doberman.
Ajoutons à cela le fait que le chanteur hurle à tête "Merci Marseille" glissant parfois "beaucoup" au milieu, et vous comprendrez que la communication avec le public est quand même réduite à son plus simple appareil. Ce qui me chagrine le plus c’est le son vraiment mauvais sur une bonne partie concert, qui rend les version live moins plaisantes que sur CD.
Je finirai par le public que j’ai trouvé mou du genou au possible. J’admets que mon arrivée tardive m’a peut être empêché de me placer au cœur de l’action, mais quand même, ça ne ressemblait que trop rarement à un concert de rock vu de là. Par contre, niveau odeurs, et j’en profite d’ailleurs pour remercier mon très cher voisin, j’ai eu mon compte pour la soirée.
Bref, un très bon groupe de rock en studio visiblement fatigué par sa longue tournée, excellent à voir en festival avec un format qui s’y prête, mais un poil juste pour un concert unique, où l’on est en droit d’attendre un peu plus, un son digne de ce nom, constituant d’ailleurs un bon début. Cela dit, estimons nous heureux d’avoir pu assister à cette prestation, leur date de Toulouse du lendemain ayant été annulée pour cause d’intoxication alimentaire par fruits de mer contractée par plusieurs membres du groupe après le concert…
Signature : cabaskle 25/02/2010
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Photographe : manu bighelli
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le 2 juillet 2010 - Presqu'île du Malsaucy, Evette Salbert (par Philippe)
le 12 Juin 2010 - Stade de France - Paris (par VoodooPeople)

le 10 Novembre 2009 - Metro Radio Arena, Newcastle Upon Tyne, Angleterre (par Benjamin Fournet)
L'Usine - Istres


le 30 mars 2012 - l'Usine - Istres (par Mardal)
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