Critique de concert Kid Congo + Non!

En route pour l'Embobineuse pour le dernier concert du Dépanneur. je parle d'un temps que les moins de 20 ans tout çaaa mais cette asso a quand même entretenu, voir allumée, la flamme rock à Marseille pendant deux décennies, programmant pas mal de très bon concert. Je leur serais éternellement reconnaissant de m'avoir fait découvrir The Ex qu'ils avaient booké au Poste à Galène et qui suite à ce concert est devenu mon groupe préféré. Ce fut pas mal de concert undreground à la Machine à Coudre, dont un Old Time Relijun d'anthologie. Ils n'ont guère arrêté jusqu'à maintenant et si l'asso se saborde, c'est sûrement sous d'autres forme. Alors, encore merci à Corine et Olivier pour tout cela, la scène n'étant rien sans ses acteurs. L'Embob' est moins rempli que lors du passage précédent du Kid, du coup dégun n'ai laissé sur le carreau. Étrange de ne pas voir des vieux de la vieille ce soir, eux qui ont côtoyé l'aventure du Dépanneur, m'enfing toutes les générations sont représentées.
En première partie, Non!, duo de Nice. Boite à rythme, chanteuse longiligne et sexy et gratteux sombre et autiste. Bien évidement on pense aux Kills. Mais hybridé avec la pop punk français des 80's, Elli & Jacno. Chant français, miaulé à forte dose érotiques, paroles situationisto-féministo-rock'n'roll, pamphlet pro sexe&drogue&rock'n'roll avec une dose de subversion. Le tout est hyper dansant avec une putain de guitare blues/rock minimaliste et acérée (le monsieur officie aussi chez les excellent Dum dum boys que l'on adore dans ces colonnes). On nous a longtemps gonflé avec le label disco-punk, qui n'avait de punk que le nom, mais là on touche le concept. On se rapproche des marseillais de Ich bin dead, mais avec une haute teneur en sensualité/sexualité ajoutée. On danse sur tout le set, avec l'agréable sensation de se trémousser sur de la bonne came.
Kid Congo a un CV qui excite tout passionné de rock : membre fondateur du Gun Club, ce représentant de l'underground new-yorkais a joué avec Nick Cave, The Cramps et bien d'autres. Et il est d'une humilité stupéfiante. Il est à son stand de merch, blague avec tout le monde, pose sur les photos, sourit. Avec sa gueule entre un Droopy hilare, un toréador et un rocker, le personnage est des plus charismatique. et sur scène, c'est encore plus intense.

Car le monsieur suinte le rock'n'roll. C'est simple, la moindre note c'est garage, poisseux, excitant et terriblement bon. La décharge sexuelle de la première partie prend le temps ici de durer, de s'immiscer. On transpire de la moiteur de leur musique à base de riffs répétitifs jusqu'à la transe, de voix réverbée envoûtante et sexuelle, et d'une rythmique tribale.
Dans cette heure et quelques de pur bonheur on aura droit à du Gun Club, du Cramps, de l'instrumental moite, des cavalcades hallucinées au mescal dont morceaux de son dernier album. Le tout joué avec une classe et une envie bien loin des vieux blasé sur scène pour payer la piscine.
Nan, le Kid, il a du signer un pacte sur un carrefour, distillant une bonne dose de swamp blues dans son rock, et se donne corps et âme à sa musique. La jubilation est contagieuse, et on prend notre pied dans le public. Et, c'est à noter, ce ne sont pas seulement les morceaux "historiques" qui suscitent l'enthousiasme, mais l'intégralité du set, preuve que le monsieur est encore bien vivant.
Au final donc, une excellente soirée, dans la lignée de l'histoire du Dépanneur. Rock'n'roll will never die disait l'autre, un concert comme nous en convainc aisément.
En première partie, Non!, duo de Nice. Boite à rythme, chanteuse longiligne et sexy et gratteux sombre et autiste. Bien évidement on pense aux Kills. Mais hybridé avec la pop punk français des 80's, Elli & Jacno. Chant français, miaulé à forte dose érotiques, paroles situationisto-féministo-rock'n'roll, pamphlet pro sexe&drogue&rock'n'roll avec une dose de subversion. Le tout est hyper dansant avec une putain de guitare blues/rock minimaliste et acérée (le monsieur officie aussi chez les excellent Dum dum boys que l'on adore dans ces colonnes). On nous a longtemps gonflé avec le label disco-punk, qui n'avait de punk que le nom, mais là on touche le concept. On se rapproche des marseillais de Ich bin dead, mais avec une haute teneur en sensualité/sexualité ajoutée. On danse sur tout le set, avec l'agréable sensation de se trémousser sur de la bonne came.
Kid Congo a un CV qui excite tout passionné de rock : membre fondateur du Gun Club, ce représentant de l'underground new-yorkais a joué avec Nick Cave, The Cramps et bien d'autres. Et il est d'une humilité stupéfiante. Il est à son stand de merch, blague avec tout le monde, pose sur les photos, sourit. Avec sa gueule entre un Droopy hilare, un toréador et un rocker, le personnage est des plus charismatique. et sur scène, c'est encore plus intense.

Car le monsieur suinte le rock'n'roll. C'est simple, la moindre note c'est garage, poisseux, excitant et terriblement bon. La décharge sexuelle de la première partie prend le temps ici de durer, de s'immiscer. On transpire de la moiteur de leur musique à base de riffs répétitifs jusqu'à la transe, de voix réverbée envoûtante et sexuelle, et d'une rythmique tribale.
Dans cette heure et quelques de pur bonheur on aura droit à du Gun Club, du Cramps, de l'instrumental moite, des cavalcades hallucinées au mescal dont morceaux de son dernier album. Le tout joué avec une classe et une envie bien loin des vieux blasé sur scène pour payer la piscine.
Nan, le Kid, il a du signer un pacte sur un carrefour, distillant une bonne dose de swamp blues dans son rock, et se donne corps et âme à sa musique. La jubilation est contagieuse, et on prend notre pied dans le public. Et, c'est à noter, ce ne sont pas seulement les morceaux "historiques" qui suscitent l'enthousiasme, mais l'intégralité du set, preuve que le monsieur est encore bien vivant.
Au final donc, une excellente soirée, dans la lignée de l'histoire du Dépanneur. Rock'n'roll will never die disait l'autre, un concert comme nous en convainc aisément.
Signature : mystic punk pinguinle 25/04/2011
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Photographe : pixxxo
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>> Réponse (le 26/04/2011 par Pirlouiiiit) Mince je ne savais pas que c'était le dernier concert Dépanneur :-( Merci à eux en effet pour (dans le désordre) Old time Relijun, 50 Million Fingers, Monochrome, New Bomb Turks, Flying Luttenbacher, Enema, Laddio Bolocko, Dead Moon, Guitar Wolf, the Scientist, Wraygunn, Kid Congo, Movie star Junkies, ... pour ne citer que ceux que j'ai vus (liste plus complète par ici) Souhaitons en tout cas comme le dit le Pinguin que ce ne soit que pour mieux renaitre sous une autre forme (ou tout court) ... > Réagir à cette critique


le 21 avril 2009 - L'Embobineuse -Marseille (par Stéphane Sarpaux)
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