Critique de concert Lee Zeirjick + Barberos


Nouvelle soirée organisée par la jeune asso noise le Bureau détonnant qui enchaîne les concerts de qualité depuis octobre. Dotée d'un solide réseau franco-européen (après les italiens de Zeus, cette semaine ce sont les anglais de Barberos), elle propose aux amateurs marseillais de belles découvertes à chaque fois. La confiance s'est établi avec ce public, qui revient, plus nombreux, à chaque fois. Preuve il en est, encore une fois, que l'effervescence des scènes marseillaises se fait avec des activistes. Qu'ils soient tous de nouveau remerciés dans ces colonnes.

Difficile d'écrire une nouvelle fois sur Lee Zeirjick, vu que je commence à avoir pas mal de chroniques du lascars sur scène à mon actif. La preuve que c'est bien, j'y retourne à chaque fois. Rappel du principe, le Ben du 25 choisit au hasard une K7 qu'il s'est bidouillé dans sa calebasse, et il triture sa gratte sur les beats indus et répétitifs qu'elle décharge.

Il maltraite sans arrêt sa gratte, usant sans retenu de la disto, mais aussi de fessée et de coup de pied au cul, trainage par terre & co. Je trouverais cette fois le set plus rapide niveau riff, plus violent et moins névrosé. Mais le charme de ce déluge sonique fonctionne encore uen fois, on en redemande.

Pendant la pause, la neige se mettra à tomber et c'est une 40aine de punks qui retrouvent leur âme d'enfants dans la rue Consolat.

Pendant ce temps, les Barberos installent la passerelle de pilotage de leur vaisseau spatial. A savoir quatre gars, dans des combinaison moulante grises, Cosmos 1999's style, masque de catcheur mexicain de la même texture inclus, voire dreads qui dépassent en prime. Un clavier tendance sonorités robotiques, une mec aux machines et deux batteries qui se font face. Verdict, ça ma pas emballé. Pendant les 3 premières minutes. Après c'était vraiment bonnard.

Un côté cinématique parfois, avec vidéos fragmentées et sons krautrock, des sons bidouillés tendance Science Fiction par les machines, avec des rythmes répétitifs aux drums, si possible polyrythmiques et asynchrones tant qu'on y est ! Et d'un coup, les robots pètent un plomb, comme tout bon thriller futuriste, et les batteurs s'aventurent dans un versant plus free. Puis les batteries prennent le dessus, entraînant le public dans une dance qui lorgne vers la transe.

Parfois on part vers un clash entre les deux batterie, la salle des machines torturant ses boutons pour nous waaaaaaper de sons vrillants, le rythmes se ralentit, les charleys étant sollicités pour suggérer une machinerie défaillantes alors que les mooooomoooom des ordis du vaisseau, zébrés de triiiiiiiis, nous informent que le passage au travers du trou noir ne s'est pas passé exactement comme prévu et que l'on a débouché dans un univers inconnu, surement peuplés d'aliens étranges (je en parle pas de la faune de l'Enthropy, heing ! Quoi que...). Les roulements de tambours épileptiques accompagnent la sirène d'alarme final, après une dernière cavalcade qui aura bien fait danser la salle.

Barberos ? Un voyage dans les séries SF des 70's, avec une bande son d'époque dopée à de la transe noise. Je ne sais pas si ça vous parle, mais c'était très bien !
www.myspace.com/leezeirjick
www.myspace.com/barberosmusic
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Signature : mystic punk pinguinle 26/01/2011
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Photographe : pirlouiiiit
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