Critique de concert Lee Zeirjick + CaVe CaNeM + Petula Clarck

Petite affluence pour cette soirée prometteuse de noise. Certes, on est jeudi mais c'est quand même dommage que vu le public existant pour ce style, on ne soit pas plus nombreux pour découvrir les belges de Petula Clarck. et encore une fois l'adage les absents ont tord va se vérifier...

Lee Zeirjick aka Ben des 25 commence donc devant une poignée de personnes, au milieu de la Machine à Coudre, déambulant avec se gratte, sur fond de magneto K7 délivrant des boucles noise oppressantes. La base est toujours la même, 25 minutes de cette bande-son, mais par dessus son jeu de gratte change à chaque fois. Non pas qu'il délivre des riffs légers et drôles, le fond est toujours obsessionnel, mais on sent qu'il varie au grès des humeurs. Là il commencera quasi-hilare, avant de sombrer dans une phase plus autiste.

En transe sur sa gratte, il enchaînera rythmiques plombées, montées progressives et diverses saturations, maltraitant sa disto sans cesse. Cette relation d'amour haine entre un homme et sa machine passera même pas une étape de "fessée" où il claquera le cul de sa gratte pour la faire vrombir (de plaisir ?). Visage crispé, il semble transmettre ses névroses à travers le manche.
Comme à chaque fois, on en ressort secoué et béat.

Je vois enfin les CaVe CaNeM sur scène. comme quoi, même en faisant 3 concerts par semaine, on peut louper des choses, dont des bonnes ! Rencontre d'un guitariste rageur (Fred De Benedetti : Enema / Kill the thrill) et d'un saxophoniste free (Julien Lemonnier : Dodescaden) et une machine pour la boite à rythmes et les aboiements (Cave canem = attention aux chiens en latin), le groupe délivre un noise punk qui doit autant à The Ex qu'à Condense. On pourrait penser que le sax rajouterait un côté groovy cool, mais pas du tout, la musique est agressive, appuyé par un chant résolument punk et rageur.

Le sax fait parfois penser aux Berus pour les passage les plus mélodiques, lorgnant quand même souvent vers le free, et revenant vers des sons plus chaud tendance Morphine. Côté gratte, ça tabasse, l'héritage d'Enema est incontestable, avec des moments qui me rappellent les (excellents) Bananas at the audience. Passant par des moments répétitifs, violent et obsessionnel, des crises fulgurantes, leur musique ne laisse pas indifférents. Un bonne claque.

Avec Petula Clarck, on passe dans un autre registre de noise, plus instrumentale, mais surtout totalement barrée et au final totalement jubilatoire. Mois oppressante que les deux groupes précédents, ce duo belge joue à 2000/kmh des titres excitants, sans souffler une seconde. Aucun morceau ne dure plus d'une minute trente, entre hurlements hystériques, riffs démoniaques, guitariste/chanteur survitaminé.

Énergie punk / son noise / délire belge, la formule est des plus efficace pour une extase sonique et épileptique.
Que du bonheur.
www.myspace.com/leezeirjick
www.myspace.com/cavecanemprod
www.myspace.com/petulaclarck
Plus de photos par Pirlouiiiit en cliquant ici
Bonus vidéo :
et une petite de Lee Zeirjick : ici
et une petite de Petula Clarck : là

Lee Zeirjick aka Ben des 25 commence donc devant une poignée de personnes, au milieu de la Machine à Coudre, déambulant avec se gratte, sur fond de magneto K7 délivrant des boucles noise oppressantes. La base est toujours la même, 25 minutes de cette bande-son, mais par dessus son jeu de gratte change à chaque fois. Non pas qu'il délivre des riffs légers et drôles, le fond est toujours obsessionnel, mais on sent qu'il varie au grès des humeurs. Là il commencera quasi-hilare, avant de sombrer dans une phase plus autiste.

En transe sur sa gratte, il enchaînera rythmiques plombées, montées progressives et diverses saturations, maltraitant sa disto sans cesse. Cette relation d'amour haine entre un homme et sa machine passera même pas une étape de "fessée" où il claquera le cul de sa gratte pour la faire vrombir (de plaisir ?). Visage crispé, il semble transmettre ses névroses à travers le manche.
Comme à chaque fois, on en ressort secoué et béat.

Je vois enfin les CaVe CaNeM sur scène. comme quoi, même en faisant 3 concerts par semaine, on peut louper des choses, dont des bonnes ! Rencontre d'un guitariste rageur (Fred De Benedetti : Enema / Kill the thrill) et d'un saxophoniste free (Julien Lemonnier : Dodescaden) et une machine pour la boite à rythmes et les aboiements (Cave canem = attention aux chiens en latin), le groupe délivre un noise punk qui doit autant à The Ex qu'à Condense. On pourrait penser que le sax rajouterait un côté groovy cool, mais pas du tout, la musique est agressive, appuyé par un chant résolument punk et rageur.

Le sax fait parfois penser aux Berus pour les passage les plus mélodiques, lorgnant quand même souvent vers le free, et revenant vers des sons plus chaud tendance Morphine. Côté gratte, ça tabasse, l'héritage d'Enema est incontestable, avec des moments qui me rappellent les (excellents) Bananas at the audience. Passant par des moments répétitifs, violent et obsessionnel, des crises fulgurantes, leur musique ne laisse pas indifférents. Un bonne claque.

Avec Petula Clarck, on passe dans un autre registre de noise, plus instrumentale, mais surtout totalement barrée et au final totalement jubilatoire. Mois oppressante que les deux groupes précédents, ce duo belge joue à 2000/kmh des titres excitants, sans souffler une seconde. Aucun morceau ne dure plus d'une minute trente, entre hurlements hystériques, riffs démoniaques, guitariste/chanteur survitaminé.

Énergie punk / son noise / délire belge, la formule est des plus efficace pour une extase sonique et épileptique.
Que du bonheur.
www.myspace.com/leezeirjick
www.myspace.com/cavecanemprod
www.myspace.com/petulaclarck
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Signature : mystic punk pinguinle 07/10/2009
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Photographe : pirlouiiiit
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