Critique de concert La Rubia & Maitreyee Mahatma : Quand le silence crie

La Meson, sympathique structure de la rue Consolat qui programme régulièrement des soirées flamenco ou de musiques indiennes, présente ce soir la première représentation publique de "Quand le silence crie" création chorégraphique Flamenco et Kathak.

Bonne idée d’avoir choisit la Cité de la musique, car l’acoustique est plutôt bonne et la salle respire une certaine chaleur même si on me glisse à l’oreille que ça n’a rien avoir avec la Cité de la musique parisienne. Bah oui sans doute question de budget pas de goûts…
Les puristes sont peut-être resté chez eux car le spectacle de ce soir mixe deux cultures : le Kathak qui est une danse classique du nord de l’Inde et le flamenco espagnol. Cette création est en effet née de la rencontre de La Rubia et de Maitreyee Mahatma à La Meson, lors d’un tablao flamenco en 2008.

Maitreyee Mahatma est une jeune indienne, danseuse de Kathak, qui partage son temps entre Paris et l’Inde et La Rubia est une danseuse marseillaise de flamenco fortement influencée par l’entourage gitan de son enfance et ses séjours dans le sud de l’Andalousie.
Elles sont accompagnées par trois musiciens d’origines diverses là aussi : Nabankur Bhattacharya aux tablas et chant, Emmanuel Cremer au violoncelle et Manuel Gomez à la guitare flamenca. Ce sont d’ailleurs les trois musiciens qui font leur entrée en scène en premier.

On se retrouve dans le noir presque complet et tout commence par un claquement de mains suivit plus loin par des gloussements un peu bizarres qui me font tout de suite comprendre qu’on ne va pas se retrouver ce soir dans un spectacle de danse bien trop classique et sage.
"Quand le silence crie" raconte le parcours de deux femmes en révolte, issues de cultures différentes (espagnole et hindoue) mais qui ont en commun un silence imposé. C’est souvent très théâtral et les deux danseuses font preuve de beaucoup d’expressivité. Ca peut sans doute gêner ceux qui n’aiment pas le mélange des genres. Moi j’adore.

La Rubia a l’occasion, surtout au début, de montrer l’étendue de ses talents comiques. Elle a un sacré physique et une présence qui me rappelle souvent celle de Mathilde Seigner. Musicalement ça tiens plutôt très bien la route puisque les compositions du trio sont très envoûtantes.
Le sujet du spectacle nous fait passer par différentes émotions et on devine des évocations de viols et de femmes battues. Un des moments les plus intenses restera pour moi celui où Maitreyee Mahatma est comme retenue prisonnière par son sari.

C’est seulement le troisième ou quatrième spectacle de danse que je vais voir et je dois avouer que je ne me suis pas ennuyé un instant. On est littéralement happé par la musique, l’interprétation des deux danseuses et l’émotion qu’elles donnent.
Ca se termine sous un tonnerre de mains qui claquent et quelques vraies larmes de La Rubia. Intense !


Bonne idée d’avoir choisit la Cité de la musique, car l’acoustique est plutôt bonne et la salle respire une certaine chaleur même si on me glisse à l’oreille que ça n’a rien avoir avec la Cité de la musique parisienne. Bah oui sans doute question de budget pas de goûts…
Les puristes sont peut-être resté chez eux car le spectacle de ce soir mixe deux cultures : le Kathak qui est une danse classique du nord de l’Inde et le flamenco espagnol. Cette création est en effet née de la rencontre de La Rubia et de Maitreyee Mahatma à La Meson, lors d’un tablao flamenco en 2008.

Maitreyee Mahatma est une jeune indienne, danseuse de Kathak, qui partage son temps entre Paris et l’Inde et La Rubia est une danseuse marseillaise de flamenco fortement influencée par l’entourage gitan de son enfance et ses séjours dans le sud de l’Andalousie.
Elles sont accompagnées par trois musiciens d’origines diverses là aussi : Nabankur Bhattacharya aux tablas et chant, Emmanuel Cremer au violoncelle et Manuel Gomez à la guitare flamenca. Ce sont d’ailleurs les trois musiciens qui font leur entrée en scène en premier.

On se retrouve dans le noir presque complet et tout commence par un claquement de mains suivit plus loin par des gloussements un peu bizarres qui me font tout de suite comprendre qu’on ne va pas se retrouver ce soir dans un spectacle de danse bien trop classique et sage.
"Quand le silence crie" raconte le parcours de deux femmes en révolte, issues de cultures différentes (espagnole et hindoue) mais qui ont en commun un silence imposé. C’est souvent très théâtral et les deux danseuses font preuve de beaucoup d’expressivité. Ca peut sans doute gêner ceux qui n’aiment pas le mélange des genres. Moi j’adore.

La Rubia a l’occasion, surtout au début, de montrer l’étendue de ses talents comiques. Elle a un sacré physique et une présence qui me rappelle souvent celle de Mathilde Seigner. Musicalement ça tiens plutôt très bien la route puisque les compositions du trio sont très envoûtantes.
Le sujet du spectacle nous fait passer par différentes émotions et on devine des évocations de viols et de femmes battues. Un des moments les plus intenses restera pour moi celui où Maitreyee Mahatma est comme retenue prisonnière par son sari.

C’est seulement le troisième ou quatrième spectacle de danse que je vais voir et je dois avouer que je ne me suis pas ennuyé un instant. On est littéralement happé par la musique, l’interprétation des deux danseuses et l’émotion qu’elles donnent.
Ca se termine sous un tonnerre de mains qui claquent et quelques vraies larmes de La Rubia. Intense !

Signature : roohakimle 06/10/2010
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