Critique de concert lambchop

Tel le bon vin, Lambchop se bonifie avec l'age. La formule est facile certes mais tellement vraie. Ceux et celles qui gardaient un souvenir ému du concert du grand mix de Tourcoing l'an dernier, n'ont pas été déçus : un son parfait, une ambiance intimiste à souhait (ils n'attirent pas encore les grandes foules et on est partagé entre le désir de profiter de cette intimité et l'envie de crier sur tous les toits : mais ne voyez vous pas que ce groupe surpasse de très loin tout ce que vous pouvez écouter ?)
Vers 20h15, Andrew Bird ouvre le bal (normal, son album est produit par mark nevers de lambchop et kurt en dit le plus grand bien), parfaite entrée en matière que cet étonnant virtuose du violon qui sur les traces de Joseph Arthur, Dominique A ou thomas Beldhom, enregistre des séquences avant de chanter et de jouer par dessus avec son violon ou une guitare, créant des ambiances parfois insolites ou proches du jazz et de la musique orientale. La voix n'est pas sans rappeler celle de Rufus Wainwright, les textes semblent assez cyniques si l'on en juge à son petit jeu de scène et à son attitude un rien cabotine. Le petit oiseau s'exprime aussi dans un français impeccable. Mais le coté "organisé" de sa musique la rend un peu trop sage à mon goût pour être totalement magique.
A peine le temps de respirer que les "maîtres" entrent sur scène et se préparent avec leur légendaire tranquillité. Le groupe aligne les perles (en même temps que les cigarettes) du merveilleux "is a woman" et de leur dernier double "Aw c'mon, no you c'mon". Comme d'habitude, la voix de Kurt et le piano de Tony Crow font merveille. Mais ce qui frappe aussi c'est cette faculté de révéler à chaque fois de nouveaux arrangements d'une subtilité déconcertante : enrichis ça et là de quelques choeurs, quelques notes de saxo ou de violon (andrew bird ayant rejoint le groupe sur scène à mi-concert), les titres sonnent encore différemment de ce que l'on a pu entendre aux black sessions et ceux du dernier album prennent une dimension parfois insoupçonnée. D'apparence tranquille, leur musique part parfois dans des délires soniques étonnants : il faut voir Kurt collé à sa guitare, littéralement en transe, comme électrocuté. Quelques volutes de fumée plus loin, le bonhomme sort tranquillement sa petite trousse pour réparer une corde tout en continuant à chanter sur le final (somptueux
) de "new cobweb summer".
A la fin du concert (un seul petit rappel mais plein de générosité), on se dit que ce qui les place tout en haut c'est ce constat évident que les membres du groupe prennent autant de plaisir à jouer ensemble qu'ils en donnent à leur public.
Alors merci messieurs(sans oublier madame Dina) et à l'année prochaine (oublié le 21 avril 2002, je préfère me souvenir d'un certain 21 avril 2004 et d'un rideau noir qui virevolte autour d'une scène habitée par la magie de la musique).
Vers 20h15, Andrew Bird ouvre le bal (normal, son album est produit par mark nevers de lambchop et kurt en dit le plus grand bien), parfaite entrée en matière que cet étonnant virtuose du violon qui sur les traces de Joseph Arthur, Dominique A ou thomas Beldhom, enregistre des séquences avant de chanter et de jouer par dessus avec son violon ou une guitare, créant des ambiances parfois insolites ou proches du jazz et de la musique orientale. La voix n'est pas sans rappeler celle de Rufus Wainwright, les textes semblent assez cyniques si l'on en juge à son petit jeu de scène et à son attitude un rien cabotine. Le petit oiseau s'exprime aussi dans un français impeccable. Mais le coté "organisé" de sa musique la rend un peu trop sage à mon goût pour être totalement magique.
A peine le temps de respirer que les "maîtres" entrent sur scène et se préparent avec leur légendaire tranquillité. Le groupe aligne les perles (en même temps que les cigarettes) du merveilleux "is a woman" et de leur dernier double "Aw c'mon, no you c'mon". Comme d'habitude, la voix de Kurt et le piano de Tony Crow font merveille. Mais ce qui frappe aussi c'est cette faculté de révéler à chaque fois de nouveaux arrangements d'une subtilité déconcertante : enrichis ça et là de quelques choeurs, quelques notes de saxo ou de violon (andrew bird ayant rejoint le groupe sur scène à mi-concert), les titres sonnent encore différemment de ce que l'on a pu entendre aux black sessions et ceux du dernier album prennent une dimension parfois insoupçonnée. D'apparence tranquille, leur musique part parfois dans des délires soniques étonnants : il faut voir Kurt collé à sa guitare, littéralement en transe, comme électrocuté. Quelques volutes de fumée plus loin, le bonhomme sort tranquillement sa petite trousse pour réparer une corde tout en continuant à chanter sur le final (somptueux
) de "new cobweb summer".
A la fin du concert (un seul petit rappel mais plein de générosité), on se dit que ce qui les place tout en haut c'est ce constat évident que les membres du groupe prennent autant de plaisir à jouer ensemble qu'ils en donnent à leur public.
Alors merci messieurs(sans oublier madame Dina) et à l'année prochaine (oublié le 21 avril 2002, je préfère me souvenir d'un certain 21 avril 2004 et d'un rideau noir qui virevolte autour d'une scène habitée par la magie de la musique).
Signature : elise
le 23/04/2004

le 10 juillet 2002 - Miles Davis Hall - festival de jazz de Montreux (par marjo)
le Splendid (Lille)

le 14 Novembre 2008 - Le Splendid Lille (par Benjamin Fournet)
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Lundi 28 mai 2012 : 9032 concerts, 20891 critiques de concert, 4721 critiques de CD. 














